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4° or et argent u,uuô ; pour le dernier fré-tai peut être O.OU77 ; bismuth, 0,0074 ; tellure,0,0070.
5 1 ' l'Iomb , sélénium , phosphore , 0,0087 ;antimoine 0 , 008 ’t.
6" Platine 0,0170; potassium 0,0017, so-dium u,i-oi7 ou 0.001134. Le platine renfermedonc, a volume égal, dix fois autant d «lû-mes que le potassium, et du ou cinq fois au-tant que le sodium.
Certains corps simples offrent de» phéno-mène» qui prouvent d’une uiamere irrécu-sable des arrangements moléculaires diffe-rents. Ainsi le soufre natif et celui que l’onobtient en évaporant sa dissolution dans lesulfure de carbone sont cristallises eu oc-taèdres. Cependant le soufre nus en fusionpar la chaleur et cristallisé par le refroidisse-ment prend ta forme d’aiguilles prismatiquesqui ne peuvent être rapportées au meme typeque les cristaux octaeonques. Au bout dequelques jours, res aiguilles, qui étaient d'a-bord transparentes et un peu flexibles, de-viennent opaques et très-fragiles; et elles pa-raissent alors, au microscope, composéesd'une multitude de petits octaèdres euehâssesles uns à la suiie des autres.
Le soufre, de fluide qu'il est à Un 0 , devientpâteux à 250°; sa couleur passe du jaune aurouge-brun. Lorsqu’on coule dans de l’eaufroide du soufre eu fusion, il se solidifie euresiani mou et conserve quelque temps celtepropriété et sa couleur rouge-hyacinthe;mais U Unit par recouvrer sa couleur et safragilité ordinaires.
Le phosphore, exposé è une chaleur de GOî 70°, devient noir, transparent et incolore ou-l’un aspect corné, suivant qu'on le fait re-froidir subitement, très-lentement ou modé-rément.
Le carbone est de tous les corps simplescelui dont l'arrangement moléculaire offreles contractes les plus singuliers II constituele diamant, celte pierre si précieuse par sarareté, par son éclat, par sa dureté qui sur-passe celle de tous les autres corps, aussibien que le charbon, cette matière vulgaire,et le graphite ou plombagine impropre-ment appelé mine de plomb.
Les corps rompons, à plus forte raison,sont susceptibles de modifications molécu-laires analogues. Ainsi le bi-iodure de mer-cure fait à froid est une substance d’un beaurouge; si on le distille, il devient d’un beauj.iune ciiron; mais qu'on écrase cet iodureJaune , aussitôt la couleur ronge reparaît. Letemps détermine le même eff.-t. Le change-ment de couleur est d'ailleurs accompagnéd’un changement dans la forme cristalline.
L’acide arsénieux sublimé ou fondu a l’as-pect vitreux et se trouve parfaitement trans-parent; mais abandonne è lui-uiéme, il perdpeu à peu sa transparence, devient opaque etlaiteux de l'exterieur è l'iniérieur, en quel-ques années. Celle modification moléculaireopérée promptement par vi Henri «ose, pré-sente un phénomène singulier. Lorsqu'onLusse refroidir U ntemenl la dissolution delande vitreux dans l’acide chlorhydriqueétendu et bouillant, l’acide opaque s*- déposésous forme de cristaux ; et si la cristallisations opère dans un endroit ob-cur, une vive lu-mière annonce le changement qui s'opèredans le groupement des molécules.
On ri’trouve oes apparitions de lumièreembiable6 dans la cristallisation du sulfateacide de potasse sorti des fabriques d’acidetrique; dans la transmutation, opérée parune chaleur inférieure à celle de sa décom-
positiou , de la variété de chaux carbuuabeappelée aragonite a n spath , autre variétéqui est identique par sa composition chimi-que et tout à fuit distincte pur ses propriétésphysiques.
On exprime par le mot de dimorphismel’existence d'une même substance cristalliséesous deux formes incompatibles , comme le6puih et l'aragonite ; et M. Dumas, généra-lisant ce mot, a désigné sous le nom de po-lymorphisme tous les changements quipeuvent affecter les propriétés physiquesd'un corps dont la nature chimique nechange nas.
[Nous disons nature et non pas composi-tion chimique. Lu effet, il y n des corps dontla composition chimique est la même et dontla nature diffère essentiellement. Tels soinles acides , i° tarinque et para-tartnque ;2° malique et citrique; 3° cyanique et ful-minique, etc. Les deux acides de chacun deces groupes ont une composition identique,et cependant iis tonnent des combinaisonsdissemblables en s'unissant aux mêmes corps,et ils donnent des produits différents quandon les détruit avec ménagement On appelleisomères les corp6 qui Jouissent de cetiesingulière propriété. Il est certain que lesmolécules élémentaires qu’ils renferment nesont pas groupées de la même maniéré. Moiscomment le sout-elles ? On est loin de le sa-voir.
t.e polymorphisme dépend de variationsdans les effets de la cohésion; l’isomérie demodifications dans les effets de l 'affinité.Le premier s'exerce sur le groupement desmolécules intégrantes , de même nature chinuque que le corps ; le second état atteint legroupement ries molécules constituantesdes mornes élémentaires eux-mêmes.
si l’on trouve dissemblance de propriétéschimiques dans des corps dont la composi-tion est identique on la trouvera, a fortiori ,dans des corps qui , sous le même volumegazeux, renferment des quantité» differentesdes mêmes principes, quoique le rapport deces principes ne soit pas altéré. Ainsi, onconnaît maintenant 3 gaz, 3 ou 4 liqui-des. et autant de solides, qui renfermentexactement le carbone et l'hydrogène dansle rapport de t atome à \ atome, c’est-à-direen poids de 86 parties de carbone et à 14 d'hy-drogène. La molécule de chacun de ces corpsrenferme cependant des quantités de matièresdifferentes. Ainsi :
c k n* > c 8 n 8 , c 16 n 16 > c 65 n 6 *représentent respectivement 4 volumes ou unéquivalent de méthylène , de gaz oléjiant,d'hydrogène quadricarbone , ne cétène.
CUiLKOA, LUMIÈRE ET ÉLECTRICITÉ DANS LEScom dîna isons eu im QOES. — La combustion dubois, dans nos foyers, et de t'huile dans noslampes, nous donnent un exemple familier dela cnaUur et de la lumière produites dans lesactions chimiques. L’hydrogène et le carbonede ces substances ne peuvent èire brûles parl'oxygène de Pair, sans que ce phénomène seproduise. Les batitures de fer étincelantesque le forgeron détache, par les coups de sonmarteau, d’un f< r rouge, sont dues aussi à lacombustion du métal dans l’air. On donne uneintensité remarquable ou dégagement dechaleur et de lumière lorsque l’on opéré lacombustion dans de l’oxygeiie pur. Il suffit deplonger dans un bocal rempli de ce gaz un filde fer portant à son extrémité inférieure unmorceau d’amadou enflammé, pour voir l’i-gnition se communiquer de l’amadou au fer,