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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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STRUCTURE DE LA FLEUR. FÉCONDATION.

enveloppe est un calice lors môme qu'elle se-rait colorée. Ex. : le» Tulipes, les Iris , lesl is etc ; car elle est quelquefois soudee avicl‘o va ire, comme dans les Iris et les Narcisses:la corolle au conli aire ne l’est jamais.

I a corolle est la seconde enveloppe de lafleur Presque toujours colorée de la manièrela plus varice, elle se compose de plusieurspartie» séparées ou pétales ( Coivffe polypë-t,ile ) places dans les intervalles des scpales,c'est-à-direitllernesavec eux. Ex : Pose, Pavot,Giroflée,OEillet, etc. 'Fig. t, CCCC.)

Quand ces parties sont soudées entre elles ,la corolle est gamopétale. Ex. Duturu, l.ila» ,Bruyère, etc

Les formes régulières de la corolle gnmopc-tnlesont les suivantes: t"en clochette ou cam-fjonuiée. Ex. : Campanules , Belladone ; 2” encloche on campaniforme Ex. : Datura ; B" enentonnoir ou infundibuitfor/nc Ex. . la bact Nicotiana tabacum ) les fleurons «tes compo-sées Tournesol .)* 0 Vrcéolée. Ex. : Bruyères.

Les formes irrégulières se réduisent ù deuxprincipales. t° La corolle bt/abtée. Ex. SaugeI Salviu ), J.umiiirn , etc. 2° La corolle per-sonnée. Ex : Muflier I Antirrhuium■.

La corolle polypelale peut se composer dotrois, qu.itre , cinq , et un plus grand nombrede petales déformé et de grandeur variées.Les formes régulières sont t° la corolle cruci-forme formée de quatre pétales disposes encroix ( voy. lig. t ). 2“ Corolle rosacée : cinqpetales déposes cmulairvinent. Ex. : Rose,:t° Corolle caryophylièe : cinq pétales munisinférienretneni d'un long prolongement np-pele onglet dont le rapprociiemeul simule untube Ex.: OEUIet

Les etamines sont placées en dedans des pé-tales et en face dis sepnlet Leur nombre va-rie beaucoup relativement h celui de» petales.

Une ctaniine { lig. », E I se compose de deuxparties : le support oujilel, qui est de naturepéinlonie. Le plus souvent libres lis Illels sesoudent cependant quelquefois S'ils formentun faiseeau un que, on dit que leseiamimSsont monade/p/tes ; s'ils eu forment deux,diadelphes ; trois ou plus polynde/phcs.

Une Heur double est une IU-ur ou les lilclsse soûl métamorphosés en péia<es Ex.: Uns. s,Pavots , Renonru es. Jacinthe» doubles.

L 'anthère est une bourse composée d'une(Mauve), de deux (Lis), ou de quatre L.ges ilfu-tomus umbellatus \, et contenant une pous-sière appelée Pollen qui joue un grand rmedans la fécondation. Ces loges sont quelqu< finsséparées et reume6 par un corps appelé con-nectif. Ex.: Sauge, Melastomes

Les étamines s'ouvrent le plus souvent pardes fentes longitudinales (Lis, Tulipe), quel-quefois par un trou placé au sominel de cha-que loge. Ex.: Pomme de terre t. So/anum tu-berosum), Bruyères \Etica\ ; rar. ment enfinpunies valves ou panneaux qui se lèvent. Ex :Epine-Vinette [iïerberis), Epimedium alpt-nu/n. Laurier {/.auras).

Dans les Composées les anthères sont st/n-gënèses, c'est-à-dire soudées entre elles. !>ai sles Aristoloches, les Orchidées , elles sont gynantlres, c'est-à-dire um> s au pistil.

Le pistil est un organe unique ou multipleplacé au centre de la fleur, et qut renfermeles jeunes graines ou ovules.

