PONTS ET AQUEDUCS.
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rattacher à la construction les candélabres ou les statues dont elle peutdisposer.
Les planches 69 et 70 mettent sous les yeux du lecteur différents exem-ples de toutes ces dispositions décoratives.
La construction des voûtes est nettement marquée dans les arches unifor-mément extradossées de la figure 1 de la première de ces planches et desfigures 2 et S de la seconde, et elle est indiquée par une archivolte sur lafigure 7 de la planche 69. Un excellent moyen de la faire ressortir consiste àexécuter les tympans en matériaux d’autre nature que les voûtes, avant-becset bandeaux. Qu’ils soient parementés en pierres de plus petit échantillonou en briques, et ils se détacheront ainsi qu’il convient. Il est inutile d’ajouterqu’il n’y a rien que de très-rationnel dans cette méthode.
La trop grande surface lisse des tympans peut être occupée de diversesmanières : par des niches, comme le montrent les figures \ de l’une et l’autreplanche ; par des bas-reliefs (pile centrale de la fig. \ et fig. 5, pl. 70); pardes pilastres (pl. 69, fig. 7) portant des dés au-dessus desquels s’élèventdes statues ou des candélabres; enfin par le prolongement des becs saillantsdes piles (pl. 70, fig. 2), lesquels peuvent se poursuivre jusqu’au niveaudes trottoirs du pont, et offrir aux passants des lieux d’abri et de repos.
Les bandeaux doivent être peu saillants, car ils n’ont pas à remplir l’officematériel des corniches, et il importe de leur donner de la vigueur. Ils peu-vent être simplement de forme rectangulaire, être décorés de quelques mou-lures, ou être accompagnés de modifions ou de consoles.
Les parapets peuvent rester pleins, et n’être découpés que par quelquesmoulures ou des dés figurés; mais ils produisent généralement meilleureffet lorsqu’ils sont à jour, soit qu’on les exécute en métal, comme ceux dupont représenté par la figure 7 de la planche 69, soit qu’on les évide suivant undessin analogue à ceux de la planche AA de la première partie de cet ouvrage.
Une difficulté se présente lorsqu’on veut placer des statues sur un pont.Convient-il de mettre ces ornements en harmonie, par leurs dimensions,avec les piles qui les supportent? ou faut-il les maintenir en telle proportionqu’ils ne paraissent pas trop grands aux yeux des personnes qui stationnentsur le pont? La première de ces questions avait été résolue affirmativement,il y a quelques années, à Paris , pour le pont de la Concorde : des statuescolossales s’élevaient au-dessus de chacune des piles, et produisaient un fort