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42 HISTOIRE DE NISMES.
Le roi partit de Nismes le iÔ juillet, et y laissa des commissaires, aunombre desquels étaient le cardinal de Richelieu et le maréchal de Bas-sompiere, pour s’assurer de l’exécution de l’article des fortifications. Lescatholiques rentrèrent, les chanoines de la cathédrale, et des religieux dedifférents ordres. Les capucins s’y établirent dans le meme temps pour lapremière fois.
On sait que leur établissement en France date de 1^73, sous Charles IX :leur premier couvent fut à Picpus ; de là ils passèrent à Meudon , et deMeudon à Paris , d’où ils se répandirent dans les provinces.
La peste reparut encore à Nismes en septembre 1629; ce obligea desuspendre la démolition des ouvrages de défense: elle fut bientôt reprise;et l’on construisit hors la ville une infirmerie pour les pestiférés; enfin,au mois d’août i63o, les fortifications furent entièrement démolies, à laréserve d’un ravelin et d’un pan de muraille, que l’on laissa subsister poury établir un jeu de ballon.
Vainement, dans les nouveaux troubles civils qui survinrent dans lemidi, le duc d’Orléans et Montmorenci s’efforcèrent de surprendre Nismeset d’ébranler sa fidélité; elle resta attachée au parti du roi. Le combat deCastelnaudari, où les troupes de Monsieur furent défaites, et où le ducde Montmorenci fut fait prisonnier, et ensuite décapité à Toulouse , terminacette guerre. Le roi revint en Languedoc, et fit de nouveau son entrée àNismes le 19 septembre i 632: il y eut une réception magnifique; la reine,le cardinal, l’y acompagnerent. Monsieur, duc d’Orléans , fit bientôt sa paixavec le roi, èt reçut à son passage à Nismes les honneurs dus à son rang.
O11 avait fait de nouvelles fortifications qui furent encore démolies.J’insiste sur ces changements successifs, afin de démontrer combien lesguerres sont fatales aux monuments en général, et combien, dans les con-structions antiques, on est sujet à errer sur leurs dates, parcequ’on attribueà l’époque de leur première fondation des restes qui souvent n’appartiennentqu’à la deuxieme, et quelquefois à la troisième reconstruction: le témoignaged’une inscription n’est pas meme toujours infaillible, parcequ’elle peutavoir été replacée sur une construction plus moderne après la destructiond’une partie de l’ancienne. On ne saurait donc être trop circonspect dansl’examen des ruines antiques et sur le jugement que l’on en porte.
Le roi fit, en i635, présent aux freres prêcheurs de l’emplacement et