PHAKES.
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à la tour et de plus saisissant à la perfection du travail; elles agissent àla manière des cannelures des colonnes.
Plusieurs de nos grands phares ont été disposés dans ce système : telssont ceux des Baleines à l’île de Ré , de la pointe de Portzic dans la radede Brest, de Fatouville à l'embouchure de la Seine, de la baie d’ÉtapIes etde Calais .
Ce dernier, établi dans l’intérieur d’une ville, a été traité avec un peuplus de luxe de décoration que les autres, à raison de sa position excep-tionnelle; cependant, la pierre de taille étant très-dispendieuse dans lalocalité, on a considérablement restreint son emploi, et la majeure partiede la construction a été exécutée en briques. Il a paru que cet édifice pré-sentait quelque intérêt à ces deux titres, et la planche 68 en met les dessinssous les yeux du lecteur (1).
On voit qu’il consiste en une tour de forme octogonale, qui est enclavéeen partie dans le corps de logis renfermant les logements et magasins. Lesoubassement de la tour est exécuté en pierres de taille; le fût, occupé parl’escalier, est entièrement formé de briques, à l’exception des chambranles desfenêtres; enfin le couronnement, qui comprend dans sa hauteur la chambrede service, est décoré de pilastres en pierres de taille, lesquels supportentl’entablement que surmonte une balustrade à jour, également exécutée enpierres de taille; le surplus de la maçonnerie est formé de briques.
Les fanaux destinés à éclairer nos entrées de port sont habituellementinstallés sur de petites tourelles cylindriques, placées aux extrémités desjetées. Ces modestes constructions n’ont pas en général plus de 9 à 10 mètresde hauteur, car les feux qu’elles supportent ne réclament pas une grandeportée; leur diamètre intérieur varie de 4 m ,40 à 4 m ,60.
On a exécuté dans ces dernières années quelques phares en tôle de fer, quiont été transportés dans des colonies où les ressources locales ne permet-taient pas d’élever des constructions plus monumentales, ou les eussent ren-dues trop dispendieuses. Mais ces édifices n’ont pas assez de valeur, au pointde vue de l’art, pour qu’il paraisse convenable d’en donner ici une descrip-
(1) La figure l représente l'élévation principale; la figure 2 donne la coupe ; les figures 3,4 et 5 sontdes plans respectivement pris à hauteur du rez-de-chaussée, du premier étage et de la chambre deservice.