DES USTENSILES ET VASES.
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son nom, terminé par un col cy-lindrique plus ou moins long. CeVase est souvent muni de plu -sieurs ouvert lires (Yoy . fig. 1,2,3 et 4 ). £cur grandeur est va-riable. Lorsqu'ils sont pourvusd’une tubulure latéralement, ilsservent derécipiens pour les dis-tillations à la cornue; quand ilsen manquent, on les emploiepour faire réagir les liquides surles solides , et leur usage est as-sez fréquent dans les pharma-cies pour opérer des digestionseldesinacéralions. On les chauffele plus souvent sur un bain desable, ouà feu nu, en les plaçantsur un triangle de fer, disposé àune certaine distance des char-bons ardens. Comme leurs paroissont pour l’ordinaire égalementépaisses , 011 peut les chaufferainsi sans accident.
Ballon à robinet. (PL I, fig. 5 .)C’est un ballon ordinaire, de lacapacité de 6 à 8 litres, dont lecol est muni d’une virole sur la-quelle sevisse un robinet de cui-vre. On peut faire le vide dans ceballon , et introduire ensuite ungaz quelconque pour eu prendrela densité. Il est employé sur-tout pour cette opération dans lescabinets de physique. Les chi-mistes s’en servent quelquefoisdans leurs laboratoires pourd’autres usages; on peut voir laionnedu robinctadapté au ballonsur la figure 6.
Baromètre. (PL T ,/ig. 7.) Cetinstrument, pour la descriptionet la construction duquel nousrenvoyons aux ouvrages de phy-sique, doit loujouré iairo partiedu laboratoire de chimie. Il estdestiné à faire connaître à chaquemoment la pression de l’atmos-phère. Son utilité est de la plusgrande importance dans les expé-
riences sur les gaz ou fluides élas-tiques, puisque le petit change-ment de pression de l’atmosphereen apporte un sensible dans leurvolume , qu’on peut calculer d’a-près la loi de Mariotte. Ce phy-sicien a prouvé que le volumed'un gaz était en raison inversede la pression à laquelle il étaitsoumis; ce que l’on peut expri-mer plus simplement, en disantque si la pression de l’air vient àaugmenter, le volume du gazdiminue ; et le contraire a lieupour ce dernier, si la pressionde l’air devient plus faible.
Ce changement est tel, quepour une pression double, le vo-lume du gaz est réduit à la moitié,pour une pression tripleau tiers,pour une pression quadruple auquart de son volume primitif.C’est par la hauteur du mercuredans le tube barométrique quel’on connaît la pression de l’air.
A la surface des eaux de lamer, sa hauteur moyenne est de'o",76), ou environ 28 pouces.En conséquence de ce que nousavons dit plus haut, il est facile,connaissant le volume d'un gazà une certaine pression, de savoirce qu’il serait à une autre pres-sion: pour cela il suffit d’établirune règle de trois inverse. Lequatrième terme que l’on obtien-dra donnera la solution du pro-blème.
Supposons 1 litre de gaz me-suré 4 une pression de o m , 77;on désire connaître quel seraitson volume à o m - 76. Il faut poserainsi la règle:
76 : 77 : : 1 litre : x —Celte opération se réduit à multi-plier un litre par o m , 77, et à di-viser le produit par o" 1 ., 76 ; onaura x — lût-, 01, volume du gaz