GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE A DEUX DIMENSIONS. 167
Comme la droite doit couper l’axe Aj-, elle sera donnée par uneéquation de la forme
y — ax-\-b.
Dans cette équation, b est l’ordonnée du point B, où la droitecoupe l’axe Ay ■. cette ordonnée est positive ou négative selon la po-sition de ce point, et c’est elle qu’on appelle ordonnée à l'origine ;ainsi cette quanlité est donnée immédiatement par l’énoncé.
Quant au coefficient a , il dépend de l’angle que fait la droite avecl’axe des x. Menons, par l’origine, AD parallèle à CE : l'équationde cette parallèle seraj — ax (204) ; et si MP est l’ordonnée d’un
MP
point quelconque de cette ligne, on aura — = a. Mais le trian-
AP
gle AMP donne (65)
_MP sinDAx
a AP sin AMP ’
et, en désignant par a l’angle donné EC.r, et par 5 l’angle yAx de*coordonnées, on aura DA.r = a, AMP = DAj'=0—a: donc lavaleur de a devient
sin a
a— —--,
sin (9— x)
et par suite l’équation de la droite CE sera
[ 1 ]
y —
sin a
sin (0— x)
x-\-b.
210. Nous avons supposé implicitement que l’angle donné ECj:était moindre quej-A.r ; mais l’équation à laquelle nous sommesparvenus n’en convient pas moins au cas où ECx serait plus grandque J'Ai-. En effet, dans ce cas, la parallèle AD est située commele représente la figure 74, et le triangle MAP donne
MP sin MAP sinDAx_ sin aAP sin AMP sin DAr sin(a—9)’
Dans l’équation j' = ax , a est toujours le rapport de l’ordonnée à
MP
l’abscisse, et ici l’abscisse du pointMest — AP; donc a= ——.
r —AP
Donc, en observant que sin (a— 9) =— sin(0—a), on aura
sina Sllla
sin (a—0) SU1(0—a)
Ainsi l’équation [1] est toujours celle de la droite CE.