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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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mélèze. M. Buckland a enÜD reconnu queces corps sont des excréments de poissons ;et ou les appelle aujourd’hui coprotithes.

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Il y a des localités où les fossiles abondenta tel point que des terrains entiers sont pres-que uniquement composés de débris de zoo-phytes et de testarés. Une découverte récente,due à M. Ehrenberg, savant professeur deBerlin , a étendu encore singulièrement lenombre des roches d’origine organique. Quandon examine, à l’aide d’uu microscope puis-sant, la pierre siliceuse bien connue sous lenom de tripoli , et employée sous forme depoudre pour polir les pierres et les métaux,on reconnaît qu’elle est composée unique-ment de carapaces d’animalcules infusoires ;que la partie siliceuse des minerais de fer li-moneux a la même origine, que la craieblanche elle-même renferme un grand nom-bre de semblables débris.

Les ligures 4, 5 et 6 représentent des débrisd’infusoires du tripoli de Bilin, en Bohème,savoir :

4 5 6

Fig. 4. Gaillonella ferruginea, avec ungrossissement de 2 000 fois à gauche et de 300fois à droite :

Fig. 5 .Gaillonella distans, grossie300 fois :

Fig. 6- Baciltaria 'Vulgaris , id.

M. Ehrenberg estime que dans le tripoli de Bilin chaque centim. cube, pesant envi-ron 6 décigr., renferme plus de 2 000 millionsd’individus dé la Gaillonella distans, ce quifait à peu près 34 millions par centigramme .Or une seule couche de ce tripoli , qui s'étendsur un espace considérable, a plus de 4 mètresd'épaisseur !

On trouve encore à la partie supérieure dela grande couche de Bilin, une espèce dedemi-opale dans laquelle des quantités im-menses d’infusoires et de spiculés des spon-gilles sont remplies et cimentées par unematière siliceuse. En haut et à droite de la li-gure 7, on voit un petit fragment de cetteopale ; lereste de la figure représente le mêmefragment grossi, qui laisse apercevoir les ar-ticulations circulaires d’une espèce de Gail-lonella, et les spiculés ou supports inté-rieurs en forme d’aiguilles de la spongilla.

On remarque dans la succession des végé-7

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taux fossiles, un progrès analogue à celuique présentent les espèces animales. Lesplantes les plus compliquées prennent la placedes plus simples oui avaient d'abord paru;et on peut suivre les décroissements de tem-pérature de la surface du globe d'après lanature de ces plantes à différentes époques géo-logiques. Consulter è ce sujet Ylltstoire des'végétaux fossiles, par M. Adolphe Bron-guiart, et les autres travaux du même savant.

§ 5. Géologie proprement dite.

Division des terrains en qüatre principa-les classes. — Les roches qui composent l'e-corce du globe y sont généralement distri-buées d’une manière régulière. Te) est le casdes bancs calcaires exploités aux environsde Paris , et qui sont séparés par des lits con-tinus de marne, d’argile ou de pierres ten-dres. L'ensemble des couches que l’on re-trouve ainsi sur une certaine étendue depays, constitue ce que l’on appelle un terrain.

on distingue le6 terrains stratifiés ouneptuniens qui ont été formés sous Peau,qui renferment des débris organiques nom-breux, et dont les couches distinctes conser-vent une épaisseur à peu près uniforme surune grande étendue des terrains non stra-tifiés ou plutoniens, entièrement composésde roches cristallines susceptibles d'entrer enfusion assez facilement, qui ont été soumisesà un refroidissement lent après avoir été eufusion Les masses de roches qui appartien-nent aux terrains non stratifiés sont remar-quables par l'élévation de leurs saillies etl'âpreté de leurs contours ; elles sorient dedessous les terrains stratifiés, tout en les recouvrant souvent par un épanchement acci-dentel. et semblent former les fondements dela croûte lerresire.

A ces deux grandes classes de terrains, ilfaut encore ajouter : 1° les terrains d’allu-vion ou de transport, formés par l’accu-mulation des débris de roches que les eaux ontabandonnés en ralentissant leur coursdans lesplaines ou dans de larges vallées,et qui se dis-tinguent principalement des autres terrainsde sédiment, parce qu’ils sont meubles , engénéral, ou privés d’adhérence ; 2° les ter-rains volcaniques dans le sens le plus res-treint de ce mot. qui ont une origine ignéecomme les terrains plutoniens; mais lescauses qui ont produit ceux-lè sont bien

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