GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE A DEUX DIMENSIONS. 319
Pour ne laisser aucun doute à cet égard, discutons successivementchacune des deux équations. En supposant d’abord le rayon vecteurappliqué sur F.r, il faut faire » = (), et l’équation [p] donne
P
Cette valeur est négative, car le nombre e surpasse l’unité; lacourbe n’a donc aucun point correspondant à cette valeur. Engénéral, le signe de p sera celui du dénominateur 1 — e cos «,puisque le numérateur p est positif : or 1—ecoswrcstera négatifjusqu’à ce qu’on ait
1
1—ecost.>=0, d’où cosw=—;
e
donc, depuis w=o jusqu’à cette limite, on ne trouvera sur lerayon vecteur aucun point de l’hyperbole. Voyons ce que repré-sente cette limite.
Si on remet - au lieu dee, la valeur — devient —. Mais, si ona e c
mène au-dessus de l’axe CB la perpendiculaire BI égale à b , on
sait qupja droite AI est une asymptote de l’hyperbole (406), et le
triangle AIB donne
/ T , „ AB a
cosIAB = — = - ;
AI c
donc la droite FH, parallèle à l’asymptote AI, est la limite jusqu’àlaquelle s’élève le rayon vecteur sans cesser d’étre négatif. TNousdésignerons l’angle HF.r par V.
Continuons la discussion. Du moment où » surpasse V, le dé-nominateur 1—e cos « devient positif; « = V donne p= oc-w = 90° donne p—p; et dans l’intervalle les valeurs de p sontdécroissantes : on trouve ainsi l’arc SK.
Au delà de FK, w continuant d’augmenter, cos w devient négatif,et p continue encore de décroître jusqu’à ce qu’on fasse w=180°.Alors on a cos w = — 1, et par suite
_ Pf 1-j-e’
Cette valeur est celle du rayon vecteur FB, ainsi qu’il est facile dele vérifier, et l’hyperbole est actuellement prolongée jusqu’en B.
Depuis 180° jusqu’à 360°, cos « prend les mêmes valeurs, maisdans un ordre inverse, que de 0 à 180° ; donc, si on fait l’angle