Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
287-288
JPEG-Download
 

287

288

MECANIQUE

c’est-à-dire vers la tète de la vis, dans l’autrecas.

ün distingue par les mots dextrorsàm etsinistrorsùm les deux sens dans lesquels peutêtre dirigé le lilet de la vis, suivant que l’bé-lice directrice va en montant de gauche àdroite ou de droite à gauche, à partir de labase du cyliudre suppose vertical. La règlesuivante donnera toujours le sens du mouve-ment de la pièce mobile, vis ou écrou : a Onenfonce la vis daii6 un écrou Oie , ou on la re-tire, suivant qu'on la fait tourner dans le 6ensque son nom indique ou en 6ens contraire.Lorsque l'écrou est mobile et la vis Uxe, dansle sens de sa longueur, en la faisant tournerautour de son axe, on imprime à l'écrou unmouvement de sens contraire à celui qu'auraitpris la vis. »

Les vis des ûgures 23 et 24, qui doivent êtreconsidérées comme syant le bout en l'air ,sont dextrorsàm, comme le 6ont ordinaire-ment les vis employées dans les arts mécani-ques, à cause de la plus grande facilité quenous éprouvons à tourner de gauche a droite.

On voit, d’après ce qui précède, que la visest une machine qui participe à la fois du le-vier et du plan incliné.

La vis sans fin, représentée dans la flg. 25,

25

est mobile autour de son axe , et mène lesdents successives d'une roue à laquelle 6on 0-let se présente toujours d’une manière uni-forme. Dans le cas de l'équilibre, la puissanceQ appliquée à la manivelle est à l’effort aveclequel le illet passe la dent de la roue commele pas de la vis est à la circonférence que tendà décrire la puissance.

Si un cylindre horizontal ou treuil autourduquel s'enroule un poids P est üxé sur lemême axe que la roue dentée, la puissance estau poids comme le produit du pas de la vispar le rayon du treuil est au produit du rayonde la roue dentée par la circonférence quetend à décrire la puissance.

Genod. — Cette machine (flg. 2G| est compo-sée de deux barres ou verges raides AO, BO,Jointes en 0 par une charnière sur laquelleelles peuvent tourner comme les deux bran-ches d’un compas. L'extrémité A de la pre-mière est liée par une autre charnière à unebarre inébranlable AC, de sorte que cettebranche AO est comme un levier dont l’appuitixe est au point A. L'extrémité B de la secondebranche est contenue dans une rainure tixeAC le long de laquelle elle peut se glisser li-brement. La puissance P est exercée perpen-

diculairement à la direction An , suivant unmanche mn üxé perpendiculairement sur AO,et la résistance à vaincre Q est placée entre Bet C vers le bas de la rainure. On voit quecette maebiue dépend à la fois du levier et duplau incliué.

26

La condition de l'équilibre est donnée parla proportion

P : Q : : a sin. 0 : r cos. Uoù a et r désignent les distances AO et An.1.8 puissance a donc d'autant plus (Davantageque l'angle 0 est plus ouvert et par suite l'an-gle B plus petit; que le bras du levier AO estplus petit et le bras du levier An plus graud.

On peut employer avec avantage le genoupour exercer à l'a ici e d'une puissance médiocredes pressions très-considérables, ou pour for-mer sur certains corps de fortes empreintes.

Polygone fonicdlaibe. — on appelle ainsiun assemblage de points liés eutre eux par descordons parfaitement flexibles et inextensibles,et sollicités par des forces qui agissent suivantles cordons extrêmes et suivaut d'autres cor-dons, mais de manière que chacun des pointsou noeuds n'en assemble pas plus de trois à lafois, il faut, pour l'équilibre, que deux cordonsconsécutifs du polygone soient dans un mêmeplan avec la direction de la force appliquée ausommet de l'angle qu'ils font. De plus, toutesles forces doiveut avoir une résultante unique,et chaque cordon est tendu par la force qui lesollicite, comme il le serait par la résultantede toutes les autres forces qu'on y transporte-rait parallèlement à elles-mêmes.

Lorsque les directions des forces qui sollici-tent le système sont toutes parallèles, il fautque toutes ces forces et les côtés du polygonesoient dans un même plan. Si ces forces sontverticales, la tension de chaque côté est pro-portionnelle à la sécante de l'angle que ce côléfait avec l'horizon.

La chaînette est la courbe d'un polygonefuniculaire d'une inüniié de côtés, formé parune corde parfaitement flexible et inextensible,suspendue à deux points dont la distance estmoindre que la longueur de la corde, et solli-citée en tous ses points par l'action de la pe-santeur. Cette courbe est une de celles dont lesgéomètres se sont le plus occupés et dont ils