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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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OPTIQUE ATMOSPHERIQUE.

la hune du mât de misaine voit souvent 4 65 cercles dessinés sur la brume.

Bouguerdnns. les Cordiilières, Ramond dansles Pyrénées , de Saussure et Kaeratz dans lesAlpes , ont fait des observations analogues.

Halos, Pakuélies et Cercles parhéliques. —Ils u'exisient que lorsque l'air est rempli departicules glacées. On remarque d'abord ungrand cercle vertical dont le soleil est lecentre. Ce cercle, appelé halo, e6t coupé paruii autre cercle horizontal qui passe par lecentre du premier; au point d'intersectiondes deux cercles sont des surfaces irrégulièreslumineuses appelées parhélies. Ce cercle ho-rizoutal est toujours blanc. Souvent on ob-serve plusieurs parhélies placées sur cecerclea des distances variables du halo blanc; puis desportions de cercle tangentes à la partie su-périeure du halo, et entln des cercles circum-zénitaux colorés.

11 est plus rare de voir des cercles verticauxpassant par le soleil.

Ces phénomènes sont souvent suivis demauvais temps et d'orages.

1/Arc-f.n-ciel parait lorsque les rayons dusoleil à l'horizon viennent frapper sur desgoutles de pluie. 11 se compose ordinairementde deux arcs : l'un, extérieur, est formé dehaut en bas des couleurs suivantes : violet,indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Dansl'arc intérieur qui est moins visible, les cou-leurs se suivent dans un ordre inverse.

Le centre de l’arc-en-ciel est toujours placésur la ligne qui passe par le centre du soleilet l'œil de l’observateur.

§ 8. Magnétisme terrestre.

OBSERVATION DE l’AIODILLE AIMANTEE. — Uneaiguille magnétique librement suspendue parun (Il de cocou de ver à soie finit par se pla-cer de manière à ce que l’une de ses extré-mités se dirige sensiblement vers le nord. Onnomme déclinaison ou 'variation l'.mgleque l’aiguille aimantée fait avec le méridienastronomique de lieu : toutefois il est certainspoints sur le globe où sa direction coïnciderigoureusement avec celle du méridien astro-nomique; ces points réunis par des lignesconstituent les lignes sans déclinaison.

La déclinaison varie aussi dans la série dessiècles : ainsi, à Paris , elle était de U°,30' àl’est en 1580, nulle en 1603, et maintenant elleest de 30° à l'ouest. Au Groenland , l'aiguillese dirige exactement vers l'ouest; sa décli-naison est donc de 90°. si l'on examine uneaiguille magnétique d'heure en heure ou decinq minutes en cinq minutes, on verraqu'elle change constamment d'azimuth ens'écartant de sa position; ces déviations sonta Paris de 16’ au plus, de 8' au moins; c c*6tce qu’on nomme la 'variation diurne.

MM. Gauss et Weber ont imaginé uu appa-reil au moyen duquel les plus petites varia-tions peuvent être mesurées. Il se composed'une grande aiguille magnétique très-lourde,suspendue à un fil attaché au plafond d'unegrande chambre ; celte aiguille porte un rai-loir, qui réfléchit une règle divisée, placéedevant une pile. L'observateur lit les divi-sions réfléchies par le miroir, au moyen d'unthéodolite placé sur la pile. Cette aiguille,qu'on suspend dans une salle bien closeou dansune cave, a le grand avantage de n'être pasinfluencée par les courants d'air et de pouvoirêtre observée de loin, sans que le corps del’observaleur ou le fer qu’il porte acciden-tellement sur lui puisse contrarier l'actiondu mngnét8ime terrestre.

A de* époques fixes on observe cet instru-

MAGNEUSME TERRESTRE.

ment de cinq minutes en cinq minutes pen-dant 36 heures dans un grand nombre devilles, et ou a aussi obtenu des courbes de 'va-riation diurne qui diffèrent peu entre ellesdepuis Milan jusqu'à Upsal. Mais plus au nord,l'influence des aurores boréales se fait sentird'une manière tres-energique, et altère le pa-rallélisme de ces courbes.

Si l'on perce une aiguille magnétique parle milieu et qu’on y introduise un axe hori-zontal bien uni, on verra que dans nos con-trées elle ne sera pas parallèle à l'horizon ,mais le pôle nord plongera, et l'aiguille for-mera avec lui un angle de 79° environ. CVstce qu'on nomme l ’inclinaison magnétique.Elle varie aussi suivant les pays, et devientplus forte à mesure qu'ou s'avance vers leuord.

Près de l'équateur on trouve une ligne sansinclinaison, presque parallèle à la ligue équi-noxiale terrestre, et qu'on nomme équateurmagnétique.

Au sud de cette ligne , c'est le pôle 6ud del'aiguille qui s'abaisse.

La terre est donc un gros aimant qui agitsur notre aiguille et dont les pôles paraissentsitues non loin des pôles géographiques ,sans toutefois coïncider avec eux.

L'intensité de la force qui détermine l'in-clinai>on et la déclinaison magnétiques, varieavec la distance aux pôles magnétiques. Pourla mesurer, on opéré comme pour la pesan-teur. On dévie une aiguille magnétique desa direction et l'on estime la rapidité de sesoscillations par le nombre d'oscillationsqu'elle fait en un temps donné; cette aiguille,transportée dans differents lieux , donne(en supposant que son magnétisme soit tou-jours resté le même ) le rapport qui existeentre l’intensité de la force magnétique dansces différentes localités.

Si l'on réunit par des lignes les points oùcelte intensité est la même, on obtiendra deslignes isodynamiques qui, d'après M. Du-perrey, suivent à peu prés la direction deslignes isothermes.

Aurores boréales. — Dans nos contrées oneu voit assez rarement : dans le nord ellessont très-communes ; sous le 70 e degré delatitude, il est rare qu'une nuit claire se passesans qu'il y ait au moins quelques lueurs.

Du 12 septembre 1838 au 18 avril 1839 ,M. bravais en a compté 153, qui ont été vuesà Bosekop en Laponie .

Pour qu'elles soient visibles, il faut que lesoleil ait une dépression de 8 à 9 degrés au-dessous de l'horizon.

Elles se présentent sous deux aspects diffé-rents, l'arc et le rayon. L'arc est séparé del'horizon par un segment qui parait d'unecouleur trè6-foncée. L’arc est d'un blanc bril-lant, passant quelquefois au bleuâtre ou jau-nâtre nuancé de vert; son bord inférieur estnettement dessiné, tandis que le supérieur seconfond avec la lueur qui éclaire tout le ciel.

Souvent l’aurore se montre sous forme degrands rayons blancs qui montent de l’horizonvers le zénith, qui se divisent ou se montrentsous forme de draperies étincelautes qui pa-raissent agitées par le vent.

Il se forme souvent aussi des couronnes zé-nithales ornées des plus belles couleurs etd’où les rayons semblent s'élancer.

Le nombre des aurores boréales paraitn'être pas le même à toutes les époques: ainsion en a peu vu depuis 1752 Jusqu'en 1820 ;mais depuis cette époque, elles sont devenuestrès-communes.

D’après les observations parallactiqnes des