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pour la décoration de la grande salle sur les dessins de Mansard, fermèrent la longue période dela restauration de l’édifice, nécessitée par le grand incendie.
Mais, en terminant tout ce qui se rattache à cette restauration, nous allons reproduire la vuecavalière faisant partie de la gravure dont nous avons déjà tiré le plan et la façade sur la placedes Terreaux, qui figurent aux pages 37 et 43. Cette vue complétera, pour nos lecteurs,les renseignements que nous tenions à donner sur l’état primitif du monument avant touterestauration.
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A partir de ce moment et pendant une période assez longue, nous ne trouvons plus dans lesarchives municipales que la mention d’ouvrages d’entretien que nous allons énumérer rapidement.
En 1728, une somme de 1,200 livres est accordée à Joachim Verdier, peintre ordinaire de laVille, pour le nettoyage des peintures altérées du grand escalier.
En 1740, Marc Chabry, sculpteur, reçoit 700 livres pour deux morceaux de sculpture placéssur la balustrade de la cour basse, du côté du jardin.
En 17^2, le même Chabry est chargé, pour 240 livres, de l’exécution de deux têtes en pierredure, ornées d’une coquille, placées aux fontaines attenantes à la façade des Terreaux de chaquecôté.
En 170» Ladouceur, maître tailleur de pierres, reçoit, pour la fourniture des pierres dures dechoin de la fontaine entre la grande et la basse cour de l’Hôtel-de-Ville, 226 livres.
L’année suivante, le Consulat, qui avait décidé la construction d’une nouvelle salle de spectaclesur les plans de Germain Soufflot , la plaça dans le fond du jardin de l’Hôtel-de-Ville, pour cetteraison que, « au lieu d’un jardin, triste, abandonné et qui n’est susceptible d’aucun agrément, étant« trop resserré et environné de tous côtés par des maisons fort élevées, on formera une placece quarrée et très agréable entre l’Hôtel-de-Ville et la façade de la nouvelle salle, ce qui procurerace un nouveau débouché dans le quartier le plus commerçant de la ville, etc. » Le jardin quiavait jusques là accompagné l’édifice municipal, mais qui avait perdu peu à peu tous ses avantagespar suite de la construction successive dans tout son pourtour de très-grandes maisons, disparutdonc à cette époque, et le monument resta isolé de toutes parts comme il l’est encore aujourd’hui.
Le Prévôt des Marchands, jusqu’à l’époque où nous sommes arrivé, n’était pas logé à l’Hôtel -