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Tome premier. Monuments de Nismes. [Texte.]
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HISTOIRE DE NISMES.

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qui avait servi avec honneur pendant vingt-cinq ans clans la seizième légionsous l’empire de Tibere .

5° Il y eut aussi des édiles de la colonie de Nismes qui eurent l’inten-dance des bâtiments publics, des aqueducs, et des grands chemins, ainsi que

la direction des corps de métiers; ils sont désignés par ces mots abrégés,

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AED. COL. NEM. AEDILES COLONIAE NEMAVSENSIS.

On y créa, aussi divers préfets, dont les fonctions étaient relatives aumilitaire.

Les uns avaient la direction de l’arsenal, et étaient chargés de l’inspectiondes machines de guerre, praef. arm.; les autres avaient la surveillance dubon ordre dans la ville au moyen des soldats, appelés à cet effet vigiles,praef. vigil. ; d’autres enfin surveillaient les ouvriers employés à la fabriquedes armes ou attachés aux armées, praef. fabr.

Il y eut encore à Nismes un trésor des empereurs, ainsi qu’à Lyon , àArles et à Treves, seules villes des Gaules qui aient possédé un semblableétablissement. L’intendant de ce trésor, destiné à la garde des deniers pro-venant des impôts et autres droits prélevés sur les provinces, est appeléproepositvs thesavrorvm nemavsensivm ; les gardiens qui lui étaient subor-donnés sont appelés thesavrenses.

Outre ce trésor il y avait celui particulièrement destiné à la garde desdeniers publics de la colonie, et ses officiers prirent le titre de questeursdu trésor de la colonie augustale de Nismes, ainsi que l’indiquent cesdifférentes abbréviations, qvaest. ab aer. et q. col. avg. nem. ab aer. Ce trésoreut ses quartumvirs distincts des autres officiers de ce nom; on les trouveainsi désignés nn. vir. ab aer.

La colonie de Nismes ne jouit cependant point du droit italique réservéà celles qui étaient formées de vrais citoyens romains, telles que Lyon etVienne, citées par les jurisconsultes; elle n’eut que le droit latin, dont lesprérogatives étaient encore assez considérables. Strabon nous apprend qu’envertu de ce droit les habitants de Nismes, quoique non réputés citoyensromains, pouvaient le devenir en exerçant dans leur pays les charges dedécemvirs, d’édiles, de questeurs, et les autres magistratures annuelles, etque cette ville n’était point soumise à la juridiction des magistrats qu’onenvoyait de Rome pour gouverner les provinces.

V

La ville dut naturellement recevoir un accroissement considérable, et eut