MONUMENTS DE NISMES.
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On a cru que ce frontispice pouvait être celui d’un temple d’Augustequi a existé à Nismes, et dont l’emplacement est inconnu: la nouvelle expli-cation de l’inscription en ferait comme on voit honneur à Trajan .
Derrière cet édifice était un grand bassin où se rendaient toutes leseaux après avoir traversé les Bains ; les dimensions de ce bassin étaient de3o t° sur 10 t° dans sa plus grande largeur.
A sa tète, et dans le prolongement du massif servant à supporter lefrontispice dont nous avons parlé, étaient vingt-cinq piliers de pierre,distribués en cinq rangées de cinq piliers chacune, dont la première rangéeétait engagée dans le même massif; ils avaient 3 p ds 9 p° en carré, et 6 p dsd’élévation ; la distance de l’un à l’autre était de 6 p ds en tous sens : ilsétaient composés de trois assises d’un seul bloc, et on y avait laissé desbossages pour les poser plus facilement.
L’emplacement occupé par cette fondation était en total de 6 t° 4 p ds encarré; ces piliers étaient recouverts de grandes pierres plates, formant uneespece de pont, surmonté peut-être d’une colonnade qui conduisait aumonument.
On a trouvé quelques unes de ces pierres en place avec un grillage defer sur les faces du levant et du midi. Il y avait encore le long de l’ex-trémité orientale du bassin une double rangée de piliers, mais beaucoupplus petits que les précédents.
Ils régnaient dans une longueur de 12 t°, et ils étaient placés à 5 p ds dedistance les uns des autres; ils étaient de même couverts de pierres plates,et destinés à porter quelques bâtiments ou galerie de communication avecd’autres édifices détruits.
C’était à l’extrémité de ces bassins que les eaux étaient reçues dans dif-férentes branches d’aqueducs, pour se répandre ensuite dans toute la villeaprès avoir encore traversé différents bassins et réservoirs.
Ayant observé avec une grande attention ce plan, et lu plusieurs foistous les détails que j’ai réunis pour en former la note que l’on vient delire sur les anciens Bains, aidé encore des fragments de ces Bains, gravésdans la première partie de cet ouvrage aux planches LI, LU, et suivantes,et le caractère de ces monuments antiques m’étant aussi connu par ceux dumême genre qui existent encore en Italie , ou dont les formes nous sontconservées dans les divers recueils d’antiquités, j’ai essayé la restauration