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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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GÉOLOGIE.

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est l’instrument employé pour mesurer lesangles tout réduits ù l'horizon (col. 474), etles distances zénithales (col. 3251 des som-mets des triangles.

Dans le calcul de ces triangles, on a égardà une foule de corrections délicates, telles quel'excentricité de la lunette, la réduction auceDtre de la station, la phase de l'objet auquelon vise, etc.

C’est par la formation de canevas trigono-métriques ainsi établis et calculés avec laplus grande exactitude , que l’on est parvenua trouver que la forme de notre globe est àpeu prés celle d’un ellipsoïde de révolutionaplati aux pôles ; de telle sorte que le diamètreéquatorial excède de t/309 environ la longueurde l'axe terrestre. Le rayon est de 6^476 984 mà l’équateur, et de C 356 324 au pôle; le rayonmoyen, qui correspond à la latitude de 43°,est de G 336 745 R».

Cartes géographiques. — Elles ont pour ob-jet de représenter, sur une surface plane, lerésultat des triangulations géodésiques. On arecours pour cela à la méthode des projec-tions (col. 465). La projection stèréographi-que est l'une des plus simples; ce nYst autrechose que la perspective du globe terrestre, lepoint de vue étant ordinairement pris sur lasurface même de ce globe , et le plan du ta-bleau étant le grand cercle dont ce point estle pôle. Si l'œil est au pôle, les méridienssont représentés par des lignes droites , et lesparallèles par des cercles concentriques aupoint principal. Si l'œil est à l’équateur, lesméridiens comme les parallèles sont des arcsde cercle faciles à décrire, aussi bien quedans le cas où la projection a lieu sur l'ho-rizon d’un certain lieu.

Dans la projection orthogonale sur le pland’uo méridien, les autres méridiens sont desellipses, et les parallèles sontdes hgnesdroites.

Ces divers modes de projection ne sont guèreemployés que pour représenter des hémi-sphères entiers. Quand il s’agit de régionsd’une étendue moins considérable, il est pluscommode d’avoir recours 8ux projections pardéveloppement, en regardant la surface d'unepartie du globe terrestre comme rapportée sur«ne surface conique ou cylindrique que l'ondéveloppe ensuite La projection de Flam-steed modifiée est le meilleur des développe-ments coniques ; on l’emploie pour la confec-tion de 18 grande carte de France .

La projection de Mercator est un déve-loppement cylindrique usité pour les cartesmarines. Les méridiens , comme les parallè-les, y sont représentés par des lignes droites ;mais les longueurs d-s degrés de latitude yvont en croissant suivant une certaine loi ,de l’équateur au pôle.

Topographie. — Composé des deux motsgrecs topos , lieu, graphô, je décris, ce noma une signification plus étendue que ceux dechorograpkie (chôros , champ}, d hydre-graphie | hudôr, eau), et d'orographie ( oms ,montagne) ; il indique l’ensemble des moyensgéométriques etgraphiques à l'aide desquelson représente les détails de la configurationd’un pays.

Lorsque la triangulation géodésique a étéopérée sur des triauglesde premier ordre, onrattache à ceux-ci des triangles de second,puis de troisième ordre, à l'aide desquels tousles points principaux du sol sont déterminésen position et en altitude. Alors de simplesopérations de nivellement et de levé de planscomplètent la détermination des formes du paysà décrire. Pour représenter graphiquement cesformes on projette sur la carte les courbes de

niveau équidistantes que l'océan atteindraitsuccessivement s'il venait è s'élever de ma-niéré à recouvrir la surface de notre planète.Des cotes , ou nombres inscrits sur ces cour-bes, font connaître les altitudes des points parlesquels elles passent. Les plans ainsi cotésservent aux ingénieurs, qui ont besoin de laconnaissance détaillée du relief d'nn pays. Aumoyen des échelles de pente , dont la prati-que est familièreaux ingénieurs militaires,onrésout, sur les plans cotes, une foule de pro-b'émesqui, avec les formes ordinaires delàgéométrie descriptive, sembleraient exigerdeux plans de projection.

H ypsométrie. — C’est la partie delà géo-graphie mathématique qui traite de la me-sure des différences de nheau.

I.i*8 nivellements trigonométriqnes faits àl’aide du théodolite exigent une correctionimportante due è la réfraction de l’atmo-sphère terrestre. Mais lorsqu’ils sont opéréset calculés avec les soins convenables, ilspeuvent conduire à des résultats d’une grandeexactitude, col. 4554.

Le baromètre à cuvette, tel que le construitaujourd'hui l'habite artiste Ernst, est aussidevenu un instrument de précision, que l'onappréciera de plus en plus pour mesurerpromptement des différences de niveau con-sidérables. Les travaux de MM. Laplace, deHtimboldl, Ottmanns, Biot , Lindenau, Bou-vard, Scbleiermacher, Gauss, Delcros, etc. ontcontribué a éclaircir et faciliter cet usage dubaromètre pourlequel nous donnonsdes tablesau Supplément, col. 4554.

S 8. Géographie physique.

La DENSITÉ MOYENNE DE LA TERRE est Cinqfois plus grande que celle de l’eau, d’après lesobservations de Maskeline, Playfair et Ca-vendisb.

Mer. — La surface du globe se compose degrandes masses de terres appelées continentset de grands bassins d'eau nommés mers. A pro-prement parler, il n’y a qu’une seule mer quis’étend d’un pôle à l’autre, en couvrant à peuprès les trois quarts de sa surface. Pour plusde commodité, on a divisé cette mer en plu-sieurs sections auxquelles on a donné desnoms différents. On distingue les mers exté-rieures, qui entourent les continents et lesIles, des mers intérieures ou méditerranées,qui sont comprises entre le9 continents, maisqui pourtant communiquent avec la merextérieure par une portion d'eau resserréeentre deux terres, et qui, suivant les pays,prend les noms de détroit, pas, canal, man-che ou bras.

La mer pénètre dans certaines terres et yforme des enfoncements qu’on nomme golfesou baies, lorsqu’ils ont une certaine dimen-sion; s'ils sont d'une étendue assez peu con-sidérable pour offrir un abri aux vaisseaux,ils prennent le nom de rade, anse, havre ,port.

Les mers occnpent la plus grande partie dela surface du globe. Dans l’hémisphère boréal,le rapport de leur surrace à celle des terresest comme 1 è 0,419; dans l’hémisphère aus-tral, ce rapport est comme 4 à 0,129.

L’eau de la mer contient du sel commun( chlorure de sodium ), du sulfate de soude, duchlorure de calcium et du chlorure de ma-gnésium, en proportions variables, suivant lalatitude. Aiusi, l’océan méridional contient unpeu plus de sel que l’océan septentrional ; lespetites mers intérieures en contiennent moinsque l’océan; la Méditerranée fait exception àcette règle.