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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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SEVE. ACTION SUR L'AIR. RESPIRAT toN.

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Elle 6e ralentit mais ne cesse pas dansl’obscurité. Une piqûre d’aiguille pénétrantdans la cavité du tube, l’action (les acidesconcentrés, d’une forte commotion électriquel’arrêtent sans retour. Elle ne continue pasdans le vide, L’opium, les acides et les alcalisfaibles la suspendent momentanément, maiselle reprend ensuite avec une énergie nou-velle.

M. Slack a découvert une circulation analo-gue dans les branches du Cf tara.

Meyen l’a observée dans les cellules duVallisneria spiralis , de In Balsamine, deVHydrocharis morsus-ranœ, et de la Sagit-taire \Sagittaria sagittifolia). M. K. Brown ;dans les poils sinminaux du Tradescantiavirginica , et M. Pouchet, dans les jeunes pous-ses de la Zanichellia pa/ustris.

M. Dutroehet a vu qu'il se forme autourd’un petit morceau de camphre placé surl’eau, des courants analogues à ceux qui ontlieu dans les tiges de Chara; et il assimile les

chapelets de granules verts contenus dansleurs parois à des grains de camphre qui,semblables à de petites roues, pousseraientle liquide avec lequel elles sont en contact.

5" Respiration végétale. I.a sève ascen-dante subit en *e transformant en cambiumou en latex, dans 1rs nervures des feuilles,une modification analogue à celle du sangdans les poumons. C’est par l'influence del'air qu’elle acquiert des propriétés nutritives.Aussi les végétaux meurent-ils dans le videou dans les gaz privés d’oxygène.

Pour analyser les phénomènes de la respi-ration végétale, il fout distinguer toutes Usparties dont se compose une plante en partiesvertes et parties colorées. On appelle partiescolorées toutes celles qui ne sont pas vertes,même celles qui sont manches : parties noncolorées, toutes celles qui sont vertes.

Le tableau suivant présente en résumél’ensemble des phénomènes.

t° Parties coi.orées

2° Parties vertes.

Respiration végétale.

Absorbent l’oxygène et exhalent l’acide carbonique de jour etde nuit

A. Rendant la nuit , absorbent de l’oxygène el exhalent de

l’acide carbonique. .

B. Pendant le jour, décomposent l'acide i a. De l'air,

carbonique, exhalent l'oxygène et gar- \ b. Des racines,dent le carbone; cet acide carbonique J c. De la combinai-provient de trois sources.\ son de l'oxygène

J absorbé pendantI la nuit avec le car-' boue de la plante.

Voici la preuve de ces faits. Des fleurs, desfruits mûrs, des feuilles colorées, des racines,des graines, des champignons, des parties colo-rées, en un mot, placées sous une cloche rem-plie d'air, absorbent peu b peu l’oxygène decet air el exhalent de l'acide carbonique. I.avie n'est point une condition nécessaire decet effet qui se continue encore après la mortde ces parties.

Pendant la nuit, mais pendant la nuit seu-lement, les parties vertes se comportent demême avec l’air. L’oxygène est absorbé, «naisla machine pneumatique ne saurait l'ex-traire du végétal, parce qu’il se combine aussi-tôt avec le carbone. H en résulte de l'acide car-bonique dont une partie est exhaiée.

Suivant Th. de Saussure, les Cactus, lesAgave y le Stapeha , n'exhalent point d’acideCarbonique.

Pendant 1 e jour, et sous l'influence directedes rayons du soleil, les parties vertes vivantesexhalent de l'oxygène.

Cet oxygène provient de l'acide carboniquem entoure cette plante. Bonnet ayant plucees feuilles vertes dans de l’eau de source vitqu'elles laissaient échapper des bulles qu'ilprit pour de l’air. Treille ans après Priestley montra que c'était de l'oxygène. Cet oxygèneest dû b la décomposition né l'acide carboni-que ambiant. En effet, t° dans de l'eau distil-lée les feuilles n’exhalent pas d'oxygène. 2" Sion les renouvelle souvent dans la même eau,le dégagement cesse bientôt. 3 ® Si l'eau necontient que des carbonates, il n'y a point dedégagement d’oxygène ; maisdès qu'on ajouteune goutte d'acide sulfurique, les carbonatesétant décomposés et l'acide carbonique deve-nant libre, le dégagement commence.

Dans l’air même phénomène, M. de Saus-sure a fait germer 21 Pervenches: 7 furentanalysées immédiatement, 7 pincées sous unecloche A dans un gaz privé d’acide carboni-que, 7 antres sous une cloche B dans un air

contenant 7 | pour cent d'acide carbonique.Au bout de six Jours, pendant lesquels ellesavaient été exposées au soleil, il analysa ces UPervenches. Celles qui avaient végété sous lacloche A ne contenaient pas plus de carboneque celles qui avaient été analysées 6 jours au-paravant. Dans celles qui avaient vécu sous lacloche B, la quantilé de carbone avait consi-dérablement augmenté. Les 7 j £ d'onde car-bonique avaient disparu, et au li> u de 21 pouicent d'oxygène on trouva 2-i pour cent.

l/oxygene provient aussi de I acide enrboni-ue absorbé par ces racines. Scnebier priteux branches «le framboisier aussi semblablesque possible, et portant le même nombre defeuilles; le pied de l’une plongeait dans unebouteille vide, l'autre dans une bouteillepleine d’eau chargée d'ac. carbonique: les feuil-les de la seconde exhalèrent deux fois plusd’oxvgèneque celles de la première.

L'âcide carbonique formé par la combinai-son de l'oxygène absorbé et combine pen-dant la nuit avec le carbone «Je la plante estaussi décomposé pendant le jour par les par-ties vertes, cor on ne la retrouve pas dans levégétal.

Le résultat unique de celte décompositionde l’acide carbonique est de lixer dans les vé-gétaux le carbone qui est la base de tous leurstissus.

M Boussingaull a fait voir que le Trefle en-levait de l'azote à l'atmosphère, et que l’hy-drogène que les plantes contiennent quelque-fois provient de la décomposition de l’eau.

Les plantes absorbant l'acide carbonique etexhalant l’oxvgène, tandis que les animaux ab-sorbent l’oxygène et exhalent de l’acide carbo-nique, on a cru long-temps que la constancede la composition de l'air dépendait de l'anta-gonisme de ces deux genres de respiration.Mais les expériences de Link, Woodbouse etOrisch. ont prouvé que des plantes entières