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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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BOTANIQUE. 472

(l'améliorent point ■ air dans lequel elles vi-vent, et M. Dumas a fait voir récemment queces phénomènes étaient incapables de modifiereu rien la composition de l'immense atmo-sphère dans laquelle nous sommes plongés.

Tous les composés fondamentaux des plan-tes sont le résultat de la combinaison des troiscorps élémentaires qui se trouvent dans lasève, savoir ; l'oxygène, l’bydrogene et le car-bone.

Si l'oxygène et l’hydrogène reslent dans lesproportions convenables pour faire de l'eau,ils produisent, en se combinant avec le car-bone , le ligneux ou le bois , la gomme , la fé-cule et le sucre.

I. 'oxygène est-il en excès, il constitue labase des ucides végétaux ; tels que les acidescitrique, tartrique, malique, etc.

L’hydrogène domine-t-il, nous avons leshuiles telles que celles d’olive, de noix, d'œil-lette, etc., ou les térébenthines et les résinesque l'on extrait d'un graud nombre de Coni-fères.

La composition de la sève rend donc compte,de la manière la plus satisfaisante, de la pré-sence de ces principes dans les végétaux.

II. Organes de la reproduction. — Les or-ganes destinés à reproduire le végétal, entou-rés des enveloppes qui les protègent consti-tuent la fleur.

La fleur est mâle, femelle ou hermaphro-dite, suivant qu'elle contient des étaminesseulement, ou un pistil seulement, ou biences deux organes réunis.

La plupart des fleurs sont hermaphrodites.Ex : la Itose, la Tulipe , l’OEillet, la Cnrd.i-mine. (Voy, tlg. f.)

t

Cardamine pratensis.

Quand les fleurs mâles et femelles sont réu-nies sur le même Individu , comme dans leMais, le Chanvre, etc., la plante est dite mo-noïque.

Quelquefois les fleurs mâles et femelles setrouvent sur deux individus séparés. 1 els sontles Saules, les Palmiers , le Lychnis dioica Cesplantes sont dioiques.

Certaines fl.-urs sont sessiles , c’est-à-direimmédiatement insérées sur la tige. Ex. : laChicorée (Cichorium Intybus \, ou portéessurune queue quiprend le nom de pédoncule.Si ce pédoncule se raimlie, les ramilicationssenomment des pédicelles.

On remarque souvent à la base du pédon-rui Tilleu’), de« perii<vl!«'«; on de In fleur elle-

même, de petites feuilles semblables qui soctà la fleur ce que les stipules sont à la feuille.Ces petits pédoncules se nomment bractées ;ils sont colores dans Y Hortensia, le Sat-ina splendens, le Cornus Jlorida, le Bou-f'aiiivillea spectabilis, etc.

Quand plusieurs bractées sont disposées enrond, au-dessus d’on pédoncule portant plu-sieurs fleurs ou uu-dessous de ces fleurs elies-mêmes, elles forment un învolucre. El.:In Carotte , la Dent de Lion, le Tourneso.I Ilelianthus annuus). Quelquefois ces brac-tées se soudent entre elle.» et forment une pe-tite coupe comme celte qui entoure la basedu gland de chêne.

Inflorescence. L’inflorescence est le modede disposition des fleurs sur la tige

l.es fleurs axillaires sont celles qui naissentdans l'aisselle d'une feuille. Kx.:la Numimi-laire [Lysimachta nummularia), le Thym| Thymus vulgaris).

Les fleurs en épi sont rapprochées et ses-siles sur la tige ou sur un pédoncule communqui forme l'axe de t'epi- Ex.: le Plantain,leSeigle , le Froment.

I.e chaton est un épi court, caduc et compo-sé de fleurs unis, xuées. Ex. : le Noisetier, h-s.Saules les Peupliers.

Les fleurs, au lieu d'être sessiles sur leurpédoncule commun, sont quelquefois porter*sur des pediceiles. comme dans le MuguetI Convallaria majahs), la Giroflée | Chemin■thus Cheiri\. Alors ou dit qu'elles sont dispo-sées en grappe.

Les pédoncules sont-ils ramifiés, il en ré-sulte une panicule ou un thyrse, commel'Avoine , le l.ilas, le Marronnier d'Inde.

Le coryrnbe est une inflorescence où Icipédoncules communs vont aboutir sensible-ment à un même plan. Ex : le Sureau .

Dans l 'ombelle simple les pédoncules par-tent du même point comme les rayons d'unesphère, et portent chacune une fleur à leurextrémité. Ex. : l'Ail, l 'Asclepias syriaca,les Astrantia, etc.

Dans Yombelle composée, les pédoncules seramifient en pédicelles. Ex. : le Cerfeuil, laCarotte et la plupart des ombellifères.

Les fleurs soui-elles serrées ou réunies en-semble de manière à simuler m e fleur uni-que, alors ou dit qu’elles sont en capitule. Pi-le Tournesol, l’Artirliaud , la lleiue Margue-rite, la Pâquerette, en un mot toutes les fleursde la famille des composées sans exception.

Structure de la fleur. Une fleur complète(fig. fl se compose, t° d’une première enve-loppe, ordinairement verte, appdee calice,

d’une seconde enveloppe, presque toujourscolorée, appelée corolle, 3°d'un rang d'orga-nes filiformes et terminés par de petites bour-ses ou étamines, 4 °d'un ou plusieursoij-anes.contenant une ou plusieurs graines, appelépistii quand il est jeune; finit quand il estarrivé à son plus haut degré de développe-ment.

Le calice est l’enveloppe la plus extérieuredes organes reproducteurs, lise compose wplusieurs folioles séparées, appelées sépales.(Fig. t. S, S, S.) ( Calice polysépule ). Ex.:Cardamine, Giroflée, Renoncule, etc.; ou neplusieurs sépales soudes et réunis entre eui[calice gamosépale ). Ex. : oEillel, üutura.

Les calices polysépales tombent après la flo-raison. Les calices gamosépales persistent enpartie ou eu totalité.

Le calice gamosépale est souvent soudé au-rle pistil. Ex. : les fleurs des Rosiers, des Pom-miers, des ombellifères.

Quand il n’y a qu’une seule enveloppe, celle