MANIPULATIONS ET ANALYSE CHIMIQUES.
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d’abord remplie d'eau et appuyée par sonextrémité inférieure dan9 la cuve pneuma-tique ff remplie d'eau elle-même. A mesureque ce gaz se dégage, il monte, en vertu desa pesanteur spécifique, à la partie supérieurede l’éprouvette e, eu chassant l'eau dont ilprend la place.
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Beaucoup de gaz étant solubles dans l'eau,on est obligé de remplacer souvent ce liquidepar du mercure, dans la cuve et dans l’é-prouvette. Tels sont: le chlore, le gaz ammo-niac, etc.
La figure 2 tait voir plusieurs dispositionstrès-usitées dans les manipulations chimi-
3 ues. hue cornue a, dans laquelle on a intro-uit les matières propres à dégager un cer-tain gaz, par leur réaction mutuelle, estchauffée à sa partie inférieure par une lampeà alcool e; Le gazse dégage, et est amené parun tube au fond d'un flacon à tubulures, oùil se dissout dans l'eau. Pour obtenir autantd'eau que possible saturée de gaz, on peutfaire traverser a celui-ci plusieurs flacons ta-bulés semblables au premier. Les tubes de sû-reté rf, d, imaginés par Welter, sont une très-tngémeuse invention. Lorsque le dégage-ment du gaz vient à cesser, la tension, dansl'intérieur de la cornue, devenant moindreque la pression atmosphérique, l'eau des fla-cons b remonterait par le tube courbé jusquedans la cornue ; mais grâce au tube de sûreté,dans les deux branches duquel de l’eau s’é-lève jusqu’à la hauteur du petit renflement,I air pourra rentrer par l'extrémité ouvertede ce tube et s'introduire dans la cornue, enchassant la petite colonne d'eau jusque dansle renflement du tube d, mais pas plus loin.
n a r°R c P as â craindre que le liquide dullacoo b vienne à remonter dansla cornue a.
a..T e «ii , ^ )es des a PP ar eits ci-dessus sont réu... r U0 e8 ’ cor nues et flacons par desbouchi.lum. e !l e P* rcé8 ’ qu'ils traversent à frotment dur. Ces bouchons sont percés d'abiînfiA r2 e FL tlle tl * e de f€r rougi, puis eronL é8u lè , r J etneut rodés à l’aide d’une liippelée <l ueu e de rat. Pour éviterue8 de gaz, on garnit les Jointures avec
lut, qui est ordinairement composé de farinede lin et de colle d'amidon.
Le lut d'argile et de sable est employé pourles jointures qui doivent être soumises à uneforte chaleur.
La lampe d’émailleur sert à façonner leverre sous mille formes différentes, ün mani-pulateur doit savoir la manier lui-même,pour souffler les boules aux tubes de verre,recourber ces tubes, y adapter des soudu-res, etc.
Analyse chimique. — Si un corps est com-posé rie plusieurs éléments, on peut se propo-ser, soit de reconnaître la présence de ceséléments au moyen de réactifs, soit de lesisoler et de les recueillir pour apprécierexactement les proportions dans lesquelles ilsconcourent à la formatiou du corps soumis àl’analvse.
Les'réactifs s’emploient et les analyses sefont, soit par la voie sèche, soit par la voiehumide. Dans l'un et l'autre cas, on a reconnuqu'il ne fallait opérer que sur de très-petitesquantités de matières (quelques grammes auplus ).
On emploie pour les essais par voie sèchedes fondants que l'on soumet avec une par-celle du corps donné à la chaleur intense dela flamme d'une bougie, activée par le souffledu chalumeau dont se servent les orfèvres,I.e support est ordinairement un morceau decharbon ordinaire; on opère aussi dans depetites coupelles d'argile , dans de mincescuillers de platines, etc. L’extrémité de laflamme du chalumeau est oxydante, son mi-lieu est désoxydant. I.e borax ou borate de6oude et le phosphate double de soude etd'ammoniaque sont les fondants les plus usi-tés. I.a couleur du veire auquel ils donnentheu varie suivant que l'on a employé le l'eud'oxydation ou le feu de réduction, et est unindice précieux pour reconnaître la naturedes substances métalliques soumises à l'essai.Les principaux réactifs liquides sont :
Des acides, tels que l'acide chlorhydrique,azotique et 6ulfunque, qui décomposent lescarbouates, en donnant lieu uu dégagementde l'acide carbonique avec effervescence;
Des sels solubles de baryte, tels que l'acé-tate, le chlorhydrate et le nitrate, qui fontreconnaître la plus petite quautilé d'acidesulfurique libre ou combiné par la précipita-tion du sulfate de baryte (blanc) ;
Des sels solubles d'argent, tels que l'acétateet le nitrate, qui décèlent la présence de l'a-cide chlorhydrique libre ou combiné, en dé-terminant un précipité blanc de chlorured'argent;
L’oxalate d’ammoniaque, qui donne lieu àun précipité blanc d'oxalate de chaux, lorsquecet alcali existe dans une liqueur, même entres-petile quantité;
Les sels solubles de plomb, tels que l'acé-tate et le nitrate, par la précipitation d'unsulfure noir, d'un chlorure, d'un sulfate, d’unborate blancs, d'un phosphate décèlent laprésence d'un des acides sulfhydrique, chlor-hydrique, sulfurique, borique, phosphorique ;
Les dissolutions de bases alcalines, tellesque l'ammoniaque, la potasse et la soude, quiprécipileut les oxydes métalliques non solublesdans les alcalis;
La teinture de noix de galle, qui fait re-connaître la présence du fer, en formant aveclui une couleur uoire : l'encre ordinaire n'estautre chose qu’un mélaoge de tannate et degaliate de fer.
Les lames de cuivre, de fer, d'étain de zinc,précipitent de leurs dissolutions les métaux