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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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moins étendues et puissantes que les causesqui ont donné naissance à ceux-ci.

Esquisse géogoniqce. — La terre soumiseprimitivement à une chaleur assez intensepour que la plupart des substances qui lacomposent fussent liquéfiées ou même vapo-risées à sa surface, s'étant refroidie peu èpeu, a Uni par se recouvrir d’uue croûte so-lide dont l'épaisseur augmente encore tousles Jours. Malgré le refroidissement continuelque le noyau dn globe ne cesse d'éprouver,l'équilibré est établi aujourd'hui entre laquantité de chaleur que In superficie reçoit etcelle qu'elle rayonne vers les espaces plané-taires. l.aplace a démontré de la manière laplus certaine que la température moyennedu globe n'a pas varié de 1/iO de degre depuisle temps de l'astronome llipparque; et unautre géomètre, l’illustre Fourier.a prouvéque le refroidissement du noyau intérieur nepourrait, en le supposant prolongé pondantune éternité entière, abaisser la températuremoyenne de la surface de plus de t/30 dedegré. Si le refroidissement de ce noyau n'aplus d’influence sur la température superfi-cielle, il en a encore et surtout il en a eu unimmeuse sur la forme extérieure de la terre.

« La masse liquide qui occupe l'imérieur du» globe éprouve un retrait grnduel par suite<• de son refroidissement progressif. La croûte» solide, forcée par son propre poids de suivre» ce mouvement interne, s’écrase sur elle-»-mème, produit une ride à la surface de la» terre, et, réagissant sur la matière pâteuse» 6ituée au-dessous d'elle, force une part te de■> cette dernière à s’élever en formant les axes» d’un système de chaînes de montagnes. »

I [Explication de la carte géologique de(a France , par MM. l>ufrénoy et Elle deBeaumont.)

Le soulèvement des montagnes est aujour-d'hui un fait acquis à la science. Les matièresdemi-pâteuses qui forment le noyau d’unechaîne, ont relevé sur les deux versants descouches stratifiées; celles-ci se présentent au-jourd'hui sous des inclinaisons a6scz fortes etcontraires en se relevant de la base vers lesommet, tandis qu’elles avaient été d'aborddéposées horizontalement. Les parties de cesstrates qui sont au contact des roches soule-vantes ont été, en général, plus ou moins al-térées. Tamôt le grès a été transformé enquartzite d’apparence cristalline; ailleurs leschiste ardoisier doit sa Qssilité si utile à l’in-dustrie à un changement moléculaire pos-térieur à son dépôt et produit par la mêmecause; car les lits des couches sont souventobliques aux plans de Qssilité de l'ardoise. Oudonne le nom de métamorphiques aux ro-ches stratiûées qui ont éprouvé des modifica-tions de ce geore au contact des roches ignées.

Près des surfaces de contact de ces deuxespèces de roches se trouvent ordinairementles sources thermales et les Jîlons ou fentesirrégulières remplies après coup, qui renfer-ment souvent de riches minerais.

Cest à M. Elie de Beaumont que l'on doit,a c . onî,fl issaoce des lois générales qui ontprésidé au soulèvement des chaînes de mon-tagnes et la détermination de leurs âges rela-tifs. Il a démontré que les chaînes d'une mêmeépoque sont généralement parallèles entreelles è la surface du globe; et il a signalé enEurope douze systèmes de soulèvement cor-respondant à douze des intervalles de la sériedes terrains stratifiés. I Recherches surquel-ques-unes des révolutions de la surfaceau globe. Annales des sciences naturelles.I xviu et xiv i.

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DIVISIONS DES TERRAINS STRATIFIÉS. — On 8réuni les terrains stratifiés en quatre groupesdésignés sous les noms suivants : < u terrainsde transition ou intermédiaires;2° terrainssecondaires ; 3“ terrains tertiaires ; 4° ter-rains d'alluvion. Ces groupes correspondentà Aes interruptions énergiques dans le dépôtdes formations, interruptions causées par lessoulèveuieuts de quelques-unes des chaînes,tandis que les terrains d'un même groupeprésentent une certaine aualogiequi indiqueue le trouble qui a produit des modificationsans leur dépôt n’a pas causé dans nos con-trées de changements dans l'inclinaison gé-nérale des couches et n'y a pas suspendu lavie organique.

On trouvera col. tS39etsuiv.un Tableau gé-néral des formations emprunté à MM. Du-frènoy et Élie de Beaumont, ainsi que les épo-ques de surgissement des roches ignees.

S 6. Géologie appliquée.

Les diverses branches de la géologie, (elleque nous l'avons deünie, sont susceptibles desapplications les plus împortautes et les plusvariées.

Ainsi, les résultats de la géographie mathé-matique et de la géographie physique sontmis à profit par le navigateur, par l'hommed'état, par l'economiste. par le géuéral d'ar-mée. La terre végétale et les mines étant lesdeux éléments principaux de la richesse ter-ritoriale , l'oryctognosie et la géognosie sontla base naturelle des- études auxquelles onpeut se livrer 6ur les sources de la prospériténationale.

« Chaque minéral, » dit Cuvier, • peut re-» cevoir quelque emploi ; et de sa plus ou» moins grande abondance dans chaque lieu.» du plus ou moins de facilité qu’on trouve>• à se le procurer, dépendent souvent la» prospérité de chaque peuple, ses progrès» dans la civiiisatiou, tous les détails de scs» habitudes, » etc.

L'influence du relief et de la nature du solsur le développement de l'esprit humain n'estpas moins sensible. « On ne peûsera jamais«en Limousin et en Basse-Bretagne , commea en Champagne ou en Normandie . »

Le bon sens populaire a depuis long-tempsqualifié par des dénominations propres, tel-les que la Beauce, la Brie, la Sologne, in-dépendamment des circonscriptions admi-nistratives et politiques, les espaces où descaractères géognostiques ou topographiquesprononcés se manifestent sur uue certaineétendue.

La connaissance de l'ordre de superpositiondes terrains, des directions de leurs relève-ments, de leur étendue, de leur puissance.etc.,exerce la plus haute influence sur ia recher-che et sur l'exploitation des mines.

C'est ainsi qu’aux environs de Valencien-nes, de Denain, de Douai , on a percé la craiepour atteindre au-dessous d'elle , è une pro-fondeur considérable, des couches de bouilleproductives qui sont le prolongement d<*celles qui étaient connues et exploitées depuislong-temps en Belgique .

Le forage des puits artésiens, que l'on doitconsidérer comme une dépendance de l'artdes mines, a donné lieu, de nos jours, à desapplications aussi belles qu'utiles de la gé«>-gnosie. Cour obtenir des eaux jaillissantes,dans une certaine localité, il suffit que le fo-rage puisse établir communication entre lasurface du sol et une nappe d'eau intérieure,reposant stir une couche imperméable, suf-

TERRÀINS. GEOLOGIE APPLIQUEE.