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1/1 (1864) Hôtels privés / par César Daly
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MAISONS DE PARIS ET DES ENVIRONS.

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Elle a coûté 83,268 francs, répartis de la manière suivante :

Terrasse, maçonnerie et carrelage. 42,300fr.

Charpente. 9,800

Couverture et plomberie. 2,750

Menuiserie. 13,000

Serrurerie et fontes. 7,600

Marbrerie. 1,150

Fumisterie. 718

Peinture, tenture et vitrerie. 5,650

Sculpture. 300

Total. 83,268 fr.

Cette maison couvrant une surperficie de terrain de 162 mètres, comprislépaisseur totale des murs mitoyens, le prix de construction du mèt. sup.revient à 514 francs.

Les matériaux employés sont, à très-peu près, les mêmes que dans la mai-son précédente, spécimen B 3 ; les planchers cependant sont tous en bois aulieu dêtre en fer, et la brique de Bourgogne a été employée pour la façade surla cour, dans toute la hauteur du rez-de-chaussée.

Spécimen D 8 pl. 1 et 2, boulevard du Prince-Eugène et rue de la Ro-quette. Groupe de trois maisons.

Celle qui est à langle du boulevard du Prince-Eugène et de la rue de laPioquette a été bâtie en 186061 en vue de fournir des logements au prixmoyen de 350 à 400 francs par an. La surface de terrain de cette maison estde 294'".77 ; le prix de revient de la construction est de 650 francs le mèt.sup. et de 25 francs le mètre cube.

Les prix de revient de cette maison sont indiqués à la fois au mètre super-ficiel et au mètre cube, attendu quil y a des travaux dans les cours qui com-portent des caves et un rez-de-chaussée seulement. Ces parties nont pu êtrerégulièrement comprises dans lestimation moyenne par mètre superficiel.Même observation pour les deux maisons qui suivent.

La deuxième maison, faisant suite â la précédente, sur la rue delà Ro-quette, date de 1860-61 ; elle est revenue à 000 fr. le mètre superficiel ou23 fr. le mètre cube, la surface du terrain étant de 260".05.

La troisième maison, à la suite de la précédente, mais formant anglecomme la première, a été bâtie également en 1800-61. Le propriétaire avaitimposé à larchitecte une distribution telle que la moyenne des logementsrestât dans les prix de 500 à 600 francs. Cette maison, dont le terrainoccupe une surface de 310".50, a coûté 700 fr. le mètre superficiel ou 27 fr.le mètre cube.

Dans les évaluations c.i-dessus sont comprises les glaces et la viabilité,mais comme trottoirs et égouts particuliers seulement; les honoraires delarchitecte ny sont pas compris.

Toutes ces maisons, grâce à lélévation du loyer des boutiques, calculé àraison de 40 fr. du mètre superficiel, rapportent environ 10 pour 100 ducapital engagé.

Ces constructions sont avec sous-sol, mais elles nont pas de deuxièmescaves ; elles sont établies sans économie comme gros œuvre. Tous lespoints dappui et dosserets sont en pierre de taille depuis la basse fon-dation ; le rez-de-chaussée et le premier étage sont en pierre de Lorraine , lesfaçades en banc royal de Marly-la-Ville et de Saint-Maximin ; les plancherssont en fer partout, avec chaînes dessus et dessous, dans le genre desplanchers système Bleuze, mais avec rivures au lieu dagrafes; les murs surles cours et les murs de refend sont en briques et pans de bois; la menui-serie et la serrurerie ont été largement et solidement établies, mais sansluxe. La sculpture des trois façades na coûté que 6,500 fr. Si ces trois mai-sons, élevées à six étages et construites avec autant de solidité que les bâti-ments de deuxième classe, nont pas coûté plus cher de prix de revient,malgré les nombreuses distributions intérieures exigées par la destinationen petits logements, on doit lattribuer aux marchés passés avec les entre-preneurs et au rabais fort grand que ces derniers ont consenti.

VILLAS.

Le plus ou moins de luxe des matériaux employés dans laconstruction des villas, et la recherche plus ou moins marquéequon apportera à leur décoration, fera varier leurs prix derevient dans des proportions au moins aussi considérables quepour les hôtels.

En général la villa est élevée sur caves et sous-sol (mi-partielun, mi-partie lautre), dun rez-de-chaussée, dun premierétage carré et dun second étage lambrissé (quelquefois le se-cond étage aussi est carré, pour que le toit puisse former ter-rasse); les baies du dernier étage sont ordinairement ornées delucarnes. Parfois aussi, mais assez rarement, la villa peut comp-ter plus de deux étages; cest qualors est intervenu quelque

circonstance particulière, comme une superficie à bâtir res-treinte ou un nombreux personnel à loger.

