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Deuxième partie.
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MAISONS DE VILLE.

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Seine, afin d’arrêter les ennemis venant du bas du fleuve. Les défensesétaient considérables, et se composaient ainsi qu’il suit : deux enceintes exté-rieures avec tours et bastions, du côté de la rivière ; la première protégeantà la fois l’entrée de la ville et les abords du château, et munie de deuxportes fortifiées; la seconde ouverte du côté de la ville seulement, par une porteflanquée détours; un châtelet en saillie sur cette dernière enceinte, et cou-vrant la principale entrée de l’édifice; un large fossé entourant le corps du châ-teau; des courtines élevées, flanquées de quatorze tours défensives, et percéesde quatre entrées bien défendues que précédaient des ponts-levis; des logementssimples en profondeur, excepté du côté de l’ouest, formant le périmètre de lacour, et couronnés en dehors de mâcliecoulis et de créneaux; enfin, au centrede la cour, le vieux donjon circulaire, réservé comme dernier abri de la dé-fense et entouré d’un fossé. Certes les dispositions étaient bonnes pour l’objetqu’on avait en vue, et le vieil édifice devait avoir un aspect imposant; c’était undigne emblème du pouvoir royal constituant la nationalité française au milieude luttes sanglantes et de difficultés sans cesse renaissantes. Mais que lesappartements étaient incommodes! Quelle vicieuse distribution ou plutôtquelle absence complète de distribution! Combien y devait être difficilele service, et triste l’existence! De grandes pièces placées les unes à lasuite des autres, sans autres dégagements que des escaliers tortueux, quisemblent réparties au hasard et sans attribution préalable, et ne sontéclairées que par de rares fenêtres ouvertes, d’un côté, sur des fossés d’eaustagnante, et de l’autre, sur une cour restreinte obstruée par le donjon, etses fossés, et close de toutes parts. Qu’il y a loin de là aux magnificenceset aux formes variées du palais des Césars, dont nous parlions tout à l’heure!Comme on est éloigné des splendeurs de Versailles , de ses larges dispositions,de ses nombreux vestibules, de ses belles galeries, de ses grands et de ses petitsappartements! Le moyen âge ne se souciait pas de toutes ces choses,dira-t-on? et volontiers on lui en ferait un mérite. Sans doute ses mœurs,ses goûts n’y étaient pas, et il avait malheureusement bien d’autres sujetsde préoccupation. Il n’y a même que justice à reconnaître que ses archi-tectes se sont fort habilement conformés aux conditions de leur époque.Mais, grâce au ciel, nous ne nous trouvons en présence ni des mêmes goûts,ni des mêmes mœurs; ni du même état social. Qu’on cesse donc de nousvanter ces constructions d’un autre temps, qui ne nous peuvent convenir

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II.