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Deuxième partie.
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VILLES.

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des positions et des' besoins, des liens qui unissent et du sentiment d’artqui anime ses habitants.

Mais cette ville idéale dont nous venons d’esquisser si péniblement lestraits fondamentaux, elle existe, nous la connaissons tous, c’est la plusbelle ville du monde, c’est la ville aimée et admirée entre toutes, aussibien par les étrangers que par les nationaux : c’est Paris !

Placée un peu au nord du centre de la France , du côté où l’attiraient nosintérêts politiques et nos relations commerciales, elle est assise dans unevallée belle, saine et fertile, sur le bord d’un fleuve dont la navigationest facile, dont les eaux ne tarissent jamais et dont les inondations sontpeu redoutables. Mise en communication par la Seine d’un côté avec l’Océan,de l’autre avec plusieurs provinces, elle dispose de la Marne et de l’Oise pourétendre sa navigation sur d’autres parties du territoire. Ses environs sontmeublés de douces collines et de riantes vallées, et, le vaste plateau de laBeauce se couvre, à faible distance, des riches moissons qui lui sont desti-nées. Son sol n’est pas accidenté au point d’apporter des entraves à la cir-culation , et il l’est assez pour faciliter l’écoulement des eaux, donner de lavariété au dedans, et déterminer une silhouette caractérisée au dehors. Lesmatériaux de construction y abondent : on trouve d’excellentes pierres cal-caires des qualités les plus diverses, à peu de profondeur au-dessous de la sur-face; deux des collines qui forment abri contre les vents du nord renfer-ment le meilleur plâtre connu; à proximité se montrent les pierres meulières,si précieuses en une foule de circonstances, et, un peu plus loin, lesgrès résistants, quoique faciles à tailler, qu’exige le pavage des rues.

A ces avantages naturels, la main de l’homme en a ajouté de très-con-sidérables par d’immenses travaux sagement conçus. De Paris , partent, danstoutes les directions, des routes et des chemins de fer, qui, se ramifiantà l’infini, rattachent à la capitale les moindres villages de l’empire, artèresinnombrables faisant circuler partout la vie et le mouvement. Les voies navi-gables ont franchi les faîtes qui séparent les vallées, et elles amènent à peude frais, dans le centre commun, les produits les plus divers du territoiretout entier. Des eaux puisées dans le fleuve ou tirées de loin sont misespartout au service des habitants, assurent la propreté de la ville, et sontévacuées ensuite par de nombreux égouts.

Aux environs, de quelque côté que vos pas se dirigent, vous trouvez de

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