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1/1 (1864) Hôtels privés / par César Daly
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LARCHITECTURE PRIVÉE SOUS NAPOLÉON III .

lautre. Peu ou pas dessai derenaissance, de lantique oudu moyen âge, car ces ten-tatives ne sont, la plupart dutemps, inspirées que par desinfluences passagères. Cher-chez lharmonie dans unegamme de formes ni austè-res ni brillantes, mais sobres ;ni trop châtiées, ni positive-ment vulgaires, mais dungoût sage qui nattire ni nechoque.

Si ce nest pas de lartdans la haute acception dumot, cest du moins la réalitépratique de la vie, dont ondoit suivre avant tout les in-dications dans les construc-tions relativement modestesmais utiles des maisons àloyer. Quant au grand art,cest dans les conceptionsplus élevées et plus généralesquil en faut poursuivre lesapplications, et dailleurs onne fait en cela quobéir à unde ses principes essentiels,qui veut à chaque destina-tion sa forme correspon-dante , comme à chaquetemps son œuvre.

Cela ne veut pas dire queles maisons à loyer sont des-tinées à reproduire éternelle-ment un petit nombre de ty-pes connus, parvenus déjàau degré de perfection dontest susceptible ce genre dha-bitation. Loin de, chaquejour montre au contraire quel-que innovation : ici on in-cline le dessous des balconsde façon à couper plus oumoins perpendiculairementle rayon visuel du spectateurdans la rue; disposition quipermet de tracer sur cesplans inclinés des inscrip-tions commerciales ou desimples décorations 1 ;cest une manière ingénieusede grouper les étages et dé-viter cette apparence de ca-serne ou de ruche humaine

1 . Voy. les dessins fig. 1, 2 et 3 ci-dessus, dune maison construite parM. Janicot, boulevard de Sébastopol (rive gauche), n° 43, et l 'Exemple F 2de M. Levicomte.

2. 11 est intéressant de comparer le procédé adopté par MM. Garnier etCoulon pour arriver à ce résultat ds>ns la maison Exemple B 2 , et celui suivi

qui résulte de la monotonie et de la multiplicité détagesà peu près uniformes 2 ; enfin ce sont des serres sou-vrant sur les salons et qui sétagent en « tours de cris-tal 3 ».

Fig. 4. Tour en fer et verre, formant quatre étages de jardins dhiver.(Boulevard Malesberbes.)

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Fig. 5. Plan de la tour des jardins.

Dans un appartement de maison à loyer, commedans un hôtel ou une villa, il faut séparer soigneuse-ment les pièces destinées à recevoir le public de cellesqui doivent être exclusivement consacrées à la famille ;les pièces réservées au service domestique doivent aussiêtre isolées des autres. Cette séparation est facile dansune grande habitation, chaque étage peut recevoirune destination spéciale ; mais lorsque tout ce système,à la fois dindépendance et de communication facile, doitêtre réalisé dans un appartement réduit à un seul étageou à une portion seulement détage, la difficulté estbeaucoup plus grande, et, pour la vaincre, il faut utiliser

par M. Janicot dans une maison dont nous reproduisons ci-contre (fig. 1 et 2)les étages supérieurs et lentre-sol. Cette dernière maison a cinq étages; les troisétages qui surmontent celui de lentre-sol, sont embrassés par le système depiédroits et darcatures qui portent le balcon de couronnement de la maison.

3. Voy. les fig. 4 et 5 ci-dessus.

Fig. 1. Les étages supérieurs d'unemaison à loyer construite en 1862 parM. Jaflicot, architecte.

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Fig. 2.Le balcon de lentre-sol de lamôme maison.

Fig. 3. Coupe sur ce balcon.