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rama, dù aussi à M. Walferdiu. Lus partiesteintées fortement en noir indiquent du mer-cure et les hachures de l'alcool. Far le refroi-dissement, le retournement et l'échauffemeut,ou fait passer dans le tube une colonne demercure qui y occupe une longueur d’un nom-bre de degrés. H» à 15° ; et on note la divisioncorrespondant au sommet de la colonne demercure, l'appareil étant plongé dans un bainde température connue, de 42°, par exemple,supérieure au minimum présumé, que noussupposerons de 6<>. Lorsque l’appareil est sou-mis au refroidissement, le mercure tombe engouttelettes dans la cuvette A ; et pour savoirin valeur de ce refroidissement en degrés audessous de 12°, il suffit de lue sur le tube àquel point remonte le mercure, le thermomè-tre étant de nouveau plongé dans un baina 12°.
Le thermomètre de Bréguet est fondé surl'mégaie dilatation du platine et de l'argent.C'est le plus sensible des thermomètres mé-talliques.
Four la mesure des hautes températures,on a eu long-temps recours au parcmètrede JFedgewood, instrument fondé sur leretrait que prend l'argile soumise à diversdegrés de cuisson ; mais on doit préférer debeaucoup le pyromètre à air , au moyenduquel M l’ouillet a déterminé en degréscentigrades toutes les températures jusqu'àla fusion de l'or, et les différentes nuauceslumineuses que présentent les corp6 à partirdu rouge naissaut (voyez colonne <5*27 |.
Dilatations. — [Nous renvoyons aussi à lacol. 4525 pour les tables relatives aux va-leurs des dilatations linéaires de diversessubstances solides, liquides ou gazeuses.
On avait cru jusqu'à présent que tous lesgaz simples ou composés, soumis à la mêmepression, se dilatent de la même quantitéiiour des augmentations de températures éga-les ; mais il résulte des travaux remarquable»tle M Régnault, que cette belle loi n'est vraieque d'une manière approchée. Le eoeffleieutde dilatation, d'après ses expériences, a varié,pour chaque degré centigrade, de 0,0o3Gü ai»,003685 du volume primitif à la températurede 0 et sous la pressiou de 0 m. 76. « Le coef-llcient de dilatatiou de l'acide sulfureux va enaugmentant d'une manière très-marquée, àmesure que le gaz se trouve soumis à unepression plus considérable. 11 est probableque la même chose se présente pour tous lesgaz composés sur lesquels on n'observe pasrigoureusement la loi des volumes, ou qui nesuivent pas exactement la loi de Mariotte. »
Flusieurs corps, l'eau particulièrement,jouissent de la singulière propriété de sedilater pour des températures croissantes oudécroissantes au delà d'un certain point pourlequel a lieu le maximum de densité. Cepoint a lieu, pour l'eau, à la température deV’,t. En prenant pour uuités la densité et levolume a 0, on trouve qu'ils deviennentégaux à i ,0001082'« et à 0,90989177 pour 4°,4 ;à 0,9960993 et à 4,0039160 pour 30°.
L'alliage de 4 parties de bismuth, 4 deplomb et 4 d'étain se dilate en se congelant.Il a un maximum de densité à l'état solidevers 44°.
FESANTEER SPECIFIQCE 00 DENSITÉ. — Onappelle ainsi le rapport du poids au volumed’un corps. Cette dounée importante s’obtientpar plusieurs procédés dont les résultats doi-vent constamment être corrigés de l’influencede la température.
Far exemple, pour obtenir la densité d’unliquide, on peut déterminer successivement
les poids p et p' des quantités d'eau et duliquide proposé qui remplissent un mêmeflacon aux températures t et t\ Four ramener
p'
le rapport — à ce qu’il aurait été si le BaconP
avait eu constamment la capacité correspon-dante à 0°, si le liquide avait eu cette tem-pérature, et que l'eau eût été au maximumde condensation, on emploiera la formulep’H+rf»! H + frMp ( I + d\ ( 4 + kt' f
dans laquelle r/e t d' représentent les dilata-tions cubiques de l'eau de 4°,< à t°, et du li-quide de 0° à /’ degrés ; et k la dilatationcubique du verre.
Le priucipc d’Archimède (col 388) peutservirà observer la densité d'un corps solide.Il suffit de déterminer le poids P de ce corpsdans l'air, et la perte de poids p qu'il éprouvelorsqu'on le pèse dans l'eau à 1°. k étant lecoefficient de dilatation cubique du corps deü à / degrés, et d ia dilatation totale de l'u-nité de volume de l'eau de 4 U ,4 à t°, l'ex-pression de la densité cherchée seraP H + kt )
V ( » -f d |.
Foui ' u que les températures et les forces élas-tiques des gaz resteutles mêmes, les rapportsde leurs densités restent constants, quelle quesoit leur température commune.
Les aréomètres sont des instruments quidonnent immédiatement les densités desliquides dans lesquels ils flottent.
Voir la col. 4521 pour les tables des den-sités des corp9 solide», liquides et gazeux.
Changements d'état des corps- — lin certainuouibre de corps sont susceptibles d'être suc-cessivement solides, liquides ou gazeux.L'eau, la cire, le mercure, l’alcool, Te zinc,etc., sont dans ce cas. C'est aux variations detempérature pour un volume déterminé qu'ilfaut en attribuer la cause.
Il est probable qu'il n'y a pas de corps es-sentiellement infusible. M. Caudin est par-venu à fondre en verre le grès qui forme lepavé de nos rues, et même à retirer en lllsflexibles. On appelle cependant réfractairesles substances qu'il a été impossible de li-quélierJusqu’à présent. On trouveraàla col.4527 une table des degrés de fusion dediverses substances.
On doit distinguer des gaz proprementdits les 'vapeurs produites par l'évaporationdes liquides avec lesquels ces vapeur» com-muniquent ; car celles-ci remplissent, dans cecas, à saturation , la portion de l’espace oiielles se trouvent, eu égard à la température,et elles ont le maximum de tension Latempérature ne variant pas, leur tension etleur densité ne changent pas non plu6 lors-que leur volume varie. Au contraire, la den-sité et le volume des gaz varient en raisoninverse du volume pour la même masse et lamême température. Mais il n’y a aucunedifférence entre une vapeur et un gaz assezcomprimé pour qu'il y ait un commence-ment de précipitation do liquide, non plusqu’entre uu gaz et une vapeur qui n’étantlus en contact avec le liquide qui l’a pro-uite ne sature pas l’espace où elle est ren-fermée.
Tout passage de l’état solide à l’état liquide,ou de ce dernier à l’état gazeux , est accom-pagné d’une absorption considérable de calo-rique, dont le thermomètre n’accuse pas la