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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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iil GALVANISME. ÉLECTRO-MAGNÉTISME . 4Ü"2

rente produit de l'électricité; et il donna lenom de force électro-motrice à cette forcenouvelle, qui décompose l'électricité natu-relle de deux corps hétérogènes en contact.

Guidé par ses vues théoriques, Volta ima-gina déformer une longue colonne en super-posant successivement une rondelle de cuivre,une de zinc et une de drap mouillé, avecl’attention de ne jamais intervertir retordre.« Cette masse en apparence inerte est, quantà la singularité des effets, » dit encoreM. Arago, « le plus merveilleux instrumentque les hommes aient jamais inventé, sans enexcepter le télescope et la machine à vapeur. »I.es deux extrémités delà pile sont, l'une uneplaque de zinc à laquelle correspond le pôlepositif, l’autre une plaque de cuivre à la-quelle correspond le pôle négatif, si deux Ulsmétalliques sont attachés à ces deux plaquesextrêmes, au moment où on les touche tousdeux on ressent une commotion dont la forcedépend de celle de la pile. Le fil qui port dupôle zinc étant appuyé sur le bout de la lan-gue, et le lit du pôle cuivre sur un autrepoint, on sent une saveur acide très-pronon-cée. Pour que cette saveur devienne alcaline,il suffit de changer les deux fils de place.

En appliquant le bout de f’un des Uls sur lefront, sur les joues, sur le nez, sur le mentonet même sur la gorge, à l’instant où l'on saisitl'autre Û1 avec la main, on aperçoit, les yeuxfermés, un éclair dont la vivacité et la formevarient. Sous l'action combinée des deux lits,les cadavres de personnes mortes depuisquelques heures se sont dressés, ont gesticuleet ont éprouvé d’horribles contorsions. Quoi-que chacuu des Uls, considéré isolément, semontre è la température ordinaire, dès qu'onles met en contact, de manière à fermer lecircuit, ils s'échauffent subitement; si lesextrémités sont suffisamment tenues et lapile forte, les Uls rougissent et même fondentet se volatilisent.

h'eau, les acides, les oxydes, les sels, et tousles corps composés, pour peu qu’ils soientconducteurs, sont décomposés par la pilelorsqu’on les place dans le courant, c’est-à-dire lorsqu’on les dispose entre le» pôles, detelle sorte qu’ils forment une partie du cir-cuit. L'un des éléments se rend au pôle positifet l'autre au pôle négatif. Le courant va tou-jours du pôle zinc au pôle cuivre.

Ou a donné à la pile un grand nombre deformes différentes. La Ug. 22 en représente

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une des plus usitées, la pile à auges. C'estune caisse en bois, divisée en compartimentsou cases par des cloisons composées chacunede deux plaques cuivre et zinc soudées en-semble, et qui s’engagent dans des ramurespratiquées sur les parois de la caisse, revê-tues d'un mastic non conducteur. Les inter-valles des plaques consécutives forment depetites auges de 5 à 6 millim. d'épaisseur,dans lesquelles on met de l'eau acidulée. Lesextrémités des Qis peuvent être garnies demouchons de verre, afin de préserver l’expé-rimentateur de tout danger de commotion.

Elfctro-magnétisme. — Lorsque l’on appro-che d’un 01 conducteur traversé par le cou-rant de la pile une aiguille aimautée libre-ment suspendue, le courant tend toujours àtourner l'aiguille en croix avec lui, le pôleaustral à gauche. Telle est la découverte fon-damentale faite par le professeurOErsted à Co-peubague en 1820. MM. Biot et Savart ont dé-montré que l’intensité de l’action du courantest en raison inverse de la simple distance.

}■* multiplicateur ou galvanomètre, ima-giné par M. Schweigcr, est un instrumentfondé sur cette propriété et d’une sensibilitémerveilleuse pour découvrir les moindnstraces de l'électricité en mouvement, notam-ment les phénomènes thermo-électriques,dus a une simple différence de températureentre les parties d'un circuit composé de mé-taux. La og. 23 représente le galvanomètreperfectionné par Nobili. Deux aiguilles aiman-tées de forces presque égales sont montées ensens contraires sur un même axe, de manièreque leur ensemble ne conserve plus qu'unetor.ee directrice très-faible. De plus, un cir-cuit est formé par un 01 métalliqne très-Ûnet très-long, enduit d’une substance isolante,et enroulé autour d'un cadre rectangulaire,

de manière que l’aiguille supérieure passeau-dessus de la base supérieure, et l'aiguilleinférieure entre les deux bases de ce rectan-gle. L'aiguille supérieure tourne sur un ca-dran divisé eu 360 degrés. Les deux Ois p et nétant mis en coutact avec le plus faible cou-rant galvanique, les déviations de l’aiguilleaccuseront l’existence de ce courant et sa di-rection.

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M. Arago a imaginé de plonger dans de lalimaille de fer le Ul qui joint les deux pôlesd'une pile: à l'instant la limaille s'enrouleautour du 01 et y adhère tant que dure lecourant; mais elle se détache dès que le cir-cuit est rompu.

Une aiguille d'acier est aimantée lorsqu'elleest placée dans un tube de verre autour du-