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PHYSIQUE.
membres de la commission du nord qui ont(lassé l’tmer de 1838 à 1839 à Boaekop , sous le70 u de latitude, ce phénomène se passe auxlimites de l'atiuospbere.
Aucun bruit n'accompagne les aurores bo-réales, quoiqu'on ait dit généralement le con-traire. Les aurores boréales exercent unsgrande influence sur l'aiguille aimantée; ellesla dévient de sa direction habituelle. A Bose-cop, cette déviation a été de 4° 30’ vers l'ouestle 22 février 1839.
La déviation est eu rapport avec l'inten-sité de l'aurore, et toutes les perturbations del'aiguille sont probablement dues à cettecause.
L'intensité magnétique augmente aussiavant et pendant les aurores. Tout prouvedonc que ce phénomène est intimement liéau magnétisme terrestre.
S 9. Indications bibliographiques.
La météorologie est uue science toute mo-ierae et dont les éléments sont dispersés dans
uue foule de recueils scientifiques. Les ouvra-ges où l'on trouve le plus de documents utileset digne6de confiance sont: les Voyages dansles Alpes, par de Saussure; les Etudes surles modifications de l'atmosphère, par De-luc; les Voyages au Nord de Scoresby,Itoss et Parry ; ceux de M. de Humboldt enAmérique , et son Mémoire sur les lignesisothermes; les Mémoires *de Itamond; lesNotices si iucides publiées par M. Arago dansles Annuaires du bureau des longitu-des ; les travaux de M. de Buch et Dote , quifont partie de ceux de l'academie de Berlin ;le Voyage autour du monde de M. Ermanfils; les Traités de physique de MM Bouille*et Peclei; les Eléments de physique duGlobe et de météorologie de M. Lecoq; lesObservations sur les trombes de M. Peltierle grand Traité de météorologie, en troisvolumes, de Kaemlz ; et enfin le Manuel com-plet de météorologie , en u» volume, du mèititauteur, auquel nous avons emprunté la pres-que totalité des faits que nous avons rapportes,dont M. Paulin publie la traduct. faiteparnou?. *
IX. PHYSIQUE.
$ I. Fréliminaiies.
Bot et divisions. — La phy9iqüe (du grecphusis, nature ) a pour but l'étude des pro-
R ridés des corps et des actions qu'ils exercent»s uns sur les autres, lorsque ces actions n'al-tèrent pas leur nature intime.
Les lois générales de l'équilibre et du mou-vement peuvent donc être considérées commeune dépendance de la physique générale;mais comme elles ont été exposées dans lu mé-canique, nous n'avons plus à les examiner qu'ence qui concerne leurs applications aux diversmodes d'existence des corps (solides, liquidesou gazeux).
La matière agit sur nous de manière 6 pro-duire des impressions essentiellement distinc-tes, qui peuvent toutes se rapporter aux cinqsens, du toucher , de Youïe, de la mue, dugoût et de l 'odorat. Les phénomènes quiagissent sur les trois premiers sens sont lesseuls qui puissent être définis et analysésrigoureusement sinon directement, au moinspar quelques-uns de leurs effets, et dont noussachions mesurer et comparer les causes, unne possède encore aucun moyen exact nimême approché pour comparer les odeursni les saveurs; de sorte que les phénomènesqui se rattachent exclusivement à ces deuxsensations se trouvent en dehors du domainede la physique, dans l'état actuel de la science.
Parmi le» divers modes d’action de la ma-tière, il y en a qui s'adressent à un seul denos sens : telles sont les sensations de la cha-leur pour le toucher, du son pour l'ouïe, dela lumière pour la vue. L'électricité agit
f iriucipalement sur le toucher, eu donnantieu à des commotions parfois si violentesqu'elles déterminent la mort; elle-peut aussiproduire du bruit, de la lumière,des saveurset même des odeurs particulières. Le ma-gnétisme de l'aimant parait exercer dansquelques cas une action très-faibte, mais ap-préciable, sur le système nerveux de certainsludividus : oous n'entendons pas parler ici dumagnétisme animal.
Quelle que soit la manière dont ces diffé-rentes propriétés de la matière affectent di-
rectement chucau de nos sens, elles produi-sent indirectement des effets qu'il e6t possib.ede déünir géométriquement et de mesun ravec exactitude. C'est uniquement sous cerapport que la physique considère la chaleur,l'électricité, le magnétisme, le son et la lu-mière, qui forment autant de branches dis-tinctes de cette science.
Propriétés générales des corps.— La di-visibilité est la propriété que possèdent ionsles corps de pouvoir éire partagés en frag-ments de plus eo plus petits jusqu'à une limiieinférieure variable, et dont la petitesseétonne l’imagination dans certainscas.
C'est ainsi que Wollaston a fait des fils deplatine de 4/4200 de millimètre de diamètre.Or les diamètres des brins de laine ordinan e,de mérinos ei de soie sont respectivement de5/100, de 2/100 et de 1/100 de millimètre. Aussi,quoique le platine soit leplus pesant de tousles corps connus, 100 kilométrés de longueurd'un tel fil ne pèsent guère plus qu'une pieced'un franc (5 grammes).
Les bulles de savon n'ont ordinairement que4/10000 de millimétré d'épaisseur auprès deleur sommet, et cette épaisseur se réduit à1/100 000 quand elles laissent voir une tacheDoire quelques instants avant d'éclater.
Les ailes transparentes des insectes ne sontguère plus épaisses.
Uue goutte d’un millimètre cube de sanghumain suspendue à la pointe d'une aiguillecontient près d'un million de globules quinagent dans le sérum (col. 510).
Par porosité , on désigne une propriété quiparait essentielle à la matière, et qui consisteeu ce que les particules les plus petites qui laconstituent sont séparées par des vides oupores, dont une fouie de phenomenes manifestent l'existence, même dans des cas où cespores échappent à la vue.
C est ainsi qu'une pierre siliceuse appeléehydrophane, translucide dans son élut or.dinaire, laisse dégager des bulles d'air lors-qu'ou la plonge dans l'eau et devient presqueaussi transparente que le verre lorsqu'elle estimbibée d'eau.
Il y a une autre expérience carieuse faite