MAGNÉTISME.
ELECTRICITE*
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rection que prend l'aiguille d'inclinaisondans le méridien magnétique. Elle est alorseu équilibre dans une quelconque des posi-tions qu'elle peut occuper autour de sou axe.
L'action du Ter sur les boussoles employéespour diriger la marche des navires peut êtrecorrigée par le procède ou compensateurmagnétique dû à M. Barlow.
Coulomb a constate, à l'aide de son ingé-nieuse balance de torsion, que les attrac-tions et les répulsions magnétiques sont enraison inverse du carré de la distance.
Electricité proprement dite. — Le motgrec électron signifie ambre ou succin. Orcette suhsiance est la première dan* laquelleon ait reconnu que le frottement développéla propriété d'attirer des corps légers, tels quede la sciure de bois, de la moelle de sureau,des barbes de plume, etc. La cause de cephénomène, bien autrement général que lesGrecs ne le soupçonnaient, a pris de là lenom < Y électricité.
Certains corps deviennent électriques parle frottement, c'est-à-dire qu’ils acquièrentplusoumoius la proprielé d’aitirer à leursurface les corps légers; ils portent le nomà'tdio-éiecttiques. Tels sont l’ambre, lagomme laque, les ré-ines, le soufre, le verre,etc. Les métaux, au contraire, sont anélec-triques, c'est-à-dire qu’ils ne prennent pasd’électricité parle frottement direct; maisils acquièrent la vertu électrique lorsqu'onles met en contact avec les autres corps préa-lablement frottes.
Les corps idio-électriques sont mauvaisconducteurs de rélenricilé, c’est-à-direqu’ils Jouissent de la propriété de retenirplus ou moins long-temps la vei tu électriquedéveloppée en un des points de leur surface.Les corps anélectriques, au contraire, sontbons conducteurs, c’est-à dire que la vertuou le fluide électrique deve oppé en un deleurs points se transmet instantanément surtoute l'étendue de leur superdeie.
Cette distincnon ne doit pas, néanmoins,être entendue d'une manière absolue, et ilfaut admettre que tous les corps sont plus oumoins bons conducteurs.
Les oxydes métalliques, le charbon ordi-naire, les gaz et notamment l'air atmosphé-rique sont assez mauvais conducteurs ; Veau ,a vapeur, tes liquides, à l'exception des hui-les, le charbon calciné \ braise de boulanger),les corps des animaux, etc., conduisent assezbien I électricité.
Le globe terrestre absorbe entièrement etrend insensible toute l’électricité développéesur une surface avec laquelle il est en con-tact; r'e*t à raison de celle propriété qu’onmi donne le nom de réservoir commun . etque les corps non-conducteurs sont isolantscomme interceptant tonte communicationavec te globe ou entre les corps électrisés etceux qui ne le sont p8s.
On appelle èlectroscopes les instrumentpropres a faire connaître i'electricité. Le plussimple de tous consiste dans une boule demoelle de sureau suspendue à un 01 de soieou de métal très-Qn, Oxé à une tige isolante.Tout corps électrisé doit attirer la houle àune certaine distance. Mais lorsque celteboule a été en contact avec le corps et qu'edeà pris une certaine partie de son électricité,elle est repoussée. Deux boules semblables terepoussent mutuellement lorsqu’elles ontété électrisées par de la résine ou par duverre frottés avec de la laine; mais elless attirent lorsque l'une d'elles a été en contactavec la résiue et l’autre avec le verre.
On conclut de là qu'il y a deux espècesd'électricités auxquelles ou a donné respec-tivement les noms de vitrée et de résineuse,ou de positive et de négative. Leurs typessont les électricités développées respective-ment 6ur le verre poli et sur la résinefrottés avec de la laine, laquelle prend tou-jours l'électricité contraire à celle qu'elle dé-veloppe. Les électricités de même nom serepoussent donc, et relies de noms contrairess'attirent. Leur combinaison constitue lefluide neutre ou l'étal naturel des corps.
Les substances dont voici les noms s'élec-trisent positivement lorsqu'elles sont frottéesavec celles qui les suivent, et négativementquand elles le so>>t avec celles qui les précè-dent: peau de chat, verre poli, laine, plumes,bois, papier, soie, gomme laque, verre dé-poli.
lue machine électrique est un appareilau moyen duquel on peut développer deLeleciricué en quantité indéfinie. Elle secompose ordinairement d'un plateau de verrevertical mobile autour d'un exe horizontal ,qui, dans le mouvement de rotation qu'on lutimprime autour de cet axe , frotte entre descoussins rembourrés de crins et de laineet enduits d’une couche d’or mussif | deuto-sulfüre d'étain), on d'amalgame de zinc etd'étain. Des conducteurs métabiques creux ,cylindriques ou eu fer à cheval , soutenussurdeg pieds de verre enduits d'une couchede vernis à la gomme laque, et terminés pardes boules métalliques placées à proximitédu plateau, se chargent d'électricité positivelorsque les coussins sont eu communicaiionavec le réservoir commun par des corps suf-fisamment conducteurs.
Un appareil de ce genre donne lieu auxphénomènes les plus curieux. D’abord lors-qu'on approche des tubes conducteurs unesubstance conductrice, on en soutire desétincelles à une distance qui varie avec lapuissance de la machine et qui atteint par-fois Jusqu'à 3 et h mètres. Ces étincelles sontaceompagnée* d'une détonation qui peutégaler celle d’un petit pétard, les hom-mes et les animaux ressentent toujours unecommotion plus ou moins forte lorsqu'ilssoutirent l'éiincelle. L'éther et l'atrool sontenflammés par le passage de cette éimce le ,ausM bien que la meche encore chaude d’unebougie qui vient ri'èire éteinte. Un mélangede deux volumes d hydrogène et d'un d’oxy-gène détone et forme de l'eau sous l’influencede celle étincelle. Dans le pistolet de f'oital'explosion chasse au loin un bouchon plaresur l'orilire d’un petit tube de cuivre oùs'opère la combinaison.
Une personne placée sur un gâteau de ré-siue bien sec ou sur un isoloir à pieds deverre, ne reçoit aucun choc de la machineavec laquelle elle communique, tandis quele mouvement y développe de l’électricité;seulement elle éprouve sur la peau, et surtoutà la figure, l'impression d’un souffle léger;ses cheveux se hérissent et laissent échap-per des aigrettes de lumière. St on vientalors à la toucher, on en tire des étincellesdont Immensité dépend de la charge électri-que q ne l'on a accumulée sur elle
La danse des pantins est on )en singu-lier qui a suggère à Volts une ingénieuse ex-plication de la formation de la grêle. Dopetits pantins de liège sont parés sur unplateau métallique communiquant avec lesol, tandis qu’un autre plateau placé a 12 ou15 cen'imèires au-dessus communique avecle couducleur de la machine. Si l'on me18 .