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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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409 THERMOMÈTRES. DILATATIONS. DENSITÉS. 410

ner lieu à des anneaux colorés. La Qg. 18 re-présente le phénomène que l'ou aperçoitlorsqu'une lame d'un cristal à deux axes ,taillee perpendiculairement à la lignemoyenne, est placée entre deux tourmalines.

Lu polarisation circulaire, observée d'a-bord par Al. Arago, a ete pour M. Biot unsujet fécond d'observations curieuses sur lacomposition intime des corps.

§ 5. De la chaleur.

On désigne , sous le nom de calorique , leprincipe qui produit la chaleur. La tempéra-ture d'un corps est la quantité plus ou moinsgrande de chaleur apparente qu i! renferme.

i'intHMoMèines. — La chaleur dilate tous lescorps, cette propriété fournit le moyen decomparer entre elles les températures aumoyen des thermomètres, où certains liqui-des, tels que le mercure et l'alcool, se dila-tent beaucoup plus que l'enveloppe solide ettransparente de verre où ils sont renfermes.Pour que les thermomètres soient compta-bles entre eux, il faut qu'ils soient graduésen rapport avec des températures qui soientconstamment les mêmes, toutes choses égalesd’ailleurs. C'est ce qui a lieu pour les tempe-ratures de la glace fondante et pour relie del’ébullition de l'eau lorsque ce liquide est par-faitement pur et que la pression atmosphé-rique ne varie pas. La première de ces tem-pératures est prise pour le zéro de l'echeile,t.i seconde donne le toi)® degré dans le ther-momètre centigrade, et le 80 e dans le ther-momètre lienumur. On fait précéder dusigne — les chiffres qui expriment les tem-pératures au-dessous de zéro. Nous em-ployons exclusivement le premier de ces in-struments pour toutes nos mesures et donnéesthermomelrujues, à moins que nous ^aver-tissions spécialement du contraire.

Le thermomètre de Pareubeil, usité en Al-lemagne et eu Angleterre, marque 32° à laglace fondante , et 212° à l'ébulimon.

Pour couvertir un nombre de oegrés cen-ligrades en degrés Kéaumur, il faut de cenombre retrancher son cinquième; et pourconvertir un nombre de degrés Kéaumur encentigr., il faut à ce nombre ajouter sonquart.

un convertit un nombre de degrés Faren-beit en centigr., ou eo Héaum., en retran-chant 32 de ce nombre et eu multipliant lereste par 5/9 ou par 4/9. El réciproquementon convertit un nombre de degrés, soitcentig.,son Kéaumur, eu degres Farenheit, en ajou-tant a 32, soit les 9/3, soit les 9/4 du nombrede degres donné.

Ou doit à M. Walferdin des thermomètresextrêmement ingénieux, à l'aide desquels onobtient, avec la plus grande exactitude, lesmaxima ei les minima des températuresque Ion ne peut pas observer immédiate-ment, telles que celles de l'Océan, des lacsou des puits à de grandes profondeurs. I.ethermomètre à maxima , représenté dans lahg. 19, a la forme d'un thermomètre à men ureordinaire , avec cuvette cylindrique; seule-ment sou exlremité supérieure est terminéepar une panse dans laquelle le canal du tube8 ouvre par une pointe très Une D L’instru-pient est divise eu un certain nombre de p«r-ties égalés, dont chacune équivaut à uoe frac-tion connue du degre centigrade.

Pour mesurer une certaine température queton sait à priori n être pas inferieure à 28 °,par exemple, on commence par chauffer lemercure de la cuvette cylindrique jusqu’à ceil atteigne l’extrémité du tube ; on incline

alors l'instrument de droite à gauche, de ma-nière que ta pointe du tube intérieur plongedans le mercure du réservoir; puis on refroiditjusqu'à une température un peu inferieure à28 u . jusqu’à 20°, par exemple. Le mercure ren-tre nu réservoir dans le tube, et de là dans lacuvette. Un redresse l'appareil, et en donnantune petite secousse le mercure de réservequitte la pointe et tombe dans la panse, l'ap-pareil étant enferme dans son étui, on le faitalors descendre dans le lieu dont on veut avoirla température. Dès que l'on est arrivé à unecouche où celte température dépasse 20 °, lemercure , eu se dilatant, sort par l'extrémitédu tube, et tombe dans la panse supérieureL’equilibre de température étant supposé éta-bli, on donne une secousse pour foire tomberla petite bulle de mercure qui, sans ce a,resterait a la poinie du tube, et on remontel’appareil Lorsque l'on retire le thermomeiu*de sa boite, il s'est refroidi, et le sommet unmercure est plus ou moins éloigné de lapointe. On n'a plus alors qu'à le plong* rdans un bain à une température observée al'aide d'un bon therniomelre pris pour éta-lon; si cette température est de 25'\ parexemple , et que le mercure du iherniomèlreh maxima soit distant de reitrénntê efü'eedu tube d'un nombre de divisions équivalnnià 4°, 6, la somme 29°, 0 sera précisément lemaximum des températures que l’instrumenta éprouvées.

19 20

f.n 0°. 20 représente I® thermomètre à ml18