C!S ttiVsiQüE. 424
quel est enroulé en hélice un fil métalliquecommuniquant avec les deux pôles de la pile.
Réciproquement, l’influence d’un corps ai-manté peut faire naître un courant dans uncorps fermé, ainsi que l’ont prouvé les ingé-nieuses expériences de M. Faraday. C'est à cetordre de faits gue se rapporte le magnétismede rotation , dont la connaissance est due aM. Arago. Ce phénomène important consisteen ce qu’un mouvement de rotation suffisam-ment rapide, imprimé è un disque de cuivrerouge très-pur, au-dessous d’une aiguille ai-mantée, communique à celle-ci un mouve-ment semblable dans le même sens.
^ Electiucitk dynamique. — Cest ainsi quel’on appelle une branche de la science duepresque entièrement aux travaux de l'i HuîtreAmpère , et dont les bases sont démontréesexpérimentalement à l’aide d’un appareil ex-trêmement ingénieux.
On voit d’abord, au moyen de cet appareil,que deux courants parailees s'attirent ou serepoussent, suivant qu'ils marchent dans lemême sens on en sens contraire. Ensuite,deux courants croises tendent toujours à de-venir parallèles pour marcher dans le mêmesens. Enfin, la terre suit en chaque lien, surun courant voltaïque, comme un aimant dontl’axe serait parallèle è l'aiguille d'inclinaison,ou comme une sérié de courants électriques,tous dirigés de l’est è l'ouest, qui existeraientà la surface ou dans l’intérieur du globe, etdont l’intensité irait en croissant du pôle àl’équateur.
§ 7. Indications historiques etbibliograph i q u es.
La physique est une science que l’on peutregarder comme entièrement de création mo-derne. (.es anciens n’ont connu ni les lois dela pesanteur, ni la pression atmosphérique, niles lois du mouvement des liquides.
C’est à Pythagore que l’on attribue la pre-mière idee de rapports simples entre lesprincipaux intervalles musicaux.
Archimede trouva les conditions dVquili-bre des -ohdes plongés dans un liquide.
Ctésibiuset Néron d’Alexandrie , son disci-
F le. qui vivait au deuxieme siècle avantère chrétienne, furent h s auteurs d’unefoule d’appareils ingéuieux mis en jeu parl’air et par l’eau.
Les anciens Itomains. si habiles dans l’artdes constructions, surent aussi conduire leseaux necessaires à l’approvisionnement desvilles , et p 1 «tiquèrent l’hydraulique avecquelque bonheur, sans en couualtre les prin-cipes théoriques.
La catoptrique, celle des parties de l’opti-que qui s'appuie le plus immédiatement surles principes de géométrie, fui assez avancéechez les anciens. Enelide , Archimede , Pio-lemée, la cultivèrent avec succès. Elle fitmême quelques progrès entre les mainsdes Arabes.
La connaissance des propriétés des lentil-les et des miroirs semblait devoir conduire
à l'invention des télescopes plus tôt qu'on n'yest réellement arrivé. Galilée est le premierqui ait construit, d'après des principesthéoriques, une lunette à réfraction, un peuaprès avoir appris qu'une invention venaitd avoir lieu à ce -«ujet en Hollande.
C'est au seizième siecle, si remarquabledans l'histoiie <le l'esprit bumoin.que la phy-sique commença à sortir des Jauges où elleétmt re.-lée ensevelie Jusqu'alors.
Le dn-septiéme et te dix-huitième sièclefurent signales psr des progrès encore pinsgrands; Galilée, Descartes, Sneilius, Torricelli ,Pascal. Otto de Guernke, le l*. Kircher, BoyleNuygens, Ilooke, Newton , Mariotte, Amoutons,Ilauk>bée, lesBernouilli, Clairaut , D’Alembert,OKpinus, Franklin, Gn I va ni, Voila, CoulombBorda, etc., firent avancer simultanément laconnaissance des lois de la mécanique, desfluides, de l’optique, de la chaleur, de l'acous-tique, du magnétisme et de l'électricité. Eu-üti, l.s travaux de notre siècle tendent deplus en plus à rattacher è des théories cer-taines les faits épars dont se composent en-core la majeure partie des branches qui troi-teut des fluides impondérables. C'est à laFrance surtout que la physique mathémati-que doit ses plus grand- progrès. Lagrange,Laplace. Legendre, Fourier, Poisson et Am-père , appliquaient le calcul aux phénomènesde la chaleur, de l'électricité, du magnétismeet de l’optique, tandis que Malus, Petit, Fres-nel et Dulong découvraient avec une sagacitémerveilleuse et mesuraient avec une exacti-tude jusque-là sans exemple, les résultats quiservent de base à la physique moderne. Sansvouloir citer ici spécialement aucuu auteurvivant, il nous suffira de dire que nous avonsencore de dignes représentants dans les diversesbranches de la physique experimentale et ma-thématique. Ces études, momentanément né-gligées en France , semblent repn ndre une vi-gueur nouvelle, et l’on a vu de jeunes savantsmériter, par la profondeur et la perfection deleurs travaux, de prendre place auprès des an-ciens émuies et collaborateurs des hommes il-lustres dont les noms viennent d’èire rites.
Parmi les ouvrages destinés à l’enseigne-ment de la physique, nous filerons les Elé-ments de physique de M. Pouillet, auxquelsnous avons emprunté la subsinuce de noirerésumé, et qui se distinguent par la rirhes>edes faits d'experience qui y sont relatées, aussibien que par la clarté de l'exposition el parla belle execution des planches; le savantCours de physique de l'école Polytechni-que .. p»r M. Lamé; le Traité élémentaireae physique de M Despretz; celui rie M. Pe-clet. etc , etc. Les Annales de chimie et dephysique de MM. G-iy-l.tissac et Araeo. quiont aujourd'hui pour collaborateurs MM.Che-vreui. Dumas. Pelouze , Boussingniilt et Ile-gnault.et les Annaien der Chenue itnd Phy-sik de Poggendorf sont les recueils scienti-fiques les plus importants à consulter pourl’étude approfondie et pour la counaissancede l'histoire de la science mod.rne.