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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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HISTOIRE ET BIBLIOGRAPHIE DE LA CHIMIE.

4 A'i

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Après eux ta secte des philosopha listess'efface peu è peu. Ce n’est qu’en <783 qu’onretrouve en Angleterre un membre de la So-ciété royale, le docteur Price, qui, sprès avoirmystifié un grand nombre de personnes entransformant le mercme en or ou en argentà volonie, à l'aide d’uue poudre rouge et a'unepoudre blanche, s'empoisonna lorsqu'il vit quesa fraude allait être découverte.

Après Paracelse , ses successeurs, Van fiel—mont, Cassius, Libavius , dauber, Agricola,Bernard Paiissy, entrèrent dans une voie meil-leure, et enrichirent la science de produitsnouveaux et de procédés utiles.

Dès 1630, Jean Itey, médecin périgourdin,reconnut que l’augmentation de poids desmétaux combustibles calcinés au contact del’air, tenait au meslange de l'air espaissi.

Nicolas Lefèvre fut le premier professeur dechimie en France ; il enseignait au Jardin desPiaules sous Louis XIV . Glazer, mort en 1G78,lui succéda. Nicolas Leroery, né à Rouen eu1615. mort en 1715, fut le professeur le plus cé-lèbre de son temps

Après iïomberg et Becher parait Stahl, néà Anspach en 1060, morl en 173'», célèbre parsa théorie du ph/ogistique, qui, quoique er-ronée, fut, par sa portée, un véritable progrès.

Scheele, né è Stralsund en 1742 ; Priestley , nédans le Yorkshire en 1733. et surtout Lavoi-sier , dont le premier mémoire parut en 1770,renouvelèrent la chimie vers la Un du sieciedernier. C'est à Priestley qu’est due la décou-verte de l'oxygène; mais c'est à l’illusire etinfortuné Lavoisier que revient l'honneur d'a-voir démontré l'immense importance de cecorps, et d'avoir détrôné le phlogistique. C’estlui qu'on doit regarder comme le véritab eauteur de la belle nomenclature dont la France a doté le moude «avant.

Guyton-Morveau, Geoffroy, Proust, Berlhol-!et, Fourcroy, ont coutribué à la gloire de l'é-cole française, qui est encore si dignementrepréseutce aujourd'hui.

Dalton, Davy, Faraday, etc., ont aussi con-

tribué à la gloire de l’Angleterre. C'est aupremier qu'est due l'idée du système «forni-que; c’est le second qui, à l’aide de la pilevoltaïque, a fait connaître un si grand nombrede corps simples, entre autres le potassium etle sodium, singuliers métaux qui brûlent à lasurface de l’eau sur laquelle on les projette.

Les Allemands Wenzel en 1777, Kichter en179J, jetèrent les premières bases de la théoriedes équivalents chimiques.

Les decouvertes de MM. Liebig, Gustave etHenri Rose, Vœhler, Mitscherlicti, etc., en Al-lemagne , et surtout de l’illustre Berzéiius.etc.,en Suède , ont notabiemeut augmenté le do-maine de la scieDce.

Parmi les ouvrages destinés à l’enseignementde la chynie, nous citerons le grand traité deChimie appliquée aux arts de M Dumas;le Traité de chimie élémentaire de M. Thé-nard; celui de M. Despretz; la traductionfrançaise de la chimie de Berzélius . M M. Orli-la, Lassaigne, etc., sont les auteurs d'ouvragesestimés sur la chimie appliquée à la méde-cine. [.es Leçons sur la philosophie chi-mique de M' Dumas, ouvrage auquel nousavons fait de nombreux emprunts, exposentsous la forme la plus séduisante l'histoirede la science et la discussion approfondie d<-sthéories les plus importantes qu'elle a fannaître. On doit encore à ce savant illustre unEssai de statique chimique des êtres or-ganisés, rempli de documents numériquesobtenus par des expériences faites en communavec M. Boussingault, et où les phénomein schimiques de la vie sont caractérises de la ma-nière la plus précise et la plus large à la fois.

Enfin les Annalen der Chenue und Phy-sick de Poggendorf , les Annales de chimie(1789-18151, auxquelles ont succédé les Annalesde chimie et de physique, par MM. Gay-Lus-sac, Arago, Chevreul, Dumas, Pelouze , Boussin-gault et Régnault, renferment les mémoiresles plus curieux sur toutes les branches de lachimie.

XI. GEOLOGIE .

S 1. Préliminaires.

La Géologie \gê, terre ; logos, discours), apour but de faire connaître la forme exié-rieure de notre globe, la nature, la positionet les propriétés des matériaux qui le com-posent, et la manière dont ces matériaux ont•;té formés et placés dans leur position actuel'e.Selon les differents points de vue sous les-quels on envisage cette science, elle se diviseen : t° Géographie mathématique, pour ladeiermtnation et la représentation des formesextérieures du globe; 2° Géographie physi-qui peut être considérée comme inter-mediaire entre la géographie mathématiqueét la physique du globe; 3° Oryctognosie ,ou connaissance des minéiaux, des roches etdes fossiles; 4° Géognosie, ou connaissancedes terrains de l'écorce du globe; 5° Géologieappliquée.

$ 2 . Géographie mathématique.

Géodésie. — On appelle ainsi (du^rec^é,I e diviseï l'ensemble des méthodesgéométriques et astronomiques applicables A

la mesure de la terre et h la confection du ca-nevas des cartes géographiques.

La position d'un point è la surface du globeesi parfaitement connue lorsque l'on a sa lon-gitude, sa latitude Icol. 329), et son altitudeou hauteur au-dessus du niveau moyen desmers. Or, si l'on part d'une hase mesuréeexactement, et dont les extrémités soient dé-terminées de position , on pourra calculer ri-goureusement tous les éléments des trianglesdont les sommets seront reliés à celte hase ;et en prenant successivement les côtés de cestriangles pour bases, on (Ixera de proche enproche les positions d’autant de points que l'onvoudra à la surrace du globe.

La mesure d'une base est une opération desplus pénibles et des plus délicates. On em-ploie pour cela des règles en platine, ou aumoins eu sapin bouilli dans de l'huile, par-faitement comparées au mètre étalon ; onles amène à un contact parfait, et on lesétablit toujours bien horizontalement.

Le théodolite répétiteur de haute précisiontel que ceux qui sont construits par nos ha-biles artistes M M.Gambey, Brilnner, Ernst.etr.,19.