XI1. BOTANIQUE.
Un Boumqbk est la science des végétaux.Kilo se divise naturellement de la maniéré sui-vanle:
1° Anatonue 'végétale ou science de lastructure intime des végétaux;
2° Organographie 'végétale ou descrip-tion des organes extérieurs des végétaux ;
3° Physiologie 'végétale ou connaissancedes lois qui régissent la vie des végétaux ;
4° Taxonomie 'végétale ou classificationdes végétaux ,
5° Botanique descriptive ou descriptiondes végétaux qui croissent 6 la surface duglobe;
6 U Géographie botanique ou lois de la dis-tribution des végétaux à la surface du globe ;
7 U Botanique appliquée soit à l'agricul-ture, soit à la mé(iecme, soit à l'industrie, ouBolanique agricole, medicale et industrielle
§ i Anatonue 'végétale.
Une trame cellulaire analogue à celle desanimaux est le tissu fondamental de tous lesvégétaux, il se compose de vésicules transpa-rentes dont les parois se touchent; la mem-brane qui sépare deux cellules voisines estdonc nécessairement double. Si l’adhérenceentre les cellules contiguës n'est point par-faite, il existe entre elles des espaces que l'onnomme méats intercellu/atresl.es vésicules du lissu cellulaire, considéréesisolément, sont rondes ou oblotignes; ellesprennent aussi la forme d'un dodécaèdre,d’un prisme, d'un cylindre ou d'un fuseau.
il est des végé ; aux entièrement composésde tissu cellulaire; tels sont les Champignons,les Algues, les lichens, etc. Toutefois, chezla plupart, quelques parties seulement sontexclusivement composées de ce tissu; telssont les fruiis. lo moelle, les rayons médul-laires et tout le tissu interposé entre les ner-vures des feuilles.
Quelquefois les cellules sont uniquementremplies d'air. Le plus souvent elles contien-nent de l’eau incolore ou colorée en vert parune matière appelée Chlorophi/lle , ou end'autres couleurs par différentes substances.Cette eau peut aussi tenir en dissolution de lagomme, de la fecule, des sels de nature varice.
Les cellules s'engendrent l'une l’autre parleur face externe ou interne, ou bien une seulecellule se sépare eu plusieurs parties qui fi-nissent par s’isoler complètement.
Les vaisseaux sont des cellules modifiéesu on trouve dans tous les végétaux pourvuse fleurs D'après leurs fonctions, on peut lesdiviser en deux ordres :
t° Les 'vaisseaux séveux. Ce sont descylindres tronqués, ajoutés bout à bout, com-muniquant entre eux et parsemés de points oude raies à leur surface. Ils conduisent la sèvede lo racine aux feuilles.
2° Les vaisseaux aériens. Formés d'unelame roulée en >pirale comme un élastiquede bretelle, ceux-ci ne renferment quede l'air.On les nomme trachées , par analogie a\eedes organes similaires qu’on observe chez U-sinsectes On les trouve, en général, dans toutesles parties ascendantes encore Jeuues, rare-ment dans les racines.
Ces trachées sont tellement grandes et nom-breuses dans le Bauauier, qu’on s’en sert eugm-e d'amadou.
l-rs vaisseaux aériens communiquent avec
l’atmosphère par des orifices elliptiques gar-nis de bourrelets et appelés stomates. Cesorillces se trouvent sur toutes les parties ver-tes, et eu particulier à la surface inférieuredes feuilles. Ils manquent dans toutes lesplantes ou parties de plantes qui sont submer-gées, et sont fort rares sur les feuilles cliarnueret succulentes des piaules grasses, telles quiles Joubai lies, les Sedurn, etc.
>dus le nom de Fibre végétale , on désigneun assemblage de tissu cellulaire allonge etde vaisseaux. Une pareille libre se sépare fa-cilement dans le sens de sa longueur, parcequ’on ne fait que déchirer le li^su cellulairequi unit les vaisseaux ; elle se rompt nu con-traire difficilement eu truvers, à cause de larésistance des parois vasculaires Exemples :le Chanvre, le Lin, l'Orlie, le Phormium te-nax.
Les cavités désignées sous le nom de réser-voirs du suc propre, tels que ceux qu'on trouvedans les Euphorbes , les Fins, les Sapins, lesfeuilles d'Oi anger, sont des méats intereellulai-res agrandis; il en est probablement de mêmedes vaisseaux du latex des Figuiers, de luChélidoine et d'autres plantes.
§ 2. Organographie et Physiologievégétales.
Orgaises de la NCïiuTiov — On nomme ainsi(ous ceux qui sont necessaires ou utiles à l'exis-tence et a l'accroissement de l'individu.
Bacme. — C’est la partie du végétal quitend sans cesse vers le centre de la terre et estordinairement cachée sous la surface du sol.
Il ne faut point confondre les racines avecles liges souterraines ou rhizomes des Iris,des Asperges et de;. Fougères de nos climats.
Quelques plantes, telles que le Mais, lesAloès,les Figuiers , les Maugliers, poussent le long deleur tige des racines aériennes. Celles-ci des-cendent verticalement, s'enfoncent dans lesoi, et jouent le rôle de véritables haubansqui soutiennent l'arbre contre le6 efforts duvent ou des flots.
Les racines ne s’allongent que par leurs ex-trémités. beux fils placés sur une racine dequelques décimètres de longueur seront tou-jours également distants, quund même la ra-cine aurait atteint une longueur de plusieursmètres.
Quelques racines ne vivent qu'un an; lesplantes auxquelles elles apparlii-nnent meu-rent avec elles, et sont dites annuelles. Ex. :Coquelicot \Papaver Bhœas). D’autres viventdeux ans : Exemple: la Carotte D'autres entlnsont vivaces : telles sont celles des arbres, desarbrisseaux et de beaucoup d'amres plantesdont la durée n'est point limitée à un nombred'années déterminé.
Le climat peut modifier la nature d’un vé-gétal. Le Beséda et le Uirin, vivaces en Egypieet même en Algérie , devieniicm annuels dansle nord de la France , parce qu'ils soûl tues parles premiers froids de l'hiver.
La longueur des racines n'est pas toujoursproportionnelle à la hauteur des tiges.
Les racines de la Luzerne sont aussi longuesue celles du l’euplier et plus longues que Ci llesu Sapin.
Dans l'eau, les racines prennent un déve -loppement extraordinaire ; ces racines, appe-lées queues de renard , obstruent souvent lestuyaux de conduite.
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