PONTS ET AQUEDUCS.
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modifié le volume des eaux, soit parce que les rives supérieures sontà des hauteurs différentes. Le problème est fort important, et exige desérieuses méditations.
La seconde question qui se présente est celle de savoir à quelle hau-teur devra être établi le tablier du pont, ou plutôt le sommet des arches.Celte hauteur doit être déterminée de manière à l’emporter sur celle des plusfortes crues, et à ne pas créer d’obstacles à la navigation, ou du moins à ne paslui être plus dommageable que celles des ponts voisins.
Ces questions résolues, il faut examiner quel sera le nombre des archeset quelle forme leur sera donnée. À ne considérer que les convenancesdu débouché et de la navigation, ainsi que l’aspect de la construction, ily a avantage à réduire le nombre, ou, en d’autres termes, à augmenterles ouvertures. Il peut même y avoir intérêt au point de vue de l’éco-nomie, lorsque les fondations présentent de grandes difficultés, par exemple.Mais des arches de grande ouverture donnent lieu à des difficultés d’exé-cution qu’on ne rencontre pas dans les petites; elles exigent des matériauxde choix, à raison des pressions considérables qu’elles produisent; enfin, etc’est là leur plus grand inconvénient, elles obligent ou à élever le tablier,ou à surbaisser les voûtes au delà dp ce qui eût paru nécessaire, si ellesavaient été plus étroites. La hauteur du tablier étant ordinairement déter-minée par des conditions locales et impérieuses, surtout dans les villes,c’est à ce dernier parti qu’on a recours habituellement. Il appartient à l’in-génieur de satisfaire en une juste mesure aux intérêts opposés qui sont enprésence, de manière à éviter également les arches trop étroites et les voûtestrop surbaissées.
Quelques auteurs ont recommandé d’établir toujours les arches en nombreimpair. Mais il paraît douteux qu’il convienne de rien prescrire à ce sujeten termes absolus; c’est aux circonstances locales qu’il appartient d’indi-quer la solution à adopter.
La forme demi-circulaire est celle qui est la plus convenable quand lahauteur l’admet, car elle est simple, élégante et d’une exécution facile.Cependant si la rivière était sujette à des crues considérables, et si lesnaissances des voûtes devaient être établies au niveau des basses eaux,comme il arrive souvent, l’inconvénient que présente cette courbe, de ré-trécir le débouché à mesure que les eaux s’élèvent, devrait être pris en