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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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385 PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DES CORPS. 586

en <661, par l’académie del cunento à Flo-rence Une sphère d'or ayant éié exactementremplie d’eau, fut comprimée de manière àprendre une forme aplatie. Comme la surfacede la boule d’or restait la même, et que lasphère est, de tous les corps solides de mêmesurface, celui qui renferme le plus grand vo-lume, l'eau, soumise à une énorme compres-sion par le fait seul du changement de vo-lume , s'échappa , sans crever la boule , enlaissant apercevoir, sur tous le.» points de lasurface , des gouttelettes semblables à cellesde la rosée.

Les propriétés qui se rapportent aux chan-gement <’e volume des corps sont la com-pressibilité, l ’élasticité , la dilatabilité.Les gaz jouissent au plus haut degre de cestrois propriétés à la foi6. Les corps solidesles possèdent tous à des degres divers. Enfinles liquides dans l’etat ordinaire ne sout quetres-peu compressibles et élastiques ; maisil y a des circonstances où on peut les sou-mettre à une dilatation très-considérablesans qu'ils cessent d'être liquides.

actions molkcolaihes. — Il faut mettre aupremier rang de celles-ci la capillarité et lesphénomènes qui en dépendent. Les tubes ca-pillaires, c'est-à-dire, de très-petit diamètreintérieur, jouissent de la propriété, lorsqu oules plouge dans un liquide par leur extrémitéinférieure, de douuer lieu à une ascension oua une dépréssion du liquide au-dessus ou au-dessous de son niveau, suivant qu'ils sont denature à mouiller ou à ne pas mouiller la sub-stance de ce tube. Ainsi, pour uu tube de verreplongé dans l'eau, il y a ascension; et dépres-sion si le tube est plongé dans le mercure.

Les longueurs des colonnes soulevées ou dé-primées sont eu raison inverse des diamètresdes tubes. Celte longueur, pour de l'eau à8'\5 . dans un tube de 0 m, OuUi) de diamètreintérieur, a été trouvée de 0 m. 02316.

Suivant qu'il y a ascension ou dépression, lesommet de la coloime liquide dans le tube estterminé par uo ménisque ou calotte sphéri-que concave ou convexe.

C'est à la capillarité qu'est due l’ascensionde l'eau dans un morceau de sucre que l'on yplonge seulement par sa partie inferieure, etcelle de 1 huile dans les mèches de lampe.

L'attraction ou la répulsion que des corpséprouvent à la surface des liquides sur lesquelsils flottent ; la propriété que possèdent certainscorps, pus denses que l'eau, d'y surnager,dans certaines circonstances, comme cela alieu pour des aiguilles très-fines et bien polies,dépeudent de la même cause.

On doit à M. Dutrochet la découverte d'unordre de faits des plus curieux, qu’il a carac-térisés par le nom d 'endosmose (col. su et512), et qui paraissent se rattacher à une mo-dification de l'action capillaire. Le phénomènefondamental consiste en ce qu'un tube termineà sa partie inferieure par un entonnoir contrelequel on a applique exactement une cloisonformée d'une membrane de vessie, par exem-ple, étant rempli d'alcool et plongé dans uuvase qui contient de l'eau au-dessus de l on-gine de l’eatonnoir sans que la cloison touchele fond du vase, l’eau s'inüiire au travers decette cloison, malgré la pression qui agit ensens contraire, elle se mêle a l’alcool et le faitremonter dans le tube jusqu’à uu niveau debeaucoup plus éleve que ne pourrait le fairel’attractiou capillaire du tube dans les cir-constances ordinaires.

11 y a endosmose, c’est-à-dire productiond'on phénomème analogue, de l’eau à l'eau

gommée, à l'acide acétique, à l'acide nitriqueet surtout è l’acide hydrorhlorique.

Diverses substances animales et végétales,ou même minérales, mais à un beaucoupmoindre degré, jouissent de la propriété de lavessie qui sert de membrane.

§ 2. De l'équilibre et du mouvement desliquides et des gaz.

Hydrostatique. — On appelle ainsi la partiede la mécanique où l'on considère les con-ditions d'équilibre des liquides.

Le principe fondamental qui régit ces con-ditions est celui de l 'égalité de pression.

Il consiste en ce que les liquides transmet-tent également dans tous les sens les pres-sions que l'on exerce en l'un quelconque despoints de leur surface. Il est facile deconclure de là que, pour qu’un liquide soiten repos, il faut, i° que la surface supérieurede ce liquide soit eu chacun de ses pointsperpendiculaire à la résultante des forcesqui le sollicitent; 2 U qu’un point quelconqueà l'intérieur du liquide éprouve dans tousles sens des pressions égales et contraires.

C'est en vertu de la première de res condi-tions que la surface des eaux tranquilles est,dans chaque lieu de la terre, sensiblementplane et perpendiculaire à la direction du 111 àplomb, suit dans le même vase, soit dans desvases communiquant librement entre eux.

Le principe d'égalité de pression conduitaussi à des conséquences remarquables pourla mesure des pressions exercées par les li-quides sur les parois des vases qui les renfer-ment. Ainsi, la pression de baut en bas qu’é-prouve la paroi d’un vase est tout à fait indé-pendante de la forme de ce vase et toujourségale au poids d’une colonne de même liquideayant pour base la paroi et pour hauteur lahauteur du niveau supérieur.

De là une expérience curieuse. Un tonneauest rempli d'eau ; à la bonde on adapte et oulute un tube cylindrique de quelques centi-mètres seulement de diamètre, clans lequelon verse encore de l'eau. Lorsque le niveausupérieur du liquide, daus ce tube, a atteintquelques mètrt s, le tonneau crève, absolumentcomme s'il était surmonté d'un tube dont lediamètre fût égal à celui du tonueau luimôme.

Le centre de pression est le point d’appli-cation de la résultante de toutes les pressionsexercées en chacun des points d'une des paroisdu vase. Il est toujours plus bas que le centiede gravité avec lequel il ne colucide que dansle cas d'une paroi horizontale.

On peut, à la rigueur, comprendre dansl'hydrostatique l'équilibre des gaz ou aéro-statique. 11 n'y a, pour ces fluides soumis àl'action de la pesameur, qu’une seule condi-tion d’équilibre, savoir que leur force élas-tique son la même dans toute l'étendue d unecourbe de niveau c’est-à-dire parallèle à lasurface du sphéroïde terrestre.

Cette force élastique ou tension est la me-sure de la pression que le gaz éprouve enchaque point: elle est due à la propriété fon-damentale des gaz dout les molécules tendentà s’éloigner sans cesse les unes des autresElle donne une idee très-neite du principede mécanique que : « la réaction est toujours» égale à l'action.»

Pour la siabilné de l’équilibre des gaz etdes liquides, il faut encore que les conclusles plus deuses soient placées au-dessous descouches plus légères.

L’air que nous respirons et au milieu du-quel nous vivons se manifeste à nous par ia

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