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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

m’enviez pas ie bonheur dont je jouis ici. Enviez-le donc au plus tôt, et venezajouter à tous les avantages que je viens de vous décrire, le plus grand detous pour ma petite maison de campagne, celui de vous y posséder. »

Pline à Àppollinaire. «_ Rien de plus beau que la position du pays.

Imaginez un immense amphithéâtre, et tel que la main de la nature peut seuleen former. Une large et vaste plaine est environnée de montagnes dont les som-mets sont couronnés par de hautes et antiques forêts. La seconde région estoccupée par des bois taillis qui descendent sur le penchant des montagnes.Ils sont entremêlés de collines, dont le sol est un terrain gras qui ne le cèdepoint aux plaines les plus fertiles. Les moissons, pour y être tardives, n’ensont ni moins dorées ni moins abondantes. Plus bas et dans toutes les direc-tions, se déploient au loin de longs coteaux de vignes aux extrémités infé-rieures plantées d’arbustes. Les champs et les prairies terminent l’horizon_

Le coup d’oeil de ce pays, vu du haut de la montagne, vous intéresserait. Lavariété des points de vue, la diversité des sites, de quelque côté qu’on se tourne,ont quelque chose de si charmant, qu’on croit avoir sous les yeux, non pasdes terrains naturels, mais des tableaux où tout serait disposé pour le plaisirdu spectateur.

» Ma maison, quoique située au bas d’une colline, jouit de cette belle vue,comme si elle était au sommet. Oïl y arrive par une montée insensible et sidouce, qu’on parvient à une assez grande hauteur, sans s’être aperçu qu’ons’élevait.

» Le bâtiment est composé de beaucoup de corps de logis. J’y ai jusqu’à unatrium à la manière des anciens. En avant du portique, est un parterre entre-coupé de plusieurs allées en bordures de buis. Il se termine par un talus enpente douce, où sont représentées et taillées en buis différentes figures d’ani-maux, opposées les unes aux autres. Entre ces compartiments serpentent desplants d’acanthe. Autour est une allée bordée d’une haie de verdure diverse-ment taillée. De là on passe à la promenade couverte, disposée en forme decirque, dont le milieu est occupé par des buis et des arbustes taillés et façonnésen cent figures différentes. Le tout est clos de murs revêtus d’une palissadede buis. Il faut voir ensuite le tapis vert, aussi beau par la nature que le restel’est par l’art, les champs, les vergers et les prairies adjacentes.

» Mais revenons au bâtiment : l’extrémité du portique aboutit à une sallede festins dont les portes ont vue sur l’extrémité du parterre et dont les fenêtres,