MONUMENTS DE NISMES.
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entière de ces Bains tels qu’ils pouvaient être dans la fraîcheur de leurconstruction; c’est cette restauration qui fait le sujet de la planche LVI:le dessin en est géométral, et relevé exactement sur le plan que j’en aiaussi donné planche XLIX; mais pour que les amateurs puissent prendreune idée plus juste du bel effet de cet ensemble, j’ai pris la licence d’aidercette élévation géométrale de quelques épaisseurs en perspective, et j’aifait voir dans le fond la salle des Bains, que l’on appelle vulgairement letemple de Diane, dans sa véritable position, afin que l’on puisse avoir àla fois sous les yeux tout ce qui composait le domaine des nymphes de lafontaine, njmphis augustis sacrum .
Je pense que les artistes et les antiquaires trouveront, par la note précé-dente , et par les fragments encore existants déjà cités, qu’avec un planexact des fondations j’ai eu des autorités suffisantes pour rétablir cet in-téressant monument tel qu’il devait être aux siècles d’Auguste ou de Trajan ,où il a été construit, et qu’ils me sauront quelque gré d’avoir essayé dele faire sortir entier du chaos de ses débris.
Je n’ai pu résister au plaisir de rétablir pour ma propre satisfactionun monument aussi intéressant par l’élégance et la fraîcheur de son archi-tecture : enhardi par la réussite d’un travail du même genre que M. Clerisseau a fait pour rendre au théâtre d’Orange sa décoration primitive, avec moinsde données encore, travail dont le public jouira dans le volume suivant,j’ai communiqué mes essais à ce savant artiste si profondément nourri desproductions antiques ; il les a soutenus de ses encouragements : fort de sonsuffrage et de celui de plusieurs artistes distingués, je me persuade queje ne suis pas très éloigné du moins de la vérité, si je n’ai pu l’atteindredans toute sa pureté. Je me crois un moment transporté au siecle des beauxarts favorisés par Auguste et par ses successeurs, et je jouis avec enthou-siasme de voir un monument romain presser de sa masse imposante etfiere le sol de la France : j’entends le bruit des eaux s’échappant de lasource, et mon imagination place au fond des grottes, creusées dans lemassif des rochers qui lui donnent naissance , ces nymphes timides etfugitives se dérobant aux regards curieux des mortels; je vois cette foule debaigneurs, exercés à la lutte et aux autres jeux du gymnase, cherchant uneombre salutaire sous ce portique, y déposer alternativement leurs tuniques,leurs manteaux, ou leurs armures, se précipiter à grands cris dans le bassin
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