429 EQUIVALENTS CHIMIQUES. SYSTEME ATOMIQUE* 4,>(>
lieu suivant des proportions déümes , dontl'échelie est composée d’une suite de multi-ples ayant entre eux des rapports très-sim-ples. Les composés formés de principes bi-naires sont soumis à celte loi, et de plus àune autre dont nous donnerons idée en di-sant que la quantité d'oxygène de l'acidedans uu sel est généralement un multiplesimple de la quantité d'oxygène de l'oxyde.
Ainsi les quantités d'acides carbonique, sul-furique et azotique nécessaires pour saturercomplètement 590 parties dépotasse, conte-nant tOO d'oxygène, sont:
27 6 50 1 67 7
qui contiennent respectivement en oxygène200, 300, 500.
Les quantités d'oxygène dans l'acide des
carbonate, sulfate et ozotate de potasse , sontdonc respectivement le double , le triple etle quintuple de celte que contient la potasse;et ces rapports sont les mêmes pour tous lescarbonates, sulfates et azotates, quelle que
soit la base.
Les composés formés de principes plus Quebinaires sont rares, et on u’en a d’exempleque parmi les sels. Ils sont aussi assujettis àcette loi remarauable, que si 2 sels ayant lemême acide et des bases différentes se com-binent, la quantité d’oxygène de la base dansl'un est un multiple par un nombre entierde la quantité d'oxygène de la base dansl’autre.
Ainsi Y alun potassique est un sel doublecomposé de 2146 parties de sulfate d'alumiue,lesquelles contiennent 1290 d'oxygène dont300 dans l'alumine ; et de 1001 de sulfate depotasse, lesquelles renferment 400 d'oxygènedont 100 pour la potasse. Le rapport entre lesquantités d'oxvgène que contiennent les 2bases, dans ce sel double, est donc celui de 3à l. Nou6 faisons abstraction de l'eau com-binée que contient l’alun.
Equivalents chimiques ou nombres propor-• iunnels. — La constance du rapport entrel'oxygène de l'acide et celui de la base, daustous les sels qui renferment cet acide, adonné naissance à l’expression d 'équivalentspour désigner les poids d'oxydes différentsqui sont saturés par un même acide aumême degré, ou les poids d'acides différentsqui saturent une même base au môme de-gré. Ainsi 501 parties d’acide sulfurique quicontiennent 300 d'oxygène , saturant 590 depotasse, 391 de soude, 957 de baryte, 1394de protoxyde de plomb, et 1452 d’oxyde d'ar-gent , quantités d’oxydes qui renfermenttoutes 100 d’oxygène; on dira que ces quanti-tés sont les équivalents chimiques ou lesnombres proportionnels de ces bases.
Déplus, les mêmes nombres expriment lesquantités d’oxydes saturées par 677 d’acideazotique, qui renferme 500 d’oxygène. On re-garde donc 501 d’acide sulfurique et 677 d'a-cide azotique comme des équivalents quipeuvent se remplacer mutuellement dans unsel, sans que la saturation cesse d'avoir lieuau même degré.
Les nombres
„ 1091, 892,1458, 1895, 1953,
que Ion obtient en ajoutant l’équivalent 501de J acide sulfurique aux équivalents desoxydes ci-dessus désignés, sont aussi ce quet on appelle les équivalents des 6UJfates quiont pour bases ces oxydes. De même lesnombres
1267,1068, 1634,2071, 2129,sont les équivalents respectifs des azotates depotasse, soude, baryte, oxyde de plomb,oxyde d'argent.
On voit, d'après ce qui précède, que si l’onmet en présence deux équivalents de selssusceptibles de se décomposer mutuellement,par exemple 2071 d'azotate de plomb et 892 desulfate de soude, la double décompositionsera complète. Les 677 d'acide azotique satu-reront les 39i de soude et donneront 1068 d’a-zotate de soude soluble; tandis que les 50id’acide sulfurique saturant les 1394 d'oxydede plomb, on aura 1895 de sulfate de plombqui se précipitera au fond du vase.
Notons, eu passant, qu'une réaction sem-blable a toujours lieu entre 2 sels solubles,lorsqu'il peut, de cette réaction, naître un selinsoluble.
C'est dans le même ordre d’idées que l'onévalue les nombres proportionnels des corpssimples par les quantités de ces corps qui,combinées avec 100 d'oxygène, donnent nais-sance à un protoxyde.
Cette convention exigera que l'on emploiedes nombres fractionnaires dans les équiva-lents de certains oxydes et de certains 6els.Ainsi, le protoxyde de fer étant formé de 1équivalent de fer et de I équivalent d'oxygène,le peroxyde, qui est un sesquioxyde, seraformé de 2/3 d'équivalent de fer et l équivalentd'oxygène. Le sesquicarbonate de soude ren-ferme I équivalent de soude et 3/2 équivalentsd'acide carbonique; le sulfate tribasique decuivre,! équivalent d’oxyde de cuivre et 1/3équivalent d'acide sulfurique.
Système atomique. En supposant la matièrecomposée de particules d'une extrême petitesse,ou d’atomes, différant d’une substance àl'autre par le poids et peut-être par la forme,se juxtaposant sans jamais se confondre pourformer aes composés, et recouvrant au mo-ment de leur séparation toutes leurs pro-priétés premières , on peint de la manière laplus nette les phénomènes chimiques à l'es-prit.
Or, M. Gay-Lussac , en étudiant Icg combinaisons des gaz, e6t parvenu à ce résultattrès-remarquable, que « les volumes des ga/qui se combinent sont toujours dans un rap-port simple; et que si le composé éprouveune contraction , le volume contracté est lui-même en rapport simple avec le volume del'un des deux gaz composants. » C'est ainsique dans les 5 combinaisons déjà citées del'azote avec l'oxygène, pour un volume d'azoteil y en a successivement 1/2, 1, 1 et 1/2, 22 1/2 d’oxygène ; et les volumes des deux pre-mières, les seules que l'on puisse observer àl’état gazeux, sont respectivement i et 2.
La première partie de cette loi, aussi bienque l'égale compressibilité et l’égale dilatabi-lité des gaz simples, porte à croire que tousces gaz sous le même volume, à la mêmetempérature et à la même pression, renfer-ment le même nombre d'atomes.
Pour élendre cette hypothèse aux gaz com-posés, il faut faire une distinction entre l'a-tome physique et l’atome chimique, ot ad-mettre que le second n'est pas insécablecomme le premier. Ainsi, un volume de gnzacide chlorhydrique étant formé de la com-binaison d'un demi-volume de chlore eld’un demi-volume d’hydrogène, il faut quel’atome de chlore et celui de l’hydrogènepuissent se couper en deux, pour donner nais-sance à l’atome de gaz chlorhydrique.
Il y a plus encore: si l’on compare le gazammoniac ou hydrogène azoté , composé de 3volumes d'hydrogène pour! d’azote,avec l’hy-drogène phosphoré , qui a avec le premier laplus grande analogie, on devrait admettre quele second gaz est composé aussi de 3 volu-