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et celui-ci brûler avec un éclat éblouissant.
Toute combinaison chimique est aussi ac-compagnée d'un dégagement d’électricité.Ainsi en dissolvant du fer dans de l'acide sul-furique hydraté, on recueille, à l’aide du con-densateur de Volta, de l’électricité en quan-tité telle que l'on obtient de vives étincelles.
On admet généralement aujourd'hui qu'au-cun développement d'électricité n’a lieu parle simple contact, et que l’action chimiqueest seule la véritable source de l'électricité.
Inversement, un courant d'électricité galva-nique d'une énergie suffisante décomposetous les corps composés. Les deux élémentsdont la combinaison produit ce corps se por-tent l'un au pôle zinc ou positif, l’autre aupôle cuivre ou négatif; et ces éléments sontalors considérés, le premier comme jouant lerôle électro-négatif, le second le rôle électro-positif. C’est ce qui arrive daii6 la fameuseexpérience de I* décomposition de l'eau ouprotoxyde d'bydrogèue; pour un volumed'oxygène qui se dégage au pôle positif, on enrecueille deux d'hydrogène au pôle négatif.
L'oxygène est électro-négatif par rapport àtous les autres corps coimus; et un grandnombre de ceux-ci jouent tantôt le rôle posi-tif, tantôt le rôle négatiT, dans diverses com-binaisons. On a soiu, dans la nomenclaturedes composés binaires, d'énoncer loujours enpremier lieu le nom du corps qui joue le rôleélectro-négatif. C'est ainsi que l'on dit sul-fure de carbone et non pas carbure de 6oufre.
Composition des corps. — Nous renvoyonsau supplément pour des tables qui renferment,sous une forme abrégée, toutes les donnéesnumériques relatives aux proportions des prin-cipes constituants des composés définis.V. col.1532 et suiv.
S 3. Classifications chimiques.
Méthodes naturelles. — Le premier essaid'une classification naturelle eu chimie estest dû è l'illustre Ampère , qui a publié eu4816 un mémoire très-étendu à ce sujet. Les48 corps simples différents alors connus sontdisposés eu uue série circulaire continue, dontles 2 termes extrêmes se touchent, et quiforme une espèce d’anneau non interrompu ,composé de 15 chaînons ou genres. Ces genresappartiennent à deux classes : les gazolytes ,corps doués de la propriété de former des gazpermanents, et les métaux proprement dits;ceux-ci se subdivisent eux-mémes en leuco-lytes et en chroïcolytes suivant qu'ils for-ment des dissolutions incolores ou colorées.
M. Desprelz a reproduit, en la modifiant,l'idée d’Ampère . Nous donnons (colonne 1531)l’énumération des U familles dans lesquellessont compris les 53 corps simples autres quel’oxygène et l'hydrogène lesquels ^appartien-nent a aucun groupe, et se trouvent en dehorsde toute classification.
On remarque uue transition eotre chaquefamille et celle qui la précède ou qui la suitimmédiatement.
M. Dumas aremarqué quel’on pouvait dis-poser les corps simples nou métalliquesen plu-sieurs! familles et suivant leur ordre inversed'affinité pour l’hydrogène, c'est-è-dire enmettant le plus près de l'hydrogène ceux quiont le plus de ressemblance avec ce corps oule moins d'affinité pour lui, et que les poidsatomiques des substances correspondantesvont en augmentant à mesure que l'affi-nité pour l'hydrogène diminue; et commeles corps qui se ressemblent le plus sontceux qui ont le moins de tendance à secombiner, M. Dumas est arrivé enfin à con-
clure que l’bydrogèoe n'est probablementpas autre chose qu'un métal gazeux.
Méthodes artificielles. — Les plus remar-quables sont celles de MM. Berzèlius, Thénard et Régnault.
Le premier raDge les corps simples dansl'ordre de leurs intensités électriques; il lesdivise d'abord en deux grandes classes, enélectro-positifs et en électro-négatifs. Ceux«Je la première classe présentent toujours l'é-ledtricité positive en présence de ceux de laseconde ; et leurs oxydes se comportent avecceux des corps de la deuxième classe commedes bases saliflables avec des acides...
M. Thénard distingue les métalloïdes desmétaux proprement dits. La seuledisiinolionessentielle que l'on puisse faire entre cescorps, c'e6t que les combinaisons formées parles métalloïdes avec Toxygène ne jouent ja-mais le rôle de base, comme cela a lieu pourles métaux. M. Tbénard divise ensuite lesmétaux en six sections, suivant leur degréd'afûmté pour l'oxygène, en se réglant 1° surla manière dont les différents métaux secomportent avec l'oxygène gazeux à une hautetempérature; 2° sur la facilité plus ou moinsgrande que l'on trouve à ramener leurs oxy-des à l'état métallique ; 3° enfin sur l'actiondécomposante qu'ils exercent sur l'eau sui-vant la température.
M. Régnault, en parlant à peu près desmêmes principes de classification que M. Thé-nard , et en ayant égard è de nouvelles don-nées concernant l’action des métaux sur lavapeur d'eau, est parvenu à établir six sec-tions assez nettement tranchées , et où sontassez bien réunis les métaux qui présententle plus de ressemblance daDs leurs propriétésgénérales.
S i. Chimie appliquée.
Manipulations chimiques. — On les opèreordinairement dans un laboratoire appro-prié à cette destination, et qui doit être, au-tant que possible, vaste, bien aéré et éclairé,sec, etc. Cependant il n'y a pas de chambre,munie d'une cheminée, qui ne puisse servirde laboratoire pour une foule d'opérationsutiles ou amusaotes.
Le verre est la substance la plus souventemployée pour les vases destinés aux opéra -rations chimiques. Ou le façonne sous laforme de Ûoles, de flacons, de cornues, dematras, de ballons, de cloches, de tubes droitsou recourbés, de capsules, de mortiers, debaguettes pleines, d’entonnoirs, d'éprouvet-tes, de pipettes , etc. La porcelaine est em-ployée sous forme de tubes, de capsules, demortiers, de cornues, de creusets.
Les creusets de liesse sont les meilleurspour opérer la fusion des substances métalli-ques. Les têts pour calciner sont faits de lamême argile que les creusets.
On emploie uussi des creusets et des capsu-les d'argent et de platine pour certainesréactions.
La manière dont on recueille les gaz frappetoujours les personnes qui la voient employerpour la première fois. La figure 1 en donneune idée, a est une fiole dans laquelle on aplacé de la tournure de fer, de l'eau et del’acide sulfurique. L'eau étant décomposée,son oxygène se porte sur le fer et son hydro-gène se dégage, tandis que l'acide sulfuriqueforme avec l’oxyde de fer un sulfate de pro-loxyde de fer. üne chaleur modérée favorisela réaction. Le gaz est conduit par le tube beudans l’éprouvette renversée e, que l’on avait