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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

Unelarg e voie., reliant toutes les entrées, marquera le contour extérieur, etil conviendra en outre d’en tracer une autre également courbe, à peu prèsparallèle à la première, et située dans l’intérieur de la ville, presque àégale distance du centre et du périmètre. Cette dernière servira de lien com-mun entre les divers quartiers, sera très-convenablement placée pour les besoinsde la circulation, et pourra devenir une charmante promenade si elle est plantéed’arbres. Là seront d’excellentes positions pour les théâtres, les salles de balsou de concerts, les principaux cafés, etc., se développeront les cortèges dansles grandes solennités, et se porteront plus particulièrement le mouvement, lavie et les joies publiques.

Les largeurs de ces diverses voies seront fort inégales. Elles ne descendrontnulle part au-dessous de la limite qu’impose la salubrité, et cette limite, quidépend à la fois du climat et de la hauteur des maisons, sera adoptée, afinde ménager l’espace, pour toutes celles où l’on ne s’attend qu’à une circulationtrès-restreinte. Pour les autres, la largeur croîtra avec l’importance du mou-vement qu’on y peut prévoir, et elle devra être considérable dans les princi-pales artères de manière à les accentuer très-nettement, et à donner toutesfacilités au mouvement des voitures et des piétons.

On se gardera également, et de prolonger les rues en ligne droite sur detrop grandes longueurs, et de les briser ou les infléchir outre mesure;car ces dispositions ne conviennent ni au fond ni à la forme. Il est rarequ’une longue direction rectiligne n’ait pas quelque chose de faux; qu’il n’yait pas eu avantage à la dévier en un ou plusieurs points, soit pour éviterune pente trop prononcée, soit pour rencontrer une place publique, soitpour se rapprocher d’un édifice important, soit pour obéir aux conve-nances de la circulation, soit encore pour se mettre à l’abri des vents tropimpétueux. Et, d’un autre côté, il est rare aussi qu’elle produise bon effet,parce qu’elle est trop uniforme. En vain les habitations y sont variées,elles n’attirent pas l’attention, parce qu’elles se présentent obliquement; on lesvoit mal, et leurs formes sont pour ainsi dire sans action sur les passants.Les longues rues droites sont généralement tristes, et elles ont en outrel’inconvénient de faire paraître la ville plus petite qu’elle ne l’est réelle-ment, car, faute de points de repères, on ne peut se rendre un compteexact de leurs dimensions. Elles vont à l’inverse de ce qu’on doit désirer :elles semblent courtes à qui les voit et longues à qui les parcourt. Mais