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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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587 PHYSIQUE. 3S8

résistancequ'il oppose aux mouvements brus-ques, par la couleur d'un beau bleu qu’il ré-fléchit lorsqu’il est pur et non voilé pardes nuages; par 6on poids même, lorsqu'oncompare le poids d'uu ballon suffisammentgrand qui eu est plein, au poids du ruêmeballon vide.

d'est à Galilée qu’est due la première idéede la pesanteur de l'air. Des fontainiers del-'lorence, ayant remarqué avec surprise quel'eau ne voulait pas s'élever dans un corps depompe qui avait plus de U) m. 30 de hauteur,avaient consulte ce grand homme auquel l'ex-plication fondée sur la prétendue horreur•lu vide que manifeste la nature ne pou'aitsuffire. Galilée supposa donc que la pesanteurde l'air était la véritable cause du phéuo-mèue. Torricelli le prouva en plongeant dansune cuvette de mercure l’extrémité inférieured'un tube de verre d’environ H mètre de hau-leur, qu'il avait complétemeut rempli dumême mêlai et dont l’extrémité supérieureétait bouchée. Ce liquide, qui est 13 fois etdemie environ plus dense que l’eau, ne des-cendit, dans le tube, qu'à uue hauteur telleque lu différence du niveau supérieur ou ni-veau dans la cuvette fût de 0 m. 76, ou d'en-viron 13 fois et demie moindre que la hau-teur de la colonne d'eau qui fait équilibreau poids de l'atmosphère.

L’appareil de Torricelli est \e baromètred’un si grand usage dans la météorologieIvoy. col. 370). Pascalconürma les idées de Ga-lilée et de Torricelli par sa fameuse expériencedu Puy-de-Dôme . La hauteur barométriquefut trouvée décroissante depuis la base jus-qu'au sommet delà montagne, tandis qu’unevessie a moitié remplie d’air se gonllait deplus en plus. L’un et l'autre effet était dû àla diminution de hauteur et par conséquentde poids de la colouue atmosphérique com-primante.

Ou a donné différentes formes aux baromè-tres, on en fait à cadran, à siphon, n cu-vette fixe et à cuvette mobile. Le baromètrede M. Gav-I.ussac, avec une modiücatiou in-génieuse" duc à M. fiunlen, est le moins im-parfait des baromètres portatifs à siphon.Mais les baromètres à cuvette mobile, dansle système I'ortin, sont bien préférables sousle rapport do l'exactitude et de la facilité dutransport en voyage. M. le commandant Del-cros, juge compétent en pareille matière, af-firme que les baromètres du système Fortinmodiüé, tels que les exécute aujourd’hui l'ha-bile artiste Ernst, sont les meilleurs quiaient jamais été faits. Leur prix n'est que de120 à 130 francs.

On a cru long-temps que les fluides élasti-ques soumis à des pressions variables sedilatent ou se contractent tous suivant uneloi connue sous le nom de loi de Mariotte ,et qui consiste en ce que les volumes d'unemême masse de gaz sont en raison inversedes pressions qu'ils supportent. MM. Duionget Arago l'ont constatée, pour l'air, jusqu’àla pression de 24 atmosphères. On peut en-core l’énoncer en disant que les densités desgaz sont proportionnelles aux pressions qu'ilssupportent. Mais cette loi remarquable estdémentie par des expériences récentes pourun certain nombre de gaz, notamment pourle gaz acide sulfureux, pour le gaz sulfhydri-que, pour le gaz acide carbonique, etc."

Tout corps solide plongé dans un fluide estpoussé de bas en haut avec une force égaleau poids du volume de fluide qu'il déplaceTel est le principe d'Archimède , dont ladécouverte causa, dit-on, tant de joie à ce

grand geometre, qu'il sortit du bain où ilétait, et courut dans les rues de Syracuse encriant : Eurêka ! eurêka ! (j’ai trouvé! j’aitrouvé 1}

Ce principe a plusieurs conséquences im-portantes. 11 explique d'abord l'ascension desaérostats , dont le père Lana avait indiqué lapossibilité eu 1670, et que nos habiles com-patriotes MonlgolQer et Charles ont inventésde nouveau et exécutés d'une manière si re-marquable. La montgolfière se composaitd'un globe de papier ou de taffetas verni, ou-vert à sa partie inférieure et portant un ré-chaud léger en ûls métalliques, où brûlaitsoit de la paille hachée, soit du papier. L'airchaud étant beaucoup plus léger que l'airfroid, à volume égal, lorsque le globe atteintdes dimensions suffisantes, la différence depression détermine l'ascension de la mont-golfière et des poids qui y sont attachés.C'est Charles qui a eu l'idée de remplacerl’air chaud par de l'hydrogène, gaz 14foi6 plus léger que l'air. Un globe de tOOOni. cubes rempli d’hydrogène peut enleverun poids de 1209 kil., 699.

Il y a deux conditions d’équilibre pourles corps flottants comme pour les corps plon-gés dans un fluide : 1<> le poids du corps doitêtre égal au poids du fluide déplacé; 2° lecentre de gravité du corps et celui du fluidedéplacé doivent se trouver sur une même ver-ticale. Seulement, dans le cas des corps plon-gés, pour que l'équilibre soit stable, il fautque le premier centre de gravité soit au-dessous du second ; et dans le cas des corpsflott&Dts, il suffit que le centre de gravite ducorps soit au-dessous du métacentre, poiutqui est situé à la rencontre de la ligne pas-sant par les deux centres de gravité dans laposition d'équilibre, avec la verticale menéepar le centre de gravité du nouveau volumede liquide déplace, lorsque l'on vient à écar-ter un peu le solide de sa première positiond’équilibre.

Il YüRODŸNAMiQuK. — On appelle 8iusi la par-tie de la mécanique ou de la physique ou ilest question du mouvement des 11uides.

Des considérations théoriques ont conduitTorricelli à établir ce principe Fondamental:« Les molécules en sortant d'un orifice en» mince paroi ouf une vitesse proportion-» nelle à celles qu'elles auraient si elles» étaient tombées librement dans le vide,» d'une hauteur égale à la hauteur du niveaum au-dessus du centre de l'orifice, ou plus» généralement d'une hauteur ég8le à la dif-» férence des niveaux extérieurs et intérieurs» du liquide pressant sur l'orifice.» D'où il suitque, pour un même liquide, les vitesses d'é-coulement sont comme les racines carrées deces différences de niveau.

La vitesse théorique d’écoulement v edcelle d’un corps tombant dans le vide d’unehauteur h égale à la différence de niveau sus-dite ou à la charge sur le centre de l’orifice.Cette vitesse est donnée par la formule

v = V 2 g h, d'où h = —

T 2 g

on a g =9m.,S089. La table de la colonne1519 du sopplement, donne les vitessesthéoriques et les hauteurs correspondantesentre des limites assez étendues.

La dépense théorique ou la quantité deliquide écoulé pendant une seconde, est égaleau produit de v par la surface de l'orifice. Maisun phénomène curieux, connu sous le nom