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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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CATOPTRIQUE. DIOPTRIQUE. VISION.

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pour le passage de l’eau à Vair. C’est en ob-servant directement l'angle sous lequel a lieula réflexion totale que l’on a pu calculer lesindices de réfraction de subsiatices opaques.

On appelle puissance réfractive d’unesubstance le carre de son indice de réfrac-tion diminué de l'unité ; et pouvoir réfrin-gent le quotient de la pui.-sauce réfractivepar la densité. MM Biot et Arago ont trouvéque le pouvoir réfringent d’un gaz est con-stant à toute température et à toute pression.M. Dulong s'est aussi beaucoup occupé de cesujet et il est arrivé à des résultats fort cu-rieux.

La brisure apparente que présente un bâ-ton plonge dans une carafe à moitié rem-plie dVau; les déformations de cerlaiusobjets près de l’borizon ; l’arc-en-ciel, etune foule d'autres phénomènes optiques sontdus à la réfractiou.

Les lentilles sont des corps diaphanes ter-mines par des surfaces ordinairement pla-nes ou sphériques. Les rayons lumineux quiémanent d’un point placé sur l’axe d'unelentille se réfractent ordinairement en unpoint unique placé sur le même axe et ap-pelé foyer. Le point de convergence et lepoint lumineux sont, comme pour le cas desmiroirs . des foyers conjugues l'un de l'autre,c'est-à-dire que si le point lumineux esttransporté au point de convergence, lesrayons convergent, après larefraction.aupoint d'où ils émanaient d'abord. Le foyerprincipal est le point de convergence desrayons incidents parallèles à l’axe de la len-tille.

Le centre optique de la lentille e6t unpoint placé à l'iiiterieur, dans une positiontelle que, à cause de la pente épaisseur de lalentille, tout rayon lumineux qui passe parce centre reste en ligne droite.

Pour des axes secondaires, passant par cecentre et faisant de tres-petits angles avecl'axe principal, il existe des systèmes defoyers conjugues unis par les mêmes rela-tions que ceux de cet axe.

Le champ d'une lentille est proportionnelà l'angle que peuvent faire ks axes secon-daires sans Cesser de donner des imagessuffisamment exactes. L 'ouverture de lalentille est l'angle sotis lequel elle est vuedu foyer principal : lorsque cet angle dé-passe 10 à 12°, il y a, en général, aberrationde sphéricité y c’est-à-dire que les rayonsqui tombent vers les bords de la lentille neconcourent plus exactement avec ceux quipassent près du centre.

Dans le c8s d'une lentille biconvexe, sil’objet est très-éloigné , l'image vue par ré-fraction est, presque au foyer principal, très-petite et renversée. Si l'objet se rapproche dela lentille, l'image, toujours renverse#*, s'éloi-gne et s'agrandit ; elle devient égale engrandeur à l'objet, lorsque relui-ci est éloi-gne de la lentille du double de la di tancefocale principale; plus grande que lui , sil’objet se rapproche encore. Lorsque l'objetse trouve place entre la lentille et son foyerprincipal, l'image est droite, virtuelle, ettoujours plus petite que l'objet.

Dans le cas d’une lentille biconcave l'imageest toujours virtuelle et droite.

Il v a des caustiques par réfraction toutà fait analogues aux caustiques par réflexion.

Fresnel a imaginé d'appliquer à l eclairagedes phares des lentilles à échelons, c'est-à-dire composées de segments sphériques derayons inégaux, tels que leurs foyers princi-paux coïncident. On obtient, par ce moyen,

des lentilles de très-grande ouverture, sansaberration de sphéricité.

La lumière n'est pas homogène; car unfaisceau de rayons solaires qui traverse unprisme en sort sous la forme de rayons plusou moins réfractés et de couleurs différentes.Ce phénomène est appelé dispersion de lalumière

Telle est l’origine du spectre solaire, repré-senlé dans la figure 13. lin faisceau de rayonssolaires introduit par une ouverture circulairepratiquée dans le volet d’une chambre obs-cure, après avoir traversé un prisme trian-gulaire de verre placé entre le volet et unécran, projette sur cet écran une image qb-lotigue composée des sept couleurs primiti-ves. Chacune de ces couleurs est indécom-posable lorsqu'on la soumet à l’epreuve d’unnouveau prisme; et leur ensemble recon-stitue la lumière blanche, lorsqu'ou reunitau foyer d'une lentille ou d’un miroir con-cave le faisceau divergent qui forme lespectre.

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Le célèbre opticien l'rauenhofer a décritavec le plus grand détail un phénomène fortcurieux, connu sous le nom de raies duspectre. Ce sont des bandes verticales noireset très-étroites , très-inégalement répanduesdans l'intérieur des couleurs et plus ou moinsobscures . Leur nombre est d'environ G00dans le spectre solaire. I.eurs distances rela-tives varient avec la matière du prisme. Lesspectres fournis par les planètes ont les mê-mes raies que le spectre solaire. Mais la lu-mière dos étoiles de première grandeur elcelle des corps éclairants artificiels offrent desraies noires distribuées d'une manière toutedifférenie. Enfin la lumière électrique pré-sente des bandes brillantes au lieu de raiesnoires.

L'action calorifique va en augmentant duviolet au rouge sur le spectre solaire, et elles'étend même au delà, mais en décroissantde nouveau.

L'inégale réfrangibilité des couleurs, quiconstitue la lumière blanche, empêche que,dans les lentilles, la convergence ait réelle-ment lieu en un point unique. Il y aautour du foyer une petite image co~