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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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BOTANIQUE.

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Les racines onl différentes formes Voici lesprincipales :

10 pivotante : Carotte , Navet, etc. ;

2° Fibreuse: Blé , Yucca;

3° Bulbifcre : Lis, Ognon;

4 ‘» Hameuse : Arbres et Arbrisseaux;

5° Fasciculée : Dahlia.

Les racines Usent le végétal au sol, et ab-sorbent les sucs contenus dans la terre parleur extrémité seulement. C’est pourquoi lesjeunes arbres épuiseut le sol près de leur pied,les vieux dans les limites d'un cercle dont lediamètre est plus grand en général que celuide la cime de l’arhre. Grâce à celte dispo-sition, rextrémité de la racine reçoit toujoursl'influence de la pluie ; car son extrémité dé-passe eu général la surface de terrain abritéepar la cime de l'arbre.

Quand une portion de racine rencontre unsol fertile, elle o’y développe prodigieusementcomparativement à celles qui se trouvent dansun mauvais terrain. De là le dicton des jar-diniers : Les racines cherchent la bonneterre.

Tige. — C’est la partie du végétal qui tendà s'élever verticalement, et qui porte eu hautles feuilles et les fleurs et en bas les racines.

11 est des plantes dépourvues de tiges ouacaules. Ex : la Dent oe Lion,le Cyclamen.

Chez les plantes bulbeuses, telles que lesOgnons et les Lis, c'est le bulbe qui repré-sente la lige.

Quelquefois la tige existe, mais ensevelie sousla terre : c’est ce qui arrive anx Saules qui vi-vent sur les pentes des Alpes ; i'ébouiementdes terres eusevelit la tige à mesure qu'elles'élève, et on ne voit que les branches au-dessus de la surface du sol.

La direction des tiges varie ; elles sont cou-chées >ur le sol (Vigne), rampaules (Fraisier),enroulées ou volubiles (Houblon, Liseron, Ha-ricot) .

Les divisions de la tige sont appelées : bran-ches, rameaux, ramuscules. Tantôt elles for-ment avec la tige uu angle aigu ( Peuplier ),ou droit (Cèdres, Ormes, Chênes ), ou obtus(Frêne-Parasol). Sur une pente, les brauchessont eu générai parallèles au sol.

Tires exogènes. — Ou nomme ainsi cellesde tous les arbres et de beaucoup d’autre6 plan-tes de nos climats, parce qu'elles croissent del’intérieur à l’extérieur. Ces troncs, examinésde dedans en dehors, se composent des partiessuivantes:

La moelle. C’est un cylindre plein, com-posé de tissu cellulaire daus les jeunes bran-dies , surtout celles du Sureau , mais quidisparaît avec l'âge. Elle est entourée d'un cy-lindre creux formé de trachées et appelé étuimédullaire.

Les rayons médullaires sont des lames detissu cellulaire analogues à la moelle et qui lamettent en communication avec la périphériede l'arbre. Ces deux organes servent proba-blement à nourrir le bourgeon. De là leur dis-parition avec l'âge.

Autour de l’étui médullaire on remarqueune série de couches concentriques quiconstituent le bois. Autour du tronc des ar-bres il se forme chaque année une nou-velle couche de bois, et dans les climats où lavégétation est interrompue par l'hiver oupeut savoir l'âge d'un arbre en le coupant aupied et en comptant le nombre de ses touches,on a vénüé ce fait sur des arbres d’uu âgeconnu, sur des plantations d'allées dont la dateétait consignée dans les registres d'une com-mune.

En 1800, M. de Candolle faisait couper unGenévrier dans la forêt de Fontainebleau ; ilremarqua vers le centre de l'arbre uue cou-che de bois qui avait été gelée, et trouva qu'ilyavail quatre-vingt-onze couches entre cette cou-che et l’écorce, ce qui faisait remonter cetaccident à l'année 1709; or chacun sait quel’hiver de cette année a été un des plus rigou-reux dont on ait gardé le souvenir.

Adauson trouva aux lies du Cap-Vert quel-ques Baobabs, arbres gigantesques aux»quels on a donné son nom Cidansonia Bao-bab). Ils portaient des inscriptions et desdates qui y avaient été gravées par des na-vigateurs portugais . Le nombre de couchesqui séparait ces dates de l'écorce était préci-sément le nombre d'années écoulées depuis l'é-poque de leur voyage jusqu'à celui d'Adanson .

On trouve daus l'intérieur des arbres desclous, des liens circulaires qui y ont pénétré,parce que l'addition successive de nouvellescouches ligneuses a Uni par les recouvrir. LePeriploca grœca est une plante grimpantequi s'enroule fortement autour des arbres, eton a vu des cas où ses tiges se trouvaient en-châssées dans le bois.

Les couches ne se développent pas toujourségalement dans tous les sens : de là l'originedes arbres excentriques. Il peut même armerqu'une couche ne se développe pas d'un côté,tandis qu'elle prend uu accroissement asseznotable du côté opposé.

En général, l'épaisseur des couches annuel-les va en décroissant régulièrement du centreà la circonférence. Toutefois on rencontre denombreuses exceptions à cette règle.

Les couches ligneuses n'ont pas toutes lamême dureté. Celles qui entourent la moellesont les plus résistantes et constituent I eboisparfait ou le cœur du bois\ celles qui soûlplus excentriques forment l 'aubier. Le bois sedistingue souvent encore de l'aubier par unecoloration différente. Ainsi le bois est noirdans l’Ebène , jaune dans le Cytise \Ci/tisusLaburnum ), brun dans le Chêne et l'orme.L'aubier n'offre jamais une teinte foncée; ilest presque toujours blanc.

Equarrir un arbre , c'est enlever l'aubierqui est mou et se détruit facilement pour nelaisser que le boisqui résiste aux ravagesdutemps.

Après l'aubier vient Vécorce(\m se composeen dedans de lames superposées formées elles-mêmes par un réseau de vaisseaux entremêléde tissu cellulaire. C'est dans le Bois-deutellede Saint-Domingue (Lagetta lintearia) quecette disposition s'observe de la manière I»plus évidente. On doDue à ces couches le nomde Liber.

Chaque année il se forme une nouvelle cou-che de liber en dedans de celle de l'année

E récédente, c’est-à-dire entre celle-ci et l’au-ier. On le prouve en interposant, entre l'au-bier et le liber, des lames d'argent ou uucorps quelconque. Au bout d'un certain tempsce corps, repoussé en dehors par les couchesqui se forment entre l’arbre et lui, Huit purêtre rejeté tout à fait.

Ainsi donc l'Aubier et le Liber croissent ensens inverse l’un de l'autre : l’Aubier de de-dans en dehors, le Liber de dehors en dedans.Un corps inséré dans l’Aubier linit par êtrerecouvert de buis par l’addition successive ducouches nouvelles. Le même corps placé dan»le Liber est rejeté vers la périphérie.

Les couches corticales les plus extérieuresétant distendues et déchirées par l'accroisse-ment successif de l'arbre, sont en généralprivées de vie.