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Monographie de l'Hôtel-de-Ville de Lyon : restauré sous l'administration de MM. Vaïsse et Chevreau, senateurs : accompagnée d'un texte historique et descriptif / par Tony Desjardins
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CHAPITRE QUATRIEME.

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cc Le prix que M. le Maire mettra à ce tableau sera prélevé sur le crédit de f,ooo fr. que le« Conseil ouvre chaque année au budget de la ville, etc. Ce tableau sera placé dans la salle du« Conseil municipal.

« Art. 3. Il sera ouvert à M. le Maire un crédit de la somme de 40,000 fr., pour

« lintégralité de la dépense quoccasionnera le placement de la statue équestre de Henry IV dans« le médaillon de la façade de lHôtel-de-Ville.

ce M. le Maire est invité à passer, à ce prix, un traité à forfait avec M. Legendre-Hérald ou

ce avec tous autres artistes; au moyen de cette somme, ladjudicataire serait chargé de lentière

ce exécution de tous les travaux, en quoi quils puissent consister, qui se rapporteraient au

ce placement de la susdite statue équestre. »

Les registres de délibération du Conseil municipal ne disent pas un mot de lachèvement du

bas-relief dHenry IV ; ils ne parlent pas davantage de linauguration du monument, qui dut

coïncider avec lenlèvement des échafaudages qui le masquaient pendant le travail dexécution,mais les Archives du Rhône (1) suppléent à cette lacune, dans un article critique daté du moisdaoût 1829.

Lauteur de cet article fait un peu lhistoire des sculptures du tympan de lHôtel-de-Ville; cestà lui que nous devons cette indication, que Chinard fut chargé par la municipalité de substituerà louvrage de Chabry les figures en plâtre de la Liberté et de lEgalité ; il sétonne que la villeait choisi Henry IV , plutôt que Louis XIV , sous le règne duquel le monument avait été construit;il termine, enfin, par un éloge de lœuvre de Legendre-Hérald, récemment découverte, non sansy mêler quelques critiques qui ne manquent pas de vérité. Lauteur de larticle est évidemmentun connaisseur, et il apprécie bien ce quil juge; il a raison de dire, en finissant, que le travail

de Legendre-Hérald, pris dans son ensemble, offre un mérite incontestable, et quil justifie la

bonne opinion quon avait de lauteur lorsquon lui en a confié lexécution.

La Révolution de 1830 et les émeutes sanglantes qui suivirent, en novembre 1831 et avril 1834,vinrent encore ajouter des avaries nouvelles à toutes celles que lHôtel-de-Ville avait éprouvées.Quil fût occupé par les insurgés, ou quil servît de casernement momentané aux troupes, lemonument municipal souffrait chaque fois de nouvelles altérations ; a vrai dire, son état dedélabrement était tel, tant au dedans quau dehors, que quelques accidents de plus ne se faisaientpas remarquer.

Durant tout le règne de Louis-Philippe , le Conseil communal de Lyon , absorbé par milledifficultés de détail, et surtout par les longues querelles qui sétaient élevées entre fabricants etouvriers en soie, pour des questions de main-dœuvre et de façon, ne soccupa pas encore delHôtel-de-Ville, mais cependant on se préoccupait de sa situation, et sans les grandes entreprisesde viabilité, louverture des rues Centrale et de Bourbon, qui absorbèrent les ressources de laville, peut-être eût-on entrepris une restauration que lopinion publique commençait à réclameravec vivacité.

La Révolution de février 1848 vint encore empêcher, pour quelque temps, la réalisation detout projet de ce genre, et nous avons vu, à cette époque, lédifice municipal occupé alternati-vement, et pendant plusieurs mois, soit par les détachements de la garde nationale, soit par ceuxdes ouvriers en soie, désignés sous le nom de Voraces , non sans quelques inconvénients pour

(1) Tome X, pages 362 et suivantes.