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PHYSIQUE.
tous les sens une inûaité de rayons ; unpinceau est la réumou de plusieurs rayonsvoisins; un faisceau est la réunion de plu-sieurs rayons ou de plusieurs pinceaux voi-sins ou sépares.
Les corps, relativement à leur propriété detransmettre la lumière, peuvent être distin-gues en corps opaques, comme le bois, lesmétuux, etc. ; corps diaphanes ou transpa-rents , tels que l’uir, l’eau, le verre, eic. ;corps translucides, comme le papier minceet le verre dépoli.
On appelle ombre la portion de l’espace oùtous les rayons lumineux émanaDt d'un corpsde forme quelconque sont interceptés par laprésence d’un autre corps opaque, et pénom-bre la portion où une partie seulement desrayons éclairants sont interceptés. Le pro-blème général des ombres consiste dans ladétermination des lignesqui limitent l'ombreet la pénombre projetées sur une surfacequelconque pour des formes connues du corpslumineux et du corps opaque. Si l'on ima-gine un plan dont la position varie, maisde telle sorte qu'il reste toujours à la fois tan-
ent aux deux corps, les intersections du plan
ans ses positions successives déterminerontune surface développable (col. tG5| tangenteà ces deux corps. Cette 6ur‘ace aura généroie-ment plusieurs nappes dout la plus extérieuredéterminera les limites extrêmes de la pé-nombre, et la plus intérieure les limites del'ombre proprement dite Les intersections deces nappes avec une surface quelconque don-neront les contours de l'ombre et de la pé-nombre portées sur la surfaee.Toutes ces con-structions s’effectueront dans chaque cas par-ticulier, d'après les principes de la géoméitiedescriptive (col UGetsuiv.j.
Les éclipses de soieil et de lune ( col. 32G et327) offrent une application très-importantede ces pi incipes.
Càtopirique. — On appelle ainsi fa partiede l'optique qui traite de la réflexion de lalumière.
Quand un rayon lumineux vient à rencon-trer une surface polie quelconque, il se réflé-chit dans un plan normal è cette surface, detelle sorte que Vangle de réflexion qu'ilforme d'un cftié de la normale, à la surfaceau point où il tombe, soit égal à Vangle d'in-cidence *\e l’autre côté de la même normale.
La réflexion d'un point lumineux sur unmiroir plan se fait donc de telle sorte, quele rayon réfléchi est dirigé comme si le pointlumineux était place en arrière du miroir àla même distance à laquelle il se trouve enavant, t.'image est parfaitement symétriquede la forme de l'objet, comme une gravurel’est par rapport à la plauche qui l'a fournie.
La réflexion dans deux miroirs . pour un œilplacé près de leur interjection commune et èune distance suffisante du corps éclairant,donne lieu è un nombre d'images qui dépendde l'angle de ces miroirs. Pour un angle droit,il y a 3 images, pour un angle de 60° ily en a 5 ; 7 st l'angle est de 45° ; et comme onaperçoit aussi directement l'objet, il en ré-sulte 4,6, ou 8 répétitions de la même Qgure,qui produisent les effets les plus agréables.Tel est le principe du kaléidoscope imaginépar M. Brewster.
Les rayons qui émanent d'un poiDt lumi-neux placé au foyer d'un parabololde de révo-lution creux et poli interieuremeut, se réflé-chissent en un faisceau parallèle à l'axe duparabololde. Cette propnéié est mise è profitdans certains phares pour l’éclairage doc*turoe du littoral.
Les rayons lumineux qui tombent d'un pointquelconque situé sur l'axe d'un miroir enforme de calotte sphérique , tendent àse réunir en un autre point situé sur cetaxe. Le point lumineux et le point de con-vergence sont tes foyers conjugues l'un del'autre. Ils marchent toujours en sens con-traires. te foyer principal est celui qui re-suite de la convergence de rayons parallèles àl'axe. Il est situé a une distance du sommetde la calotte égale à la moitié du rayon decourbure du miroir.
On appelle foyer 'Virtuel celui qui, tendantè se former derrière le miroir, n'existe réelle-ment pas. Le foyer d’uu miroir convexe, pourune position quelconque du poiut lumiueux,est toujours virtuel.
Du observateur placé au delà du centre d'unmiroir concave se voit plus petit et renversé.S'il se rapproche du miroir, sou image renver-sée s'agrandit. Elle disparaît lorsqu'il atteintet dépasse le centre jusqu'à ce qu'il soit arrivéau foyer principal. Enlln, lorsqu’il est entrele point et le miroir, il se voit plus grand etdroit.
Quand on se regarde dans un miroir con-vexe, on se voit toujours plus petit et droit.
Les miroirs coniques et cylindriques prêtentà un jeu assez singulier connu sous le nomd’anamorphoses. Comme ces miroirs défor-ment les objets que l’on y aperçoit par ré-flexion. réciproquement ils peuvent transfor-mer en une image régulièredes figures tracéesd'une manière bizarre, eo apparence, nia squi réellement ont été déterminées, d'après leprincipe de la réflexion de la lumière.
On appelle caustique par réflexion, unesurface courbe à laquelle sont tangenies tousles rayons qui se sont réfléchis 6Ur une sur-face courbe après être partis d'un même pointlumineux.
Celte surface a deux nappes dont la courbed’intersection donne un maximum de lumièreréfléchie , pour un œil place de manière à lerecevoir. Un foyer n'e>t autre chose que cellecourbe dans le ca6 où elle se réduit à mipoint. La détermination des caustiques a beau-coup exercé la sagacité ries géomètres.
l'insieurs instruments d'ontiquesont exclu-sivement fondés sur la réflexion de la lu-mière. Tels sont le goniomètre de Wollaston ,pour la mesure des angles dièdres des corpspotis et particulièrement des cristaux ; lesextant et le cercle à reflexion f roi. 3311.Vhéliostat de S'Gravesande, et celui deGambey, destinés à réfléchir les rayons solai-res dans une même direction pendant unjour entier , malgré le mouvement incessantdu soleil.
Dioptriqcb. — C’est la partie de l’optiquequi traite de la réfraction , ou de la déla-tion qu'un rayon lumineux éprouve en pas-sant d'un milieu dans uu autre de densitédifférente.
Les deux lois fondamentales de la réfrac-tion consistent en ce que : fo le plan deréfraction coïncide toujours avec le pland'incidence \ 2° le rapport des sinus d’inci-dence et de réfraction est constant pour lesmêmes milieux. Ce rapport est ce que l'onappelle Yindicede rèfracVon.
1! en résulte que pour deux milieux conti-gus, pour l’eau et l'air, par exemple, il y atoujours une valeur de l’angle d’incidencedes rayons qui traversent l’eaj a partir delaquelle aucun rayon ne passe nlus dansl’air. C'est ce qu’on appelle la réflexion to-tale, parce que les rayons ne peuvent plusque se réfléchir. Cette valeur est de 43° 83’