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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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CHIMIE.

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mes d'hydrogène et de t de vapeur de phos-phore; auquel cas la densité de celte vapeurserait 196, celle de l'oxygène étant 100- Maisl’eiperieoce doune 392, c’est-à-dire précisé-ment le double. L'hydrogène arsénique donnelieu à une remarque tout à fait semblable. Ondoit donc renoiiceraux plus belles analogies dela chimie, ou admettre que les gaz simpleseux-mèuies ne renferment pas, à volume égal,le même nombre d’atomes chimiques. Cenombre ne peut du reste varier que dans lesrapports simples de 1 à 2 et à 3.

Celte restriction une fuis adoptée, on voitque les poids atomiques des corps simplesgazeux ou susceptibles de former des combi-naisons gazeuses, sont proportionnels auxdensités de ces corps ou des vapeurs qu'ilsformeut, ou plutfa à un multiple entier oufractionnaire de ces densités. Le poids de l'a-tome d'oxygène est toujours pris pour type, etreprésenté par toO.

Des considérations d’un ordre différentpeuvent guider dans la recherche de la com-position atomique des corps solides et liqui-des qui ne donuent pas naissance à des com-binaisons gazeuses. Il suflit pour cela d'ad-mettre la lot de Dulong et Petit, sur la capa-cité des corps simples pour la chaleur, loiconfirmée avec les restrictions convenables, etgénéralisée par les travaux remarquables deM. ltegnault. Alors le poids atomique d’uncorps simple quelconque s’obtiemlra en divi-sant un nombre compris entre 38 ei 42 par lachaleur spécilique de ce corps. On substitueraau quotient le multiple simple du nombreproportionnel qui approchera le plus de cequotient. Les multiples pourront être 1/3, t/2,2/3, 3/2, 2,3... (COl. 415).

Enfin, la belle loi de Yisomorphisme deM. Mitscberlich est du plus puissant secourspour achever la détermination des poids ato-miques. Cette toi consiste en ce que les corpsisomorphes, c'est-à-dire ceux qui cristallisentde la même manière, peuvent être considéréscomme étant généralement composés dumême nombre d'atomes, unis de la mêmemanière.

Ainsi le poids atomique du fer 339 étant dé-terminé par sa chaleur spécifique, il faudraque le protoxyde soit compose d'un atome defer et d'un d'oxygèue, et le peroxyde de deuxdu fer et de trois d'oxygène. Or, comme leprotoxyde de manganèse est isomorphe à celuidu fer et son sesquioxyde avec le peroxyde defer, ces deux oxydes sont atomiquement com-posés comme ceux de fer, ce qui conduit aunombre 346 pour le poids de l’atome de man-ganèse.

ûo a imaginé de représenter par des sym-boles la composition atomique des corps. OndésigDe d'abord tous les corps simples parune ou deux îuitiales ; puis par un exposantplacé à droite et un peu au-dessus de ces ini-tiales le nombre d'atomes de chaque corpsqui entrent dans la composition d'uue sub-stance donnée.

Aiusi Fe représente l'atome de fer; FeOl’atome du protoxyde; Fe^O 3 l'atome du per»oxyde ; MoO et Mu^O 3 les atomes du pro-toxyde et du sesquioxyde de manganèse.

Quelle que soit l'opinion que l'on se formede la réalité du système atomique, ou nepeut disconvenir que l’emploi simultané deces formules abrégées et o’une table de poidsatomiques mis en regard de ces foimules, nesoit éminemment propre à mettre en lumièretontes les réactions chimiques des corps, et

ne conduise absolument aux mêmes résultatsque la table des nombres proportiODuels.

CONSTITUTION UOLbCCUlEE Dts COHPS. — C'estun fait bleu remarquable que l'identite,signalée par A1. Duiuus, ues multipleou sous - multiples les plus simples despoids atomiques de beaucoup de corps simples,comme ou peut le voir dans le petit résumésuivant, ou l’on indique les coeflicieuts parlesquels ou doit multiplier cert.nus poidsatomiques et les résultats qui s’appliquent aplusieurs corps, avec cette préparation préa-lable.

Silicium = 2 bore = 275.

Cobalt = nickel = t/2 étain = 368.

Cuivre = t/2 iode = 395.

Ziuc = ytrium = t/2 uulimoine = tellure= 2 soufre = 403.

Cérium = t/2 tautile = 575.

Molybdène = t/2 tungstène = 597.

Platine = indium = 1233.

Osmium = or = 1244.

bismuth = 2 paüauiuiu = 1330.

« Ces rapprocuemeuts me semblent fort pi-quautu, • du le savant illustre auquel nous lesempruntons, «ut s’il u’eu ?ort aucune preuvede ta possibilité d’opérer des transuiutatiousdans les corps 'impies, du mojnss'opposeut-il»à ce qu'où repousse cette irtee i omme uneabsurdité qui serait uemoutree par i'etat ac-tuel de nos couuaissances. » Il faut donc,sous ce rapport, séparer essentiellement lefond de l'idee de la pierre philosophale ,objet de tant de recherches au moyeu âge,de ses deux acolytes, la quadrature du cer-cle et le mouvement perpétuel , qui sont «levéritables absurdités tcoi. I2t et73o}. i\eau-motus reconnaissons que c'est aux progrèssuccessifs de la science qu’il faut laisser lesoiu d’éclaircir le mystère ; et qu'on doit re-garder comme une preuve d'ignorance ou defolie les tentatives qui se fout peut-être en-core aujourd'hui, dans quelques obscures of-ficines, pour trouver directement ta trans-mutation des me'auxen or. Autant vaudraitchercher la véritable pierre philosophale ,l 'élixir de longue vie. la panacée univer-selle.

Un autre fait doq moins remarquable, si-gnalé aussi par .M. Dumas, c'est que si l'oncherche les rapports entre les den&ites et lespoids atomiques des corps simples, ou trouvedes séries dans lesquelles h-s résultats sontidentiques ou le deviennent lorsqu'on lesmultiplie par des coeflicieuts Ires-simples:ce qui prouve que les nombres d'atoutes,sous des volumes égaux, sont les mêmes oudu moius sont aussi dans ces rapports sim-ples. Voici ces résultats :

1° Fer , cobalt, nickel, cuivre, manganèse,carbone, 0.U23. Pour ce dernier corps, ontrouve, 0.ÜI6 et0,ü92, si i on adopte pour poids,atomique 70.5 ou 38,2 au lieu de 153. Les 5premiers corps soûl isomorphes.

2 1 Le platiue, ie palladtu n, le rhodium etl'iridium, qui sont isomorphes, douueut0,017 , ainsi que le chrême, le titaue et leziuc. L'osmium donne 0,017, ou la moitié,suivant le poids atomique qu’on lui attribué.

30 Le moiybdeue et le tungsieue offrentun des exemples les p us curieux a cause dela grande différence qui existe entre leursdeusttés et leurs poid. atomiques | qui sontpour fe second doubles environ de ce qu'ils

sont pour le premier), et à cause de l'analogiede leurs propriétés. Les quotients des dcD-sitésparles poids atomiques sont tous deuxégaux à 0,(H i.