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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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déterminé de substance exige pour que satempérature augmente d'une certaine tem-pérature. On prend pour unité de chaleur spé-cifique la quantité de chaleur nécessaire pourélever de l<> la température d'un poids d'eauégal au poids du corps dont oo veut évaluerla capacité.

Les recherches de Dulong et Petit ont encoreété long-temps pour ce suj.t les plus préciseset les plus fécondes en résultats. C'est à euxque l'on doit cette loi extrêmement remar-quable : « Les atomes de tous les corps sim-» pies ont exactement la même capacité pour-> la chaleur. » Par atomes, on entend ici desparticules intégrantes de même nature que lecorps, et pour lesquelles toute division , soitchimique, soit même mécanique, est impos-sible (voir la Chimie , col. 430'.

Un jeune physicien, dont les premiers pasdans cet te carrière vnt été signales par les plusbrillants succès, M. Kegnsult, a recommencé,avec des soins et des procédés particuliers, delongues séries d’expériences pour la déter-mination des chaleurs spécifiques des corpssimples et composés. Il est parvenu aux ré-sultats suivants :

1° La loi de Dulong et Petit représenteraitprobablement les résultats de l'expérienced’une manière tout à Tait rigoureuse , si l’onpouvait prendre la chaleur spécifique de cha-que corps à un point détermiué de son échellethermomélrique , et si l’on pouvait débar-rasser cette chaleur de toutes les oau-es étran-gères qui la modifient dans l’observation.

2° La cb8leur spécifique des alliages, àune distance un peu grande de leur point defusion, est exactement la moyenne des chaleursspécifiques des métaux qui lés composent.

3 U Dans les corps composés, de même com-position atomique et de constitution chimi-que semblable , les chaleurs spécifiques sonten raison inverse des poids atomiques.

Ces lois ne sont vraies qu'entre certaineslimites . et il n'est pas étonnant qu’il en soitainsi, « car la capacité calorifique des corps» se compose de leur chaleur spécifique pr<>-» prement dite et de la chaleur que ces corps» absorbent à l'état de chaleur latente en aug-»• mentant de volume. Le résultat donné par» l’expérience est donc un résultat complexe» dans lequel, heureusement, la chaleur spe-» ctflque proprement dite domine assez pourj» que la loi élémentaire ne soit pas complé-» tement voilée. »

§ 6. Du magnétisme et de l’électricité.

Magnétisme proprement dit. — Les Grecsdésignaient la pierre d’aimant sous le nomde magnés; telle est l’étymologie du motmagnétisme.

i.’aimant est une substance minérale (feroxyduloi qui a la propriété d’attirer le fer,faner, le cobalt, le nickel, lerhrflmeet lemanganèse, substances qui, pour cette rai-son. portent le nom de magnétiques. C'estM. Pou il le t qui a fait connaître la propriétécurieuse dont jouit le manganèse de n'étremagnétique qu'à 20 ou 25° au-dessous dezéro.

M. Dove. de Berlin , vient de constater lapropriété magnétique dans tous les métauxpar un mode d’expérimentation nouveau.

La limail'e de fer 6'aiiache à l'aimant quel’on y roule; elle se porte principalementvers deux points appelés pôles , qui semblentêtre des centres d'attrartion plus puissants etqui sont vers les extrémités. La Dg. 21 repré-sente l’apparence singulière que la limaillepreûd ordinairement autour d'un barreau

d'aimant, lorsque l'on imprime a la table surlaquelle ce barreau est posé de petites secous-ses pour amener les particules ferrugineusesdans leur position d'équilibre.

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Il y a plusieurs procédés pour Iransm tirela vertu magnétique d'un aimant a une sub-stance magnétique. Le plus simple consiste àpasser plusieurs fois, dans le même sens, undes pôles d'un aimant naturel ou artificiellui-même sur la barre que l'on veut aiman-ter. La force coercitive avec laquelle le bar-reau retient la vertu magnétique qu'on lui adonnée artificiellement est presque nulle dansle fer doux, beaucoup plus considérable dansl'acier, et elle augmente avec la dureté de latrempe de celui-ci. Le choc, l’écrouissage, latorsion accroissent aussi cette force; le ferdoux passé a la filière acquiert une force coër-citive sensible. Mais aussi un corps magné-tique est d'autant plus difficile à aimanierqu'il retient mieux la vertu magnétique.

Tous les aimants naturels ou artificiels ontla propriété de se diriger constamment dansle même sens, à la même époque et dans lemême lieu, lorsqu'on les suspend par leursce ni res de graviié De là l'inclinaison et ladéclinaison magnétique (col. 381 et 3S2).

Dans deux aimants quelconques les pôles demêmes noms se repousseut et les pôles denoms differents s’attirent.

La terre agit sur l’aiguille aimantée commepourrait le faire un grand aimant naturel.Une expérience bien remarquable prouve soninfluence. Si on prend tne barre de fer etqu'on la tienne parallèle à la direction del'aiguille aimamée suspendue librement.c’e>t-à-dire inclinée d'environ 70° à l’horizon,dans un plan faisant un angle d’environ 22°à l'ouest avec le méridien, cette barre ac-quiert deux pôles et les propriétés magné-tiques, ces données sont applicables a Paris .

On donne le nom de boussole à l’appareilqui renferme une aiguille aimantée soumiseà l’action du magnétisme terrestre. On dis-tingue la boussole de déclinaison et celle^'inclinaison*

L’aiguille asiatique est celle que l'on aplacée daos un plan perpendiculaire à la di»