Un pislil unique est simple s'il n’a qu'uneseule loge. Ex.: Asclepias -vincetoxicum.s il en renferme plusieurs, il est formé de laréunion de plusieurs pistils secondaires a|v-peiés carpelles et soinics entre eux. t| j» ja-cinthe).

Les carpelles peuvent être libres. (Renon-cules, Hellébore, Framboise!.

Le pistil se compose de trois parties super-posées.

t® L’ovaire I flg. 2. OP) qui contient les ovu-les G, G, G, G, G. Il est placé au fond delàfleur, quelquefois sessile, d’autres fois élevé surune base.Le nombre des loges varie beaucoup.

Le style P S est une colonne qui surmonteordinairement l’ovaire, il est ordinairementterminal il.is), cardamim* ou latéral (Rosacée),simple (Lis) ou multiple {/.ychnis).

Le stigmate est In parlie N qui termine lestyle; elle est souvent renflée (Lis, Tulipe), oudivisée ( Sauge l, ou pélaloidc ( Iris ), discoïde(Pavot), plumeuse (Graminées ).

Entre ces organes on observe souvent desorganes glandideux ou liliformes. en forme decrosse ou île massue, que Linné appelle nec-taires : ce sont des étamines ou des pétalesavo 1 tés.

Fécondation véoktvi.f.. — Pour qu’un pistildevienne fruit et renferme des graines fer-tiles, c’est-à-dire capables de reproduire laplante qui les a porlces, il faut que le pollendes anthères ait louche le stigmate du pistil

Cette vérité a éle annoncée pour la premièrefois d'une manière positive par SébastienVaillant en 1717. Elle avait été pressentie parCèsalpm en tSM , Z ■ Insianski eu 100* , Grevven 1(582,et Cninerarius eu U5B'».

Pu kgv i;s ne la fécoNiivrioN vêc.étaî.k, - LesPalmiers-Dattiers sont des arbres dioiques. Ily a des individus femelles qui ne portent quedes pistils; d’autres, môles, seulement desétamines. On ne cultive en Afrique et en Ami*que les individus femelles ; mais les ancien»Babyloniens savaient déjà qu’il fallait secouerau-dessus des Dattiers femelle» les branches deDattiers mâles en fleur-; cette opération senomme la caprification îles Palmiers . Si onla néglige, la récolte des fruits manque com-plètement; c’est ce qui arriva, en 1800, parceque l’invasion de l’Egypte par l’armee fran-çaise empêcha les habitants d’aller chercherdans les foiêis les branches dePalmiers mâles,et d'accomplir la caprillcatiou.

Un Palmier nain femelle fleurissait dans laserre de Gledilsrh , à Berlin : niais il ne don -nait pas de fruit. Ayant appris qu’un piedmâle se trouvai! à Cnrsrnhe, Glôditsch écrivitqu'on lui envoyât du polieu par la poste. Ilsaupoudra le Palmier femelle avec cette pous-sière fécondante, et ses fruits se développè-rent.

Le Pistachier est aussi un arbre dioïqneDeux pieds femelles vivaient depuis long-temps au Jardin-«les-Plantes de Paris , fleuris-saient chaque année, mais ne portaient pa-rte fruits. Une année, à son grand étonnement,Bernard de Jtis-ieu les vit nouer et mûruleurs fruits. Il conjectura qu’un Pislaclin imâle devait se trouver queliiue part dans levoisiii'ge. Eu effet , il en découvrit un quiavait fleuri, pour la première fois, à la pépi-nière des Chartreux, près du Luxembourg .

Ce sont les veuls, et surtout les insectes,dont chaque espece recherche toujours h »mêmes plantes, qui se chargent de transpor-ter ainsi le pollen à de grandes distances.

Les prétendues pluies de soufre ne sont quedes nuages du pollen si abondant des Pinsqui a été transporté par les vents.

Dans le Mais les etamines forment une p >-meule ail sommet delà plante ; les épis.subien bas. Si l'on retranche de bonne heure hpaninile terminale, les grains de l'epine sedéveloppent pas.

Si sur un pied de Chanvre femcHe on enlevé