Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
455-456
JPEG-Download
 

GEOLOGIE .

V>6

llsnmiueut étendue, et qui se releve assezpour que ses extrémités soient à un niveausupérieur à celui où l’on veut recevoir le li-quide. Le succès le plus éclatant que l'onait obtenu dans des entreprises de cegenre, est celui du puits artésien de Gre-nelle. D'après les indications données parplusieurs géologues et physiciens célèbres,qui avaient prédit hardiment le succès, l’ha-bile sondeur et mécanicien, M. Mulot, aprèsune foule ne difficultés et d'accidents vaincusavec une persévérance au-dessus de tout eloge,est parvenu, le 20 février 1841, » ramener dela profondeur de 548 mètres une immenseco oune d'eau < Imude qui donne 3 000 mètrescubes par 24 heures.

Les puits artésiens absorbants , où unecouche perméable non ascendante reçoit lesliquides dont on veut se débarrasser a la sur-face du sol. paraissent aussi destinés à jouerun rôle important pour l'assainissement deslieux habiles. Il y en a qui fonctionnent avecsuccès à Saint-Denis , à Vill< taneuse (prèsSaint-Denis), à la barrièredu Combat, a Bi-cétre, etc.

Nous renvoyons à la col. 1555 pour l'énu-mération des roches et des minéraux princi-paux employés par l'industrie.

J 7. Indications historiques et bibliogra-phiques.

« Cicéron disait qu'il ne concevait pas» comment deux augures pouvaient se regar-» der sans rire. Ce mot, il y a un certain» nombre d'années, avait été appliqué aux» géologues , sans qu'lis eussent trop le droit de» s en plaindre; car la science qu’ils profes-» saient était alors une simple collection>< d’liypolhése8 bizarres, et dont aucune ob-» servation précise ne montrait la nécessité.» Aujourd'hui, au contraire, la géologie a pris» rang parmi les sciences exactes. » (Afugo.

Ce jugement, qui n’est que juste pour unefoule de systèmes des temps modernes, seraitun peu sévere si on l'appliquait sans reservea certaines idées géogoutques.dont quelques-unes remontent à une antiquitéires-reculée.Tel les sont celles des pythagoriciens, dontl'origine se trouve probablement dans l’E-gypte ou même dans l'Inde . En voyant la pro-fondeur des enseignements géologiques qu'unpoète aussi superficiel qu’Ovide met dans labouche de Pyibagore, on peut se figurer lagrandeur qu'ils devaient avoir à leur source.

Bernard Palissy , simple potier de terre, quiavait pris pour devise «l’ovreté empêchebons esprits de parvenir, » fut le premierqui, vers le milieu du seizième siècle, osadire que les coquilles fossiles n'étaienl pasdes jeux de ta nature, mais qu'elles avaientété déposées par la mer dans les localités oùelles se trouvent aujourd’hui.

Les traits les plus généraux et les plus sim-ples de lu distribution des matières minéra-les qui constituent le sol de la France , sontUgurés, avec une exactitude surprenante pourl’epoque, dans une petite carte géologique dela France, publiée en 1664 par ï'abbe L. Cou-ton.

Gueltard, reprenant les mêmes idées et lespoussant plus loin, publiait en 1746, dans lesMémoires de l'Academie des sciences, un nou-vel essai de carte géologique de la France ,dans lequel l'ordre de superposition, le courssouterrain et la disposition circulaire autourde Paris des grandes assises des terrains desédiment sont clairement expliqués.

De Saussure et Dolomieu, vers la Un du siè-cle dernier, ont démontré le soulèvement desmontagnes par l'examen de la position desgalets qui existent daos les couches releveessur les versants oppo>es.

Le travail déjà cité de M. Elie de Beaumont 6ur l’aucieunete relative des differentes chaî-nes de montagnes, a été « rangé unanime-ment par les géologues, » ainsi que le prédi-sait M Arago, « parmi tout ce que leur sciencepossédé de plus curieux et de mieux établi. >

C'est à deux Français , Home de Lisle etHüüy , que sont dus les progrès les plus re-marquables de la cristallographie si impor-tante pour i'etude des miueraux.

Ou sait aussi quelle gloire Cuvier s'est ac-quise par ses brillâmes decouvertes sur lanature et la forme des êtres dout les débrissouveut dispersés existeut dans des couchesde sédiment.

Plusieurs autres pays civilisés, l'Allemagne et l'Angleterre surtout, outcuitivé avec succèsles differentes branches de la géologie.

Les iimus de NVcrner de MM. A. de Hum-boldt, L. de Bucb, etc. sont des titres degloire pour l'Allemagne ; ceux de Bucklaud,de Labèctie, de Lyeil, etc. sout a juste titrepopulaires en Angleterre.

Parmi les livres que l'on peut étudier avecsuccès, nous indiquerons : 1° Pour la géo-graphie mathématique, le Traité de Géo-désie, celui de Topographie el la NouvelleDescription géométrique de la France , deM. Puusant; 2° pour Foryciognusie, leTraité élémentaire de Minéralogie, deM Beudant; les ouvrages de Uaüy, la Cristal-lographie , de M Brochand de Nnliers, l’ex-cellente Introduction à la Minéralogie,deM. Al. Bnmgman ; Classification et Ca-ractères minéralogiques des Hoches, parle meme ; Nouveaux Eléments de Minéra-logie, par M. Brard, etc.,; iiechercbes surles Ossements fossiles, par Cuvier, compre-nant une description devenue classique descouches des environs de Paris , redigee eucommun avec M. Al. Brongniart; Descriptiondes Coquilles caractéristiques des ter-rains , par M. Dcshayes ; Histoire des Végé-taux jossiles, par M. Ad. Bronguiart;3 u pourla géographie physique et la geulogie pro-prement dite,les Eléments de Géologie, parü’Omahus d llailey; le Manuel géologique,par M. de Le Bêche; les Eléments de Géo-logie, par Lyeil; Essai géognoslique surle g.sement des Hoches dans les deuxHémisphères, par M.de Humboidt, et beau-coup d'autres ouvrages du même auteur, etc.;4° pour la géologie appliquée, la Minéralogieappliquée aux arts, de M. Brard ; les Elé-ments pratiques <l'exploitation des Mmes,par le même ; le Traite sur tes Puits arté-siens, par M. Garnier: le Cours de Miné-ralogie et de Géologie appliqué aux con-structions, fait a l'Ecole des pouts el chaus-sées, par M. Dufréuoy.

Enfin, VExplication delà carte géologi-que de la France , par MM. Dufréuoy clEue de Beaumont, les Mémoires publies an-térieurement par ces deux savants, ei la carteelle-même, constituent un magniüque en-semble de travaux géologiques l.'itiiroducuosa l'explication olfre, dans un cadre restreint,une esquisse des principaux faits acquis a lascience, remarquable par la clarté el parisprofondeur ; nous y avons faii de nombreuxemprunts, et nous en aurions fait encore da-vantage, sans l’etroitesse du cadre où nousdevions nous restreindre.