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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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MIKEUALÜtilK. nOCH£<S . FOSSILES.

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S k. Oryctognosie.

Minéralogie. — C'est la science des miné-raux ou des corps homogènes qui entrentdans la composition de nuire globe.

La nature chimique des minéraux est leurcaractère sinon te plus facile a reconnaître ,au moins le plus certain et le seul sur lequelon puisse aujourd'hui baser essentiellementleur classillcation. On la reronnatt souventpar des essais très-simples qui sont des di-minutifs des manipulations ordinaires ( col.'<381.

Les essais au chalumeau sont les plus im-portants.

La pluoart des substances minérales se pré*senieni sous des formes cristallines; et la con-Mdération de ces formes fournit le caractèrele plus important après la composition chi-mique. Cependant il ne faut pas oublier queparfois nue même substance cristallise dansdes systèmes entiéranent différents, et qued'autres substances appartenant au même typecristallin n'ont pas une composition chimi-que identique, mais seulement aualogue.

Tous les cristaux que l'on rencontre dans lanature peuvent être rameués à si x formesprimitives, qui sont :

t° Le tétraèdre régulier ; 2° le rhomboèdreou parallelipipè te dont toutes les faces sont•les rhombes égaux; 3° l'octaèdre 6 base car-iée ou le prisme droit à base carrée ; 4° l'oc-taèdre à base rectangle ou le prisme droit àbase rectangle; 5° le prisme oblique à baserhoinbe; 0° le prisme oblique non symé-trique.

Pour faire dériver les formes secondairesdes formes primitives, oo suppose que lessommets ou les arêtes de celles-ci sont mo-difiés par l'addition «tune ou de plusieuis fa-ces ; mais ces faces additionnelles sont assu-jetties à une loi de symétrie, due à notre cé-lèbre minéralogiste llaiiy, et qui consiste en ceque toutes les parties semblables d'un cristaldoivent être moditiees de la même manière.

Certains cristaux présentent des joints na-turels, su vant lesquels il est possible de lesdiviser I cliver\ de manière à trouver expéri-mentalement la forme primitive. Le spathcalcaire (chaux carbonatée) Jouit au plushaut degré de celte propriété de facile cli-vage.

Les sels simples ou multiples où la siliceloue le rôle d’acide, sont les plus nombreuxdans la nature; les sels dont la chaux est labase, sont ceux qui présentent les plus gran-des masses minérales.

Certains caractères extérieurs peuvent ser-vir a reconnaître une espèce minérale. Cescaractères, considérés suivant l'ordre dansequel ils se prèseut'nt à l’ubservaleur, sontla couleur, la transparence, l'éclat, la texture,qui peut être cristalline, fibreuse, grenue,saccnarolde, compacte ou terreuse: la dureté,la ténacité; la cassure, qui est lamelleuse,esquilleuse, compacte ou terreuse et toujoursen rapport avec la tellure ; la raclure , la ta-chure, l'onctuosité, la flexibilité, le hnppe-m î? nl n^ I® langue, le froid, le son, l’odeur, etc.

Lnfln, la pesauteurspéciüque des minéraux.

leurs propriétés optiques (double réfractionà un ou deux axes ), magnétiques et électri-ques , offrent des caractères qui font souveutreconnaître l'espèce a laquelle ils appartien-nent.

Connaissance des roches.—(* n appelle rocheles matières homogènes d'une certaine éten-due qui entrent dans la structure du globe.Les roches sont simples ou composées, sui-vant qu’elles renfermait une seule ou plu-sieurs substances minérales distinctes Oupeut Ie6 classer, soit géologiquement, c'est-à-dire, suivant leur ordre de superpOxitiondans i’ecorce terrestre, soit minéralogique-ment, c'est-à-dire, d'apres la composition desminéraux qui y entrent.

Mous donnons au Scpplément la liste alpha-bétique dis noms des roches les plus impor-tantes avec leur composition. (col.l5î-ti.

Fossiles. — Les débris organiques que Tontrouve enfouis à des profondeurs variablesdans des terrains qui n'avaient point encoreété fouillés different souveut les uns des au-tres, et n’offrent qu'un assez petit nombred'espèces identiques aux espèces vivantes.Nous donnons plus min quelques détails sur lesanimaux fossiles (col. 5C3 , 5Uii, 51)1), etc.).Leur considération est d’une haute importancedans ta géologie, parce qu'elle fournit un desmeilleurs moyens de reconnaître et de classerles divers terrains qui coostitueot l’écorce duglobe.

Il est hors de doute que les espèces anima-les et végétales n'ont pas toutes été créées à lamômeépoque; et, quoique parmi les premier»animaux qui ont paru sur la terre , ou trouvedeg posons , c’est-à-dire des animaux verté-brés, et des céphalopodes, qui forment laclasse la plus élevée des mollusques, il estvrai de dire que la vie organique a toujoursété eu se perfectionnant à la surface du globe.Ainsi les mammifères n'ont commencé à semoutrer que très-tard ; et l’homme lui-même n'a été mis sur (a terre que long tempsaprès, lorsque la permanence de l'ordre ad-mirable qui y est établi pouvait lui permet-tre de se développer librement, sans craindrele8 cataclysmes où tant d'autres espèces ani-males ont été anéanties. Nulle part, en effet,on n'a trouvé de véritable fossile humain.

On a cru, pendant long-temps, l’apparitiondes mammifères beaucoup plus récentequ'elle ne l'est réellement. Mais déjà M. Bu-ckland avait trouve à Stonesüeld, près Ox-ford, dans un des terrains secondaires, desossemenis qui se rapportaient à de petitsmammifères voisins des didelplies , lorsquel'on découvrit, dans une couche plus an-cienne encore des terrains secondaires, prèsde Hildburghausen , des empreintes fossilesremarquable» de pas de certains animauxqui doivent avoir été des mammifères voisinsdu groupe des marsupiaux. La flgure i repré-sente une suite de ces traces singulières. On yremarque lu parfaite équidistance des pas’,l'inégalité entre les empreintes de la palte dederrière et celle de devant, et une alternancerégulière dans le sens où est tourué-le poucede chaque patte.

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Q ^ ,lr f s 2 «t 3 représentent des fossiles rencontre dans la craie, et qui ont étédési-e origine non moins singulière, nue t'nn gués long-temps sous le nom de cènes du