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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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PHYSIQUE.

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lorée due à cette aberration de réfrangi-bilité.

On appelle coefficient de dispersion ladifférence entre les indices de réfraction desdeux couleurs extrêmes du spectre solaire.Ce coefficient varie d’une substance à l’autre,sans être proportionnel à l'indice de réfrac-tion, comme Newton l’avait cru, en se fon-dant sur des expériences incomplètes ou in-exactes. Euler , n'admettant pas l'idée deNewton, à ce sujet établit le premier, par lathéorie, la possibilité d'achromatlser les len-tilles, ce que Doilond exécuta plus tard ( col.813 |.

Deux couleurs sont dites complémentaires,lorsque superposées elles reproduisent la lu-mière blanche. La plupart des verts ont pourcouleurs complémentaires des violets plu6 oumoins rougeâtres.

Vision et instruments qui l’aident ou lamodifient. ~ Nous renvoyons à Panatomik(col. 522 } pour la description de l'organe dela vue.

Quoique le phénomène physique de la vi-sion paraisse.au premier abord, un résultattrès-simple des lois de la réfraction et dumouvement de la lumière dans les lentilles,ou n'a pas encore pu en expliquer toutes lescirconstances d'une manière satisfaisante.

L'œil est un instrument, sinon parfaite-ment,du moins presque achromatique.

I.'œil s'accommode aux distances de manièreà rendre la vision distincte pour des objetsplacés à des distances très-inegales de nous.

La sensation sur la rétine persiste mômeaprès que la cause qui l'a produite a cessé.La durée de cette persistance dépend del'éclat de la lumière et de la sensibilité del'organe. Elle est d’environ 1/10 de secondepour le charbon ardent, que détermiue dansl’oeil l'impression d’un cercle parfaitementcontinu, lorsqu'on lui imprime un mouve-ment de rotation rapide. C'est sur ce prin-cipe que sont fondées les illusions duthaumatrope , du phénakislicopc , du fan-tascope , etc., et les belles expériences queM. Wheaisioue a faites pour prouver que ladurée des éclsirs n'excède pas la millièmepartie d'une seconde.

Quelques personnes éprouvent parfois lephénomène curieux de la semi-vision. On nevoit plus alors que la moitié droite ou lamoitié gauche des objets.

M. Chevreul a trouvé des lois remarquablessur le contraste des couleurs ou sur l’in-fluence mutuelle que peuvent exercer deuxcouleurs différentes placées l'une à côte del'autre. C'est ainsi qu'une étoffe rouge nousparaît d'autant plus éclatante qu'elle est en-tourée d’une bordure d’un vert plus franc.Les meubles d'acajou doivent donc être garuisen vert plutôt qu'en rouge.

il y a sur la rétiDe un point insensible àla lumière. Pour le prouver, on place sur unfond noir deux petits disques de papier dontles centres sont distants de7 à 8 centimètres ;et l'on regarde en avant è 80 ou 35 centimè-tres, en tenant l'œil droit vis-à-vis du disquede gauche, l’œil gauche étant fermé. Il y aune position unique pour laquelle le disque àdroite disparaît entièrement.

On est presbyte , on est myope , suivant quela vision distincte s'opère à une distance plusgrande ou moindre que la distance moyenne.On remédie è ces inconvénients à l’aide debésicles , qui doivent porter des verres con-vergents dans le premier cas et divergentsdans le second.

La chambre claire de Wollaston , repré-

sentée dans la Ûg. U, sert à dessiner exacte-ment les contours des objets. Les rayons lu-mineux horizontaux, tels que rx arrivent à lapupille/;//, après avoir éprouvé deux fois laréflexion totale en r et en x\ sur les deuxfaces cd, du du prisme rectangulaire abcddans lequel l’angle de d est de <35°. Eu pla-çant l'œil de manière à voir aussi directe-ment la pointe d’un crayon en arrière dubord a du prisme, on pourra suivre aveccette pointe, sur un papier, tous les contoursdes objets que l'on veut dessiner.

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La chambre noire portative de la Ug. 15sert aussi à dessiner. Les rayons lumineux,après avoir été réfléchis sur’ un miroir in-cliné placé à la partie supérieure de l'appa-reil, traversent une lentille convergente, etvieiiDent peindre les images redressées desobjets sur le papier du dessinateur.

Le microscope solaire se compose d'unsystème de verres pour éclairer un objet etd’un système de lentilles d’un court foyer

pour en donner une image réelle. Cet instru-ment, un des plus curieux de l'optique, faitvoir sur un tableau de toile blanche tenduead hoc , les images amplifiées d'une fouled'objets ou de phéoomène6 qui échappent è lavue simple.

Le mégascope en diffère pen : il sert èprendre des copies réduites ou amplifiées desgravures, des bas-reliefs, etc.

La lanterne magique repose sur les mê-mes principes.

l.e microscope simple ou loupe n’est aulre