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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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CHIMIE.

plus électro-négatifs qu'eux. Ainsi on formeVarbre de Saturne , eu faisant plonger unmorceau de zioc dans une dissolution d’ace-tatede plomb, l.e plomb se précipite sousferme de cristallisation arborescente sur leslits qu'on a soin de faire pion er dans la l>-

Î ueur. On produit de même l 'arbre deUane en versant 50 à 60 grammes de ni-trate d'argent sur 15 à 20 grammes de mer-cure place dans un verres pied. Ces réac-tions ne s'opèrent qu'en quelques jours.

Il y a certaines manipulations communes àun grand nombre d’analyses.

Si le corps à analyser est solide, il faut d'a-bord le diviser et le porphyriser au moyen demortiers d'une dureté bien plus grande quecelle du corps lui-méme. On tamise ensuitela poussière obtenue.

Une certaine qumtité de cette poussièreétant pesée, on lu met en contact soit avec lefondant, soit avec lee agents qui doivent enopérer la dissolution totale ou partielle; apresijuoi l'on verse dans la dissoluiioo differentsréactifs pour précipiter successivement, au-tant que possible les substances qui s'y trou-vent. Il faut toujours verser uu grand excesdu précipitant, à moins qu'il ne dissolve desquantités sensibles de précipité.

Ce précipite doit être lavé soit par décmutation, soit v*r .filtrage, jusqu’à ce que leseaux de lavage ne contiennent plus aucunetrace des matières étrangères au précipité.Ensuite on le dessèche ou ou le calcine, sui-vant sa nature. On le pèse enfin , en tenantcompte, s'il y a lieu, du poids du iilire.

I.es liquides à analyser donnent heu auxmêmes opérations, si ce n'e&t qu'on est dis-pensé de la pulvérisation.

Les mesures des volumes des gaz se fontdans des tubes gradues; on tient compte dela pression atmosphérique, de la température,et même de l'état hygrométrique du gazlorsqu'il est en contact avec l'eau.

L'analyse des matières organiques se faiten brûlant ces matières au contact d'un ex' èsde bioxyde de cuivre. L’oxyde est en partieréduit, il se forme : de la vapeur dVau quel'on recueille dans du chlorure de calcium, etdoul le poids donne le poids de l'hydrogène ;de l'acide carbonique que l'on absorbe parune dissolution de potasse caustique, et dontle poids donne celui ou carbone; le volumede l'azote dégagé se mesure directement; en-lin l'oxygène est évalué par la perte.

L'anaiyse des poisons joue un rûle importantdans la médecine legale. I.a recherche ae l'ar-senic ingéré dans des matières organiques afortement attiié l'attention dans ces dernierstemps, et a été le sujet d'un travail déjà célè-bre d'une commission de l'Acadènue dessciences ayant pour rapporteur M. Kegnauitauquel nous empruntons les résultats suivantsOn carbonise la matièi e organique suspectedans une capsule de porcelaine, avec 1/6 de sonpoids de l'acide sulfurique, avec un feu si» fu-sant. Sur le charbon sec ainsi obtenu par leporcédé de MM. Danger et Flandin, on ajouteune petite quantité d'acide Ditrique, que I onévapore de nouveau à sec; puis ou reprendpar l'eau bouillante- On emploie alors un ap-pareil dont la 0g. 3 montre la disposition.D est un tube rempli d'amiante. F est un tubeefüié en verre peu fusible, de plusieurs déci-mètres de longueur, enveloppé de clinquantsur un décimètre environ. On i Iroduil quel-ques lames de zinc dans le flacon A, et unecouche d’eau pour fermer l'ouverture du tubede sûreté; puis ou y verse un peu d'acide sul-furique. Le gaz hydrogène qui se dégage

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chasse l’air du flacon. On porte au rouge letube dans la partie qui est enveloppée deolin-quant, au moyen de charbons placés sur unegrille. Un petit écran empêche le tube de s'é-chauffer à une distance trop grande de lapartie entouree de charbons. On introduit en-suite le liquide suspect par le tube ouvert R ,en ajoutant, s'il le faut, une petite quantité

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d'acide sulfurique ; on fait marcher l’opérationlentement et régulièrement. Si le gaz ren-ferme de l’arsenic, celui-ci vient sc déposersous forme d'anneau eu avant de la paruechauffée du tube. On pourra mettre hors dedoute la présence de ce poison en chauffant unpeu d'acide azotique dans le tube, et en versantuelques gouttes d'une dissolution bien neutree nitrate d'argent dans la liqueur évaporée asec avec précaution; on obtiendra un préci-pité rouge-brique (arsemure d'argent).

§ 5. Indications historiques et bihh<»ii<i-phtques.

Si l'origine des applications technologiquesqui sont du ressort de la chimie remonte al'origine des sociétés, il n’en est pas de mêmede la chimie considérée sous le point de vuescientifique.

Ce n'est qu'au huitième siècle de notre èreue l'on trouve des notions exactes sur l'étates connaissances chimiques,quoiqu'on puisseafliriner que celles-ci remontent plus haut.C'est vers ce temps que vécut le célèbre Geber ,fondateur de l'ecole des chimistes arabes. Maisà cette époque, et bien long-temps encoreaprès, la chimie n'etait que de Yatchimie,c'est-à-dire qu'elle s'occupait uniquement dela recherche de la pierre philosophale et del'énxir de longue vie. Les Arabes cultivèrentbeaucoup l'alchimie après Gèber; ithazès, Avi-cenne, Mesne, Averroès ont laissé des nomscélèbres.

Les connaissances chimiques des Arabe9 nepénétrèrent en Euro -e que vers le treizièmesiècle. Le moine anglais Roger Bacon (vers12 R) ) est le premier écrivain chimiste que leschrétiens d Occident an-nt eu. On trouve dan»scs ouvrages l'indication d'une foule de procé-dés doDt la découverte a été regardée long-temps comme d'origine moderne. La poudreà canon y est décrite dans sa composition t-ou<forme éniematique, et dans ses effets avec unegrande exagération.

Albert de Bollstadt, né en Souabe en 4205.n'a pas laissé une réputation moindre que celtede Bacon, tons le nom d'Albert-le-Grand .

Notre compatriote Arnauld de Villeneuve litfaire à la chimie des progrès remarquables.Son élève, l'Espagnol Raymond Lulie, s'illustrapar la scieuce aussi bien que par sa vie aven-tureuse.

Jean de Meunq, auteur du Roman de la Rose,Riplée, Basile Valeniin ( commencement duquinzième siècle), et surtout Paracelse , doiventêtre cités parmi les alchimistes célèbres.