■HT, CHALEUR LATES'TE. CHALEUR SPÉCIFIQUE. TUEIIM AN1SME. AI*
moindre partie, et qui pour cela prend lenom de calorique latent.
Ainsi, un kilog. de glace, à la températurede o°, et un kilog. d'eau à la températurede 75°, donnent, après leur mélange et aprèsla fusion complété de la glace, deux kilog.d’eau à 0°. De même un kilog. de vapeur à100 °, en se transformant en eau, élèverait d'undegré la température de 653 kilog. d’eau.La chaleur latente de l’eau est donc de 75, etcelle de la vapeur d’eau de 553. Dans la pra-tique, on adopte ordinairement 550, bien quele premier nombre , obtenu par le savantM. Duiong, soit très-probablement plU 6 exactque le second, proposé par Southern. ( Voirl’applic. aux chaudières à vapeur, col. 780).
La vaporisation de certains liquides donnelieu à un refioidissement si considérable qu’ildétermine la congélation. C'est ce qui a lieupour l'acide carbonique liquétlé au momentde son expansion dans l’air : il 6 e produiialors des flocons d'acide carbonique liquide.M. Tbilorier est l’auteur de cette remarquableexpérience.
L'ébullition d’un liquide commence lorsquela pression de la vapeur qu’il développe sur-passe la pression atmosphérique. Elle a donclieu à des températures qui varient considé-rablement avec la pression atmosphériqueelle-même, comme on peut le voir dans unetable donnée col. 1529 . Elle est aussi re-tardée par la présence de sels en dissolutiondans l’eau. Ainsi, l'eau saturée de chlorure decalcium ne bout qu'à 179°, 5. |V. le Supplé-ment. col. 1525).
Propagation de la chaleur. — Quelle quesoit la nature et la cause du calorique, cetagent ne manifeste pas seulement son influenceau contact, mais bien à distance , soit à tra-vers le vide, soit è travers des milieux quelcon-ques. Cette propriété est ce que t'ou appelle lerayonnement du calorique.
Le pouvoir émissif ou rayonnant appar-tient è tous les corps indistinctement. Con-stamment, de tous les points de l'espace, quelleque soit leur température, partent des rayonscalorifiques en quantité proportionnelle àcette température, de sorte que l’état ther-mométrique d'un corps dépend de celui detous les corps au rayonnement desquels ilpeut être soumis.
Le pouvoir absorbant est la propriétédontjouissent aussi les corps d’absorber une partiede la chaleur qu’ils perçoivent. Mais ils enréfléchissent aussi une autre partie. Leur pou-voir réfléchissant est complémentaire dupouvoir absorbant, c’est-à-dire que la sommedes quantités de chaleur absorbées et réflé-chies doit toujours reproduire exactement latotalité delà chaleur incidente.
L'intensité de la chaleur rayonnant d’unpoint central varie en raison inverse du carréde la distance à ce point. Elle est aussi pro-portionnelle au cosinus de l’angle que lesrayons calorifiques font avec la normale à unélément rayonnant.
La chaleur se réfléchit en faisant l’angle deréflexion égal à l’angle d'incidence.
Aussi bien que la lumière, la chaleuréprouvé une réfraction en passant d'un milieudans un autre.
On appelle athermanes les substances quiarrêtent la chaleur rayonnante, comme lescorps opaques arrêtent la lumière; et (lia-tnermanes celles qui jouissent de la propriétécontraire. La diathermanéité n’est pas enraison de la diaphanéilé, ni l’athermanéité enraison de l’opacité. Ainsi, le sel gemme esttrès-diathermane et l’est également pour tou-
tes les sources de chaleur; l’alun, au con-traire, l’est excessivement peu et d’autantmoins que la température de la source estmoindre. Le verre noir et le quartz enfumeont une diathermanéité très-étonnanle si *>:»la compare à leur opacité, mais elle diminueaussi avec la température de ta source.
L’expérience prouve que la quantité de cha-leur réfléchie perpendiculairement sur lesdeux faces d’une plaque diathermane, est htrès-peu près constante et égale à t/13 de lachaleur incidente.
Le nom de diatbermansie a été donné parM. Melloni à lu propriété que possèdent lessubstances differentes de choisir dans la cha-leur des éléments différents pour les absor-ber. Ainsi, lorsque la chaleur a été épuréeou thermanisée par son passage à traversune certaine substance, elle devient plus apteà traverser une autre plaque de lu mêmesubstance, et n'éprouve plus de sa part quede très-faibles absorptions , si bien que lanouvelle plaque agit sur le faisceau therma-nisé presque comme le sel gemme agit surtoute espèce de chaleur, ou comme un verrerouge agit sur de la lumière colorée qui vientde traverser un autre verre rouge.
Tout semble indiquer qu'il n’y a réellementaucune lumière chaude ni aucune chaleur lu-mineuse; car, en combinant convenablementdes substances tbermanisactes, comme parexemple le verre vert et l'alun . on arrive àabsorber presque toute la chaleur, presquesans atténuer l'éclat de la lumière; et, aucontraire, avec des verres noirs ou du cristalde roche enfumé, on absorbe toute la lumièredu soleil, en laissant passer une portion con-sidérable de sa chaleur.
Les lois du refroidissement ont été établiespour la première fois d’une manière exodepar les illustres physiciens Duiong et Petit.Quand l’excès de température du corps quise refroidit dans le vide n'est pas trop consi-dérable, on peut adopter la loi de Newton , delaquelle il résulte que les vitesses de refroi-dissement sont proportionnelles aux excès detempérature.
La conductibilité est la propriété dont jouis-sent les corps d'absorDer la chaleur et de Inrépandre dans leur masse; si elle e 6 t exté-rieure , elle prend le nom de pénëtrabilité ;intérieure, elle s’appelle perméabilité. Lesrapports numériques des conductibilités inté-rieures de divers corps peuvent être ainsi
1000
Etain.
303
981
Plomb.
ISO
973
Marbre.
23 ;
898
Terre cuite.
12.
375
Porcelaine.
1 1.
F,an.
9 :
établis :
Or.
Platine.
Argent.
Cuivre.
1 er.
Zinc.
L'air et les gaz suut de très-mauvais con-ducteurs. Il en est de même des corps délieset divisés, tels que les poudres même métal-liques. Nos vêtements ne sont nullementchauds par eui-raômes ; mais, à raison deleur mauvaise conductibilité , ils empêchentle passage de la chaleur.
De là le proverbe espagnol à l’appui desvêtements amples si bien appropriés aux nuitsfraîches et aux journées brûlantes de la Pénin-sule : « Ce qui est bon contre le chaud est éga-» lement bon contre le froid. »
Les vêtemenls blancs à poils soyeux jouis-sent au plus haut degré de cette double pro-priété.
Caloiiimetrie. — On appelle capacité pourla chaleur, ou chaleur spécifique a'imesubstance, la quantité de chaleur qu'un pouls