Il existe de nombreux points de ressemblance entre les villaset les bôtels privés, et, au point de vue spécial du prix moyende revient du mètre superficiel, il ny a pour ainsi dire pas dedifférence, en considérant, comme nous le faisons ici, simple-ment et seulement les conditions générales et ordinaires desconstructions. Si dans les hôtels privés on rencontre certainsdétails qui ne se trouvent pas dans les villas, celles-ci en pos-sèdent dautres que nont point dordinaire les hôtels privés etqui font compensation.

Villas. l re classe. Sous-sol et caves, rez-de-chaussée,deux étages et comble ; perron avec marquise ou varande enfer; serre chaude adossée au bâtiment; calorifère dans le sous-sol chauffant la serre et la maison dhabitation; escalier prin-cipal et escalier de service.

Bonne construction : le soubassement des murs en pierre detaille, ainsi que les murs des deux façades principale et pos-térieure ; les autres murs en moellons, avec cordons, ban-deaux, etc., en pierre ; les murs de refend en briques ; les plan-chers en fer, le comble et le faux plancher en chêne, la cou-verture en ardoises et zinc avec ornements de plomb; lescalierprincipal en pierre jusquau premier étage, le reste en bois,ainsi que lescalier de service; menuiserie et peinture soignées;aménagement et décoration intérieure très-confortables, maissans trop de luxe.

Prix moyen de revient du mèt. sup., de 500 à 600 fr.

Exemples particuliers. Spécimen B, pl. 1 à 4, à Pierrefonds (Oise ).Construit en pierre et briques, le soubassement en pierre dure et les

étages au-dessus en pierre de Pierrefonds de très-bonne qualité ; le grandescalier est en pierre de liais jusquau premier étage. Les couvertures etplomberies ont été exécutées avec grand soin. Les eaux des combles sécou-lent dans des égouts latéraux, destinés également â assainir les alentoursdu château. A quelque distance de la façade postérieure sont des communsimportants.

Les intérieurs sont traités simplement : ni dorures ni pâtes, mais deslambris de chêne et des tentures ; le salon est blanc et décoré de panneaux.

La dépense sest élevée, pour le corps dhabitation seulement, à 250,000 fr.,chiffre rond.

Spécimen D 1 , pl. 1 à 15, parc de Montretout, à Saint-Cloud (Seine-et- Oise ).

Cette villa, construite pour M. Mocquard, sénateur, secrétaire particulierde lEmpereur, date de -1858-1800. Une stricte économie avait été recom-mandée à larchitecte, qui a resserrer dans détroites limites la décorationde sa villa. Les murs de cette construction sont en moellons, briques et pansde bois; les appuis des fenêtres, les seuils et les perrons sont en pierre;tous les planchers sont en bois, à lexception de celui du premier étage quiesten fer; les brisisde la couverture sont en ardoises et les terrassons en zinc.

Lensemble des travaux , y compris terrassements, remblais, murs desoutènements, murs et grilles de clôture, a donné lieu à une dépense de250,000 francs. Dans cette dépense figurent les travaux extraordinaires né-cessités par létat du sol inférieur, qui avait été fouillé en carrières. Le corpsde bâtiment principal seul revient à 450 fr. environ le mètre sup.

Villa à Colombes (Seine ). (Voy. Parallèles de villas de 1 classe.)

Cette villa, construite en 1863-64, est élevée sur sous-sol avec fosses en

contre-bas, dun rez-de-chaussée, dun premier étage carré et dun deuxièmeétage lambrissé, avec comble perdu. Le soubassement, jusquà la hauteur durez-de-chaussée, est revêtu en meulière piquée; les murs extérieurs sont enmoellons avec cordons, bandeaux et entablement en pierre Vergelé; les mursintérieurs sont en moellons, les murs de refend en briques ; les tuyaux decheminée en briquesGourlier, les planchers en fer, la couverture en ardoiseset zinc. Une serre chaude règne de plain-piod avec le rez-de-chaussée; elleest chauffée, ainsi que le rez-de-chaussée et le premier étage, par un calo-rifère établi dans le sous-sol. Le perron dentrée est recouvert dune varandeen fer do forme circulaire. Les eaux des toits sont reçues dans une citerne, lesol de la cour étant en contre-bas de la route; les eaux ménagères et cellesdes ruisseaux sont recueillies dans des caniveaux qui les conduisent à unpuisard placé à 150 rnèires environ du bâtiment dhabitation. Laménagementintérieur, sans être très-luxueux, est tout à fait confortable.

Cette villa, dont la surface bâtie est de 270 mètres, a coûté 127,000 fr.,soit 470 fr. le mètre superficiel, y compris la serre exécutée à forfait par unentrepreneur pour la somme de 6,000 fr. Voici le détail de ce chiffre de127,000 fr